samedi 14 octobre 2017

Kingsman : le cercle d'or

Alors qu’une bombe détruit leur quartier général, les agents Kingsman découvrent une puissante organisation alliée : Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Les deux services d’élite doivent réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.
 
 



Kingsman : toujours plus dingue, toujours plus loufoque, toujours plus d'action et d'effets spéciaux réussis. Julianne Moore campe une méchante ultra charismatique et bien allumée qui donne un bon contrepoint aux élégants Taron Edgerton, Colin Firth (youpi il est de retour !) et Mark Strong et aux très rednecks Channing Tatum, Jeff Bridges et Pedro Pascal. Halle Berry reprend un rôle qu'elle affectionne : la discrète efficace. Visuellement bluffant, doté d'une B.O efficace, le film pétarade dans tous les sens pour notre plus grand plaisir, mêlant humour british punk, espionnage bourré de gadgets et grand méchant mégalo. Le scénario ne brille pas par son originalité mais par son sens de l'absurde et du délire. Que c'est jouissif tout cela !
 

9/10 

Numéro une

Emmanuelle Blachey, brillante ingénieure, a gravi les échelons jusqu'au comité exécutif d'un géant de l'énergie. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient.
Même s'il n'échappe pas à certaines facilités, le film a le mérite de présenter une situation que l'on voit peu au cinéma : la conquête du pouvoir par une femme. Il pose les questions logiques qui vont avec : une femme de pouvoir se comporte-elle de la même façon qu'un homme ? comment les hommes se comportent-ils face à une telle femme ? Et la réponse à la seconde question ne surprend guère : mal. On a droit à un bel échantillon de misogynie. Entre le mari pas si compréhensif et surtout pas prêt à faire le sacrifice que les hommes qui ont de hautes fonctions exigent souvent de leur épouse, le rival prêt à tout, le père moralisateur et rabaissant et le cynique de service, les hommes n'ont pas le meilleur rôle ici. Emmanuelle Devos excelle en femme tiraillée entre ses envies, ses devoirs, ses contradictions et sa volonté de fer. Le reste du casting est impeccable, de l'élégant Sami Frey à Anne Azoulay en passant par Richard Berry en homme d'influence absolument exécrable, Benjamin Biolay et Francine Bergé. Passionnant, le récit démonstratif et un peu complexe de cette ascension compliquée dans le milieu des affaires, où la politique n'est jamais loin, manque parfois de rythme et de piquant. Toutefois, il est édifiant quant à la société d'aujourd'hui.
 
7,5/10

samedi 7 octobre 2017

Blade Runner 2049

En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bio-ingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il chasse et élimine les réplicants renégats. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé.
Est-ce que j'ai aimé le film ? Je me suis posée la question en sortant du cinéma. Et bien oui, malgré ses défauts. N'ayant pas vu le premier film, je craignais de ne pas tout comprendre, aussi en ai-je lu le résumé. Certaines choses m'ont peut-être échappées mais dans l'ensemble, je pense avoir tout saisi. L'atmosphère, sombre, pluvieuse, volontiers post-apocalyptique, est particulièrement réussie. Le toujours singulièrement séduisant Ryan Gosling incarne avec brio un personnage étrangement attachant. J'avais peur qu'Harrison Ford soit trop présent et monopolise l'espace mais pas du tout, sa présence est un plus. Jared Leto s'avère sous-employé, son personnage est très très mystérieux. Ana de Armas, malgré un personnage pour le moins métaphysique, s'en sort superbement avec beaucoup de sensibilité. Certains partis pris visuels sont sublimes. Volontiers contemplatif, le film aurait gagné à resserrer ses scènes d'action, bien réalisées mais un peu lentes. Je ne peux pas m'empêcher de penser que les ralentissements sont voulus par volonté d'esthétisme ou pour prolonger l'instant. Certains plans sont lourdement soulignés par une musique trop agressive à mon goût. Le scénario, passionnant, parvient à retenir toute l'attention du spectateur malgré quelques passages un rien verbeux. Il laisse par ailleurs présager un nouvelle suite, avant 35 ans peut-être ? 
8/10

samedi 30 septembre 2017

Le château de verre

Jeannette Walls, chroniqueuse mondaine, a réussi mais personne ne peut imaginer son enfance. Élevée par un père charismatique, inventeur loufoque qui promet à ses enfants de leur construire un château de verre mais reste hanté par ses démons, et une mère artiste fantasque et irresponsable, elle a dû prendre en charge ses frères et sœurs.
C'est l'histoire triste d'une femme qui a vu son père gâcher ses talents et son intelligence tout en rendant la vie de sa famille à la fois compliquée et fantastique. Woody Harrelson a la folie nécessaire pour camper cet homme meurtri décidé à vivre sa vie comme il l'entend, sans entrave. Naomi Watts, plus effacée, joue avec nuances une peintre à peine moins barrée. Brie Larson et ses mini elles sont épatantes. Le film réussit à toucher par sa fine peinture d'une famille dysfonctionnelle attachante. Adapté d'une autobiographie, c'est une déclaration d'amour d'une fille à son père, même cruel, même menteur, même alcoolique, même inquiétant. Entre paysages d'une Amérique profonde et scènes d'une vie bourgeoise dans les 80's, le film navigue entre joie et peine avec sobriété et quelques beaux moments de complicité.
 
8/10

samedi 23 septembre 2017

L'un dans l'autre

Pénélope et Pierre s'aiment. Mais Pierre est marié à Aimée et Pénélope s'apprête à épouser Eric. Après une nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre. C’est le début des complications... 
Je m'attendais à un truc un peu vulgaire et bas de plafond mais il s'agit d'une comédie vraiment drôle qui manie les clichés homme/femme avec brio bien qu'elle n'ait aucune finesse. Louise Bourgoin et Stéphane de Groodt, le meilleur point fort du film, forment un couple attachant. PEF et Aure Atika complètent efficacement le quatuor. Les dialogues font mouche, tout comme les situations assez burlesques, même s'il était possible d'aller plus loin dans le second degré. Rythmé et prévisible, le film est plaisant et met de bonne humeur. 

7/10

vendredi 22 septembre 2017

Ôtez-moi d'un doute

Erwan, démineur breton, perd pied lorsqu’il apprend que son père n’est pas son père. Il retrouve son géniteur : Joseph, pour qui il se prend d’affection. Il croise en chemin l’insaisissable Anna, qu’il entreprend de séduire, mais réalise qu’elle n’est rien de moins que sa demi-sœur.

Je ne comptais pas voir ce film mais, question de créneau horaire, c'était celui qui convenait le mieux. La surprise fut plutôt bonne quoique pas extraordinaire. Le film évoque avec sensibilité la filiation, le lien biologique, le lien affectif et celui que l'on choisit. Il compte beaucoup sur la présence forte de ses deux acteurs principaux. François Damiens impose sa force tranquille, sa présence poétique et charmante (Dieu seul sait comment avec une dégaine pareille). Cécile de France fait du Cécile de France : femme de tête un peu gouailleuse qui balance des répliques marrantes. Le personnage de Didier est une espèce de running gag un rien agaçant à lui tout seul. Je n'ai jamais vraiment ri aux éclats mais beaucoup souri. D'ailleurs cette comédie, qui réussit parfois à émouvoir malgré de vraies longueurs, a une forme de douceur qui reste. Les péripéties n'ont guère de logique mais c'est léger, amusant et attachant.

6,5/10

samedi 16 septembre 2017

Barry Seal

L'histoire vraie de Barry Seal, un pilote recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l'une des plus grosses opérations secrètes de l'histoire des Etats-Unis.

Doug Liman propose un film plutôt marrant au rythme enlevé sur un opportuniste qui n'aime que deux choses : sa famille et l'argent. Tom Cruise, insolent et toujours survolté, s'offre un rôle sympathique dans lequel il semble bien s'amuser. La face cachée de l'intervention de la CIA en Amérique latine est montrée sur une réalisation clipesque qui ne se prend pas au sérieux. Quelques belles séquences d'aviation. C'est malin mais prévisible, divertissant mais sans conséquence. Tout cela manque de consistance. Ludique.

6/10

Mother !

Un couple voit sa relation remise en question par l'arrivée d'invités imprévus, perturbant leur tranquillité.


Je crois qu'il existe de bonnes chances pour ce film détienne la palme du film le plus bizarre de l'année. On n'y comprend rien jusqu'à la toute fin et là encore, même si l'idée générale est saisie, des ombres demeurent. Un deuxième visionnage pourrait permettre de les explorer mais je n'ai aucune envie de m'infliger cela. Le petit dernier d'Aronofsky, qui développe une ambiance angoissante réussie, se déroule dans un huis clos de plus en plus peuplé et de plus en plus étrange. Il se peut que ce soit une revisite hallucinée de la genèse tant du monde que de la création. Il n'est pas vraiment ennuyeux mais comme on ne comprend rien à ce qui se passe, il finit par être agaçant, d'autant que l'étrange vire au grand n'importe quoi dans une apothéose grotesque. Les personnages sont vides, d'une insignifiance troublante : un auteur puéril et déifié, sa femme-enfant-femme de ménage, un couple fantasque et leur progéniture dégénérée. Je ne suis pas sûre d'avoir compris ce que représentent ces quatre là. La performance des acteurs -Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris et Michelle Pfeiffer- ne les fera pas rougir dans le futur, contrairement à la qualité de l'image. Je suppose que c'est un autre symbole de l'allégorie centrale du film, toutefois, l'image à gros grain, c'est moche, point. Quant à ces gros plans peu flatteurs, on aurait pu s'en passer. La quasi absence de musique sert l'atmosphère glauque, de même que le décor, cette étrange maison. Revenons à la métaphore objet du film : la création d'une œuvre et son appropriation par le public. Si elle reflète l'expérience personnelle du réalisateur, il doit mener une vie triste et douloureuse. Au final un film moche et illisible qui mélange religion à la limite du sectarisme, gore inutile et agressif et allégorie vaseuse.

2/10

vendredi 15 septembre 2017

Mary

Frank Adler se bat pour conserver la garde de sa nièce, Mary, qui témoigne d'un don hors du commun pour les mathématiques. 
Ici, nous avons un film gentiment guimauve et un peu lisse qui a toutefois le mérite de poser des questions intéressantes : doit-on utiliser la totalité de son talent pour être heureux ? peut-on être malheureux en vivant de sa passion ? doit-on faire primer ses talents intellectuels au détriment du reste de sa vie ? Sur une B.O sympathique, on suit l'évolution de ce presque père attachant et d'une intelligence très fine, campé par le séduisant Chris Evans, et de l'adorable Mary, gamine extravertie, brillante et drôle, interprétée par McKenna Grace, trop chou. Les deux sont très complices. Lindsay Duncan et Octavia Spencer complètent efficacement ce casting réussi. Bon, il y a aussi le chat, Fred, aussi mignon que la petite. Webb n'évite pas les deux ou trois inévitables scènes attendrissantes ou tristes mais s'en tire bien grâce à un brin d'humour et en évitant la mièvrerie. Il réussit à émouvoir tout en distrayant grâce une belle générosité. Prévisible mais tendre, ce petit film poétique se plaît à rappeler que la famille, c'est aussi ceux que l'on choisit.
7,5/10

dimanche 10 septembre 2017

La pelouse camomille de Mary Wesley

J'ai lu ce roman une première fois à la fin du lycée ou au tout début de mes études. Par la suite, j'ai lu trois autres œuvres de cet auteur. Après une première tentative de relecture ratée il y a quelques années, je viens de finir une relecture réussie.

Comme chaque été, les cinq neveux de Richard et d'Helena se retrouvent dans la maison de Cornouailles. C'est le temps béni des jeux, des baignades, des après-midi paresseux sur la pelouse de camomille, sans autre souci que ces tourments de l'amour. La petite Sophy donnerait sa vie pour Oliver qui, lui, est fou de Calypso, si belle et si lointaine. Elle a juré d'épouser un homme riche. Mais nous sommes en août 1939. La guerre est sur le point d'éclater, qui mettra fin à l'enfance. Une atmosphère d'angoisse et d'euphorie paradoxale s'installe, qui portera les relations à un degré d'intensité exceptionnel.
 
Mary Wesley, CBE, nom de plume de Mary Aline Mynors Farmar (1912 - 2002), est une romancière anglaise, spécialisée dans le roman historique qui met en scène des conflits familiaux et dans la littérature d'enfance et de jeunesse.
Fille du colonel Harold Mynors Farmer, elle est élevée dans la somptueuse propriété familiale. Enfant difficile, elle a eu seize gouvernantes et a entretenu une relation conflictuelle avec ses parents, et tout particulièrement avec sa mère. Adoptant le pseudonyme de Mary Wesley, elle amorce sa carrière en littérature dès les années 1960 avec deux romans de littérature d'enfance et de jeunesse. Elle cesse de publier pendant plus de dix ans, puis donne un dernier titre pour la jeunesse avant de devenir romancière de sagas familiales. Ce sont les souvenirs de la situation familiale tendue de sa jeunesse qui sont évoqués dans son roman le plus connu, La Pelouse de camomille (The Camomile Lawn, 1984), à la publication duquel l'un de ses frères s'est en vain objecté. Par ailleurs, c'est la vie de ses grands-parents maternels qui sert de base au roman historique Sucré, salé, poivré (Harnessing Peacocks, 1985). Ces deux romans, ainsi deux autres, ont fait l'objet d'adaptations par la télévision britannique. 

Dans ce roman ironique, irrévérencieux et parfois cruel, on suit le parcours un rien chaotique de cinq jeunes gens et de deux couples. Autant Sophy et Polly sont immédiatement sympathiques, autant Helena et Calypso sont plus antipathiques alors que Max et Richard se révèlent au fil des pages. Pendant la guerre, si les jeunes gens n'apparaissent plus qu'en permission, les messieurs plus âgés prennent leur revanche et les femmes s'amusent, papillonnent et découvrent leur liberté. La guerre tue, parfois tout près, mais à l'arrière, on est bien décidé à revendiquer son droit au bonheur et à la légèreté. Et bien plus tard, lorsqu'ils se replongent dans leurs souvenirs, ces jeunes devenus vieux éludent les questions gênantes mais sont toujours partant pour une vacherie.
Mary Wesley a une écriture fine, maligne et ciselée. Elle s'amuse des tribulations amoureuses et sexuelles de ses personnages et souffle un vent de liberté et d'impertinence sur leurs vies. Elle décrit bien l'atmosphère d'urgence de vivre, passionnément et fort et sait créer des personnages qui ont du mordant, comme ses dialogues, parfois agaçants, parfois émouvants. 
Au final, un roman plaisant, idéal pour les vacances ou pour s'en donner le goût. Une lecture légère qui appelle à profiter de la vie.

8/10

jeudi 7 septembre 2017

Chéri

Retour sur avril 2009 et un petit Stephen Frears. Petit mais d'une belle élégance. 
 
Paris, la Belle Epoque. Léa de Lonval finit une carrière heureuse de courtisane aisée. Son ancienne rivale et toujours perfide Mme. Peloux aimerait qu'elle s'occupe de son fils, Fred, surnommé Chéri, élégant désabusé et déjà usé à 19 ans. La demi-mondaine vieillissante et le jeune dandy débutent alors une liaison. 
Le film doit beaucoup au roman de Colette dont est tiré, même s'il le développe et en modifie légèrement la fin. Michelle Pfeiffer est excellente, lumineuse, drôle, sensuelle, toute en douceur, encore pas mal (même si elle aurait dû éviter la chirurgie esthétique). Elle joue à la perfection la femme qui voit sa beauté s'effacer et son temps se finir. Rupert Friend, séduisant malgré une coupe peu avantageuse, a le physique romantique qui sied à son rôle de jeune cynique qu'il incarne bien. Kathy Bates est extraordinaire, truculente, peau de vache à souhait. Si la reconstitution est belle et les costumes superbes, ce sont surtout les dialogues ciselés qui retiennent l'attention, autant que la douce ironie qui baigne le film. Racé, léché, il fait subtilement le portrait d'une femme vieillissante qui a utilisé toute sa vie sa beauté comme une arme. Cette petite histoire de demi-mondaine cache une mélancolie automnale derrière les derniers feux de l'été. Cela manque d'un rien de souffre pour être parfait.
 
8,5/10

samedi 2 septembre 2017

Seven sisters

Parce que la Terre est surpeuplée, une sévère politique d’enfant unique a été instaurée. Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses sept petites-filles. Confinées dans leur appartement, elles partagent chacune leur tour une identité unique à l’extérieur : Karen Settman. Leur système bien huilé s’effondre le jour où Lundi disparaît…
What happened to Monday ? en vraie V.O. Ah ! cette manie du titre en anglais mais différent de l'original... A l'heure des smartphones, c'est vraiment ridicule. La première réussite du film est sans doute de parvenir à dédoubler Noomi Rapace en sept individualités distinctes sans que les effets spéciaux soient visibles. Celle-ci offre une prestation assez exceptionnelle et souvent émouvante. Pourquoi l'avoir rajeunie à trente ans ? Deux ou trois ans c'est crédible mais six au moment du tournage, ça commence à se voir. Par ailleurs, une caractérisation un peu plus nuancée de ces femmes auraient servi le film. Willem Dafoe fait une apparition marquante d'humanité et de rigueur quand Marwan Kenzari apparaît à la fois inquiétant et rassurant. Glenn Close joue mais son visage est un peu étrange, trop de chirurgie ? Le scénario, bien qu'assez prévisible, tient la route malgré quelques incohérences et exploite plutôt bien la singularité de chaque sœur. L'action, violente, parfaitement visible, démontre les capacités physiques de l'actrice tout en illustrant celle de ce monde dystopique effrayant, le tout sur une B.O sympa. Évidemment un appel à mieux prendre soin de notre planète. Si on accepte les imperfections du scénario, le film se suit avec beaucoup de plaisir.

8,5/10



Wind river

Cory Lambert, pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming, découvre le corps d’une femme. Le FBI envoie une jeune qu'il va aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J'ai détesté Sicario, j'ai adoré Comancheria. Ce 3ème volet de la trilogie Nouvelle frontière américaine devait donc départager mon avis sur Taylor Sheridan, scénariste des premiers, scénariste et réalisateur du troisème. Eh bien je lui trouve beaucoup de talent ! Wind river est un grand film à l'atmosphère aussi soignée que la photographie, sans parler de l'excellente B.O. Western glacé, thriller prenant, le film bénéficie d'un scénario simple mais terriblement efficace. La communauté amérindienne y est décrite en filigrane, avec une certaine délicatesse. Rien n'est tape à l'œil, tout est maîtrisé, y compris une très belle scène d'action. Jeremy Renner, royal, Elizabeth Olsen, sobre, et Kelsey Asbille, belle et forte, sont formidables. Pour une fois, les femmes sont aussi les héroïnes de ce polar sombre, mélancolique, émouvant et pourtant porteur d'espoir. Un réussite sur toute la ligne.
 
9,5/10

dimanche 27 août 2017

Les 10 films du dimanche soir

C'est dimanche soir et je déprime un peu à l'idée d'aller au travail demain. Vous aussi ? Comme tout le monde quoi ! 
 
Voici la liste des films qui me filent la pêche, qui me donnent envie de sourire, de danser, de boire un bon verre de vin, de me vernir les ongles et de papoter avec mes copines, bref, qui me font me sentir mieux. 
Pas dans un ordre de préférence parce que ce serait trop dur de choisir -et on est dimanche bon sang !-, donc dans l'ordre alphabétique.

Dirty dancing 
Parce qu'on ne laisse pas Bébé dans un coin. Parce la musique est géniale, sans parler des scènes de danse, parce que bon sang ce que Patrick Swayze pouvait être séduisant !
Easy virtue 
Parce que l'élégance et la légèreté de ce film mésestimé me donnent envie d'apprendre le tango et de conduire une vieille voiture de sport. Et de m'essayer au french cancan...avec dessous.
Grease 
Parce que You're the one that I want.
L'arnacœur 
Parce que Vanessa Paradis et Romain Duris dans un numéro de charme à tomber. cf Dirty dancing
Le journal de Bridget Jones 1, 2 et 3 
Parce qu'on a toute une Bridget qui sommeille en nous. Ok, surtout moi. Parce que Mark Darcy. Bon, soyons honnête, parce que Daniel Cleaver aussi.
 
Love actually 
Parce que c'est un monument de la comédie romantique. Parce que Alan Rickman. Et tous les autres. Et la B.O. Et la finesse d'écriture. Et la danse du premier ministre. 
The full Monty 
Parce que ces losers sont les plus attachants du monde et que vous n'entendrez plus jamais Hot stuff sans avoir une petite chorégraphie en tête.
Sous les jupes des filles
Parce que cette comédie féministe, pétillante, drôle et sexy est dotée d'une B.O parfaite. Parce que la bande d'actrices.
Bien sûr, il y a des tas d'autres films que j'adore et dans un autre genre Les tontons flingueurs et La grande vadrouille me font hurler de rire, mais pas danser. 
 
Allez, je suis sympa, je vous autorise à piocher dans ma liste ;-)

samedi 26 août 2017

Hitman & bodyguard

Darius Kincaid, redoutable tueur à gages, est contraint de témoigner contre un dictateur devant la Cour internationale de La Haye. Michael Bryce, garde du corps, est chargé de sa protection. Or ils se détestent...

Je m'attendais à un buddy movie d'action fun et pas prise de tête. Je me suis trouvée face à un buddy movie lourdingue dans lequel Samuel L. Jackson passe son temps à rire lourdement, grassement et de façon un peu effrayante. L'humour tombe souvent à plat - du moins quand on a plus de 17 ans. J'ai bien remarqué le second degré mais j'ai été incapable d'y être sensible. Ryan Reynolds campe un garde du corps pleurnichard qui affiche en dehors des scènes d'action un air ahuri passablement ridicule. Salma Hayek s'offre un rôle d'épouse vulgaire mais réjouissante, elle donne une saveur à toutes les scènes dans lesquelles elle apparaît. Gary Oldman, presque méconnaissable, est sous-exploité. Les personnages en carton-pâte n'ont aucune épaisseur et la direction des acteurs est inexistante. Le scénario, d'un classicisme assumé, n'est pas relevé par les dialogues niais et vulgaires. En revanche, les scènes d'action sont de qualité, malgré des effets spéciaux inégaux -bien que la mauvaise qualité de certains semble volontaire, allez savoir pourquoi. La B.O réussit le petit miracle d'être à la fois entraînante et ringarde. Quant à l'image, recouverte par un filtre blanchâtre, elle est floue. Cela dit, le film reste relativement plaisant à suivre si on n'a rien d'autre à faire. On est loin de la comédie de l'année. 

4/10