vendredi 17 janvier 2014

Homefront


Ancien agent infiltré dans un gang de motards dealers de met, Phil Broker s'installe avec sa fille dans un coin perdu de Louisianne. Il se met rapidement une famille à dos et les problèmes s'accumulent.


Voilà un petit thriller qui aurait pu être un peu plus oppressant et aurait gagné à être plus tendu. Il joue sur les ressorts habituels : un méchant dealer et un gentil ex flic bon père et patriote. Pourtant, il bénéficie de seconds rôles intéressants, notamment ceux interprétés par les excellentes Winona Ryder et Kate Bosworth. Le méchant, joué par le talentueux James Franco, ressemble plus à un pauvre type très vite dépassé par les événements qu'il provoque qu'à un bad guy tatoué, décérébré. Son rôle aurait mérité d'être plus fouillé. Jason Statham fait le job avec son efficacité habituelle, le sourire en plus pour cette fois. Toujours aussi à l'aise avec la castagne, il semble encore un peu rustique dans les relations familiales. En plus de l'action et des explosions, le film dépeint le microcosme d'une petite ville du Sud. Cet point aurait pu être approfondi. Divertissant, le film souffre toutefois de façon hachée dont les scènes d'action sont tournées ainsi que de quelques faiblesses d'écritures.

6,5/10

A coup sûr


Élevée dans le culte de la performance, Emma est une journaliste volontaire et apparemment sûre d'elle. Après deux échecs successifs au lit, elle décide de devenir le meilleur coup de Paris grâce à un plan d'action pour le moins loufoque.


Voilà une petite comédie très sympa. Le thème ne payait pas de mine au départ, pourtant, il est traité sans vulgarité et avec pertinence. Le film pointe notre société de performance que ce soit au travail, en famille ou au lit. Laurence Arné est pétillante et Eric Elmosnino plein de charme. Les seconds rôles sont savoureux, de l'escort libérée à la belle-sœur déprimée (excellente Valérie Bonneton). Certes pas vraiment inventive et parfois caricaturale, à l'exception de quelques trouvailles hilarantes, cette comédie délurée est drôle et accompagnée par une B.O sympa quoique stéréotypée. A voir si on ne se prend pas trop au sérieux.

7/10

Yves Saint Laurent


1957, Yves Saint Laurent prend la tête des collections Dior et triomphe. Il rencontre Pierre Bergé avec qui il fondera la maison Saint Laurent.
 

Même s'il aurait pu évoquer la mode et l'évolution artistique plus longuement et autrement qu'en filigrane, le film parle de processus créatif et de son aboutissement haute-couture, le défilé. Tantôt drôle, tantôt émouvant, il traite les travers du créateur avec beaucoup de tendresse et de bienveillance, notamment parce que le point de vue de Pierre Bergé est largement adopté par le réalisateur, ce qui a peut-être diminué la profondeur potentielle du film. Pierre Niney est extraordinaire de ressemblance et de sensibilité. Guillaume Gallienne campe avec finesse un Bergé véritable port d'attache de l'enfant gâté et fragile qu'était YSL. Ces deux acteurs portent le film sur leurs épaules grâce à leur talent et à leur complicité, emportant l'adhésion qui, sinon, n'aurait été que partielle. Grâce à eux, on se surprend à sourire avec eux. La reconstitution de la jet set des 60's et des 70's est intéressante et la musique accompagne efficacement le film. en revanche, les scènes postérieures au décès de Saint Laurent sont superflues puisque le film s'arrête véritablement à la fin des 70's (pourquoi à ce moment là plutôt que l'année d'avant ou celle d'après, mystère).

8/10