samedi 1 mars 2014

Palmarès des César 2014

Hier soir a eu lieu la cérémonie des César 2014. Elle a été présentée par Cécile de France et présidée par François Cluzet.

En 1974, Georges Cravenne, publicitaire et producteur de cinéma, a créé l'Académie des arts et techniques du cinéma qui décerne ceux qui sont souvent considérés comme les Oscars français. Le nom de la récompense vient du sculpteur César, concepteur du trophée remis aux vainqueurs. Les César du cinéma remplacent les Étoiles de cristal décernées de 1955 à 1975. À l'origine, seuls 13 César étaient distribués. Aujourd'hui, les trophées sont décernés dans 22 catégories avec l'apparition du « meilleur premier film » en 1982, des « meilleurs espoirs » féminin et masculin en 1983, du « meilleur film documentaire » en 2007 et du « meilleur film d'animation » en 2011. Les César récompensant la meilleure affiche et le meilleur producteur ont, quant à eux, disparus.

Isabelle Adjani s'affiche pour les César 2014
Meilleur film :
Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne
9 mois ferme d'Albert Dupontel
L'Inconnu du lac d'Alain Guiraudie
Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines) d'Arnaud Desplechin
Le Passé d'Asghar Farhadi
La Vénus à la fourrure de Roman Polanski
La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche
Meilleur réalisateur :
Roman Polanski pour La Vénus à la fourrure
Albert Dupontel pour 9 mois ferme
Guillaume Gallienne pour Les Garçons et Guillaume, à table !
Alain Guiraudie pour L'Inconnu du lac
Arnaud Desplechin pour Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines)
Asghar Farhadi pour Le Passé
Abdellatif Kechiche pour La Vie d'Adèle
Mouais, je ne suis pas sûre tant le thème de la Vénus à la fourrure et la façon dont elle semblait réalisée semblaient glauques
Meilleur acteur :
Guillaume Gallienne pour les rôles de Guillaume et Maman dans Les Garçons et Guillaume, à table !
Mathieu Amalric pour le rôle de Thomas dans La Vénus à la fourrure
Michel Bouquet pour le rôle d'Auguste Renoir dans Renoir
Albert Dupontel pour le rôle de Bob Nolan dans 9 mois ferme
Grégory Gadebois pour le rôle de Frédi dans Mon âme par toi guérie
Fabrice Luchini pour le rôle de Serge Tanneur dans Alceste à bicyclette
Mads Mikkelsen pour le rôle de Michael Kohlhaas dans Michael Kohlhaas
J'ai vu le 1er, le 3ème et le dernier films de la liste. Mads Mikkelson était vraiment excellent mais Guillaume Gallienne explose dans son film.
Meilleure actrice :
Sandrine Kiberlain pour le rôle d'Ariane Felder dans 9 mois ferme
Fanny Ardant pour le rôle de Caroline dans Les Beaux Jours
Bérénice Bejo pour le rôle de Marie dans Le Passé
Catherine Deneuve pour le rôle de Bettie dans Elle s'en va
Sara Forestier pour le rôle de Suzanne dans Suzanne
Emmanuelle Seigner pour le rôle de Vanda dans La Vénus à la fourrure
Léa Seydoux pour le rôle d'Emma dans La Vie d'Adèle
Ce n'était peut-être pas la meilleure de la liste mais il est vrai qu'elle a révélé son talent comique dans 9 fois ferme.
Meilleur acteur dans un second rôle :
Niels Arestrup pour le rôle de Claude Maupas dans Quai d'Orsay
Patrick Chesnais pour le rôle de Philippe dans Les Beaux Jours
Patrick d'Assumçao pour le rôle d'Henri dans L'Inconnu du lac
François Damiens pour le rôle de Nicolas dans Suzanne
Olivier Gourmet pour le rôle de Gilles dans Grand Central
C'est vrai qu'il rehaussait l'intérêt du film grâce à son talent et son charisme.
Meilleure actrice dans un second rôle :
Adèle Haenel pour le rôle de Marie dans Suzanne
Marisa Borini pour le rôle de la mère dans Un château en Italie
Françoise Fabian pour le rôle de Babou dans Les Garçons et Guillaume, à table !
Julie Gayet pour le rôle de Valérie Dumontheil dans Quai d'Orsay
Géraldine Pailhas pour le rôle de Sylvie dans Jeune et Jolie
Pour les deux films de la liste que j'ai vus, Quai d'Orsay et Les garçons..., les deux nommées avaient des rôles chouettes mais minuscules.
Meilleur espoir masculin :
Pierre Deladonchamps pour le rôle de Franck dans L'Inconnu du lac
Paul Bartel pour le rôle de JB dans Les Petits Princes
Paul Hamy pour le rôle de Julien dans Suzanne
Vincent Macaigne pour le rôle de Pator dans La Fille du 14 juillet
Nemo Schiffman pour le rôle de Charly dans Elle s'en va
Meilleur espoir féminin :
Adèle Exarchopoulos pour le rôle d'Adèle dans La Vie d'Adèle
Lou de Laâge pour le rôle de Raphaëlle Dalio dans Jappeloup
Pauline Étienne pour le rôle de Suzanne Simonin dans La Religieuse
Golshifteh Farahani pour le rôle de la femme dans Syngué sabour. Pierre de patience
Marine Vacth pour le rôle d'Isabelle dans Jeune et Jolie
J'avais aimé Lou de Laâge dans Jappeloup, c'est dommage (d'un autre côté je n'ai pas vu les autres).
Meilleur scénario original :
9 mois ferme – Albert Dupontel
Alceste à bicyclette – Philippe Le Guay
L'Inconnu du lac – Alain Guiraudie
Le Passé – Asghar Farhadi
Suzanne – Katell Quillévéré, Mariette Désert
Je n'ai vu que celui-là alors...
Meilleure adaptation :
Les Garçons et Guillaume, à table ! – Guillaume Gallienne, adapté de la pièce de théâtre Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne
Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines) – Arnaud Desplechin, adapté du livre Psychothérapie d'un indien des plaines de Georges Devereux
Quai d'Orsay – Bertrand Tavernier, Christophe Blain et Antonin Baudry adapté de la bande-déssinée Quai d'Orsay de Christophe Blain et Abel Lanzac
La Vénus à la fourrure – Roman Polanski et David Ives, adapté de la pièce de théâtre La Vénus à la fourrure de David Ives
La Vie d'Adèle – Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix, adapté de la bande-déssinée Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh
Meilleurs décors :
L'Écume des jours – Stéphane Rozenbaum
L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet – Aline Bonetto
Les Garçons et Guillaume, à table ! – Sylvie Olivé
Michael Kohlhaas – Yan Arlaud
Renoir – Benoît Barouh
Meilleurs costumes :
Renoir – Pascaline Chavanne
L'Écume des jours – Florence Fontaine
L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet – Madeline Fontaine
Les Garçons et Guillaume, à table ! – Olivier Bériot
Michael Kohlhaas – Anina Diener
Meilleure photographie :
L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet – Thomas Hardmeier
L'Inconnu du lac – Claire Mathon
Michael Kohlhaas – Jeanne Lapoirie
Renoir – Mark Lee Ping-Bin
La Vie d'Adèle – Sofian El Fani
Meilleur montage :
Les Garçons et Guillaume, à table ! – Valérie Deseine
9 mois ferme – Christophe Pinel
L'Inconnu du lac – Jean-Christophe Hym
La Vie d'Adèle – Camille Toubkis, Albertine Lastera, Jean-Marie Lengelle, Ghalya Lacroix
Le Passé – Juliette Welfling
Le côté un peu sketch de Les garçons... était pour moi le seul défaut du film.
Meilleur son :
Michael Kohlhaas – Jean Mallet, Jean-Pierre Duret, Mélissa Petitjean
L'Inconnu du lac – Philippe Grivel, Nathalie Vidal
Les Garçons et Guillaume, à table ! – Marc-Antoine Beldent, Loïc Prian, Olivier Dô Huu
La Vénus à la fourrure – Lucien Balibar, Nadine Muse, Cyril Holtz
La Vie d'Adèle – Jérôme Chenevoy, Fabien Pochet, Roland Voglaire, Jean-Paul Hurier
Meilleure musique :
Michael Kohlhaas – Martin Wheeler
Casse-tête chinois – Loïc Dury, Christophe Minck
Alceste à bicyclette – Jorge Arriagada
L'Écume des jours – Étienne Charry
La Vénus à la fourrure – Alexandre Desplat
J'avais trouvé la musique aussi aride que le film. Était-ce une critique positive ou négative...
Meilleur premier film :
Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne
La Bataille de Solférino de Justine Triet
En solitaire de Christophe Offenstein
La Fille du 14 juillet de Antonin Peretjatko
La Cage Dorée de Ruben Alves
Dans la liste, j'ai choisi de ne voir que celui-là, apparemment je n'ai pas eu que tort.
Meilleur film d'animation :
Loulou, l'incroyable secret de Éric Omond et Grégoire Solotareff
Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill de Marc Boréal et Thibaut Chatel
Meilleur film documentaire :
Sur le chemin de l'école de Pascal Plisson Comment j'ai détesté les maths de Olivier Peyon
Le Dernier des injustes de Claude Lanzmann
Il était une forêt de Luc Jacquet
La Maison de la radio de Nicolas Philibert
Meilleur film étranger :
Alabama Monroe (The Broken Circle Breakdown) de Felix Van Groeningen (Belgique)
Blancanieves de Pablo Berger
Blue Jasmine de Woody Allen
Dead Man Talking de Patrick Ridremont
Django Unchained de Quentin Tarantino
La grande bellezza de Paolo Sorrentino
Gravity d'Alfonso Cuarón
Je voulais le voir, mais je l'ai raté. Zut apparemment. Django m'avait beaucoup plus, de même que Gravity. Blue Jasmine m'avait moins convaincue.
Meilleur court métrage :
Avant que de tout perdre de Xavier Legrand Bambi de Sébastien Lifshitz
La Fugue de Jean-Bernard Marlin
Les Lézards de Vincent Mariette
Marseille la nuit de Marie Monge
Meilleur court métrage d'animation :
Mademoiselle Kiki et les Montparnos de Amélie Harrault
Lettres de femmes de Augusto Zavonello
César d'honneur :
Scarlett Johansson pour l'ensemble de sa carrière.
?????? Heu... pourquoi ?
César et techniques :
Didier Diaz, président de Transpalux
Ont été particulièrement récompensés Les garçons et Guillaume, à table et 9 mois ferme. Grands perdants : La vie d'Adèle, L'inconnu du lac, La Vénus à la fourrure (d'un point de vue numérique, vu que Polanski est sacré meilleur réalisateur) et Le Passé.
Peu d'avis de ma part car je n'ai pas vu la plupart des films cités.

Non stop

Alors qu'il est en plein vol, un agent de la police de l’air alcoolique reçoit des SMS d’un inconnu qui dit être à bord et vouloir assassiner un passager toutes les 20 minutes s'il ne reçoit pas 150 millions de dollars.


Le film alterne bons sentiments façon mélo et suspense bien fichu. On regrette ce positionnement un peu trop guimauve et la morale bien américaine car le suspense, lui, tient jusqu'au bout. D'autant que la démonstration de la paranoïa américaine post 11 septembre est intéressante. Liam Neeson, Julianne Moore et Michelle Dockery font du bon boulot, bien que leurs rôles, comme les autres soient stéréotypés. Quelques invraisemblances, sans doute inérentes au genre, parsèment le film mais on passe volontiers dessus. Dommage que les dialogues soient à chi**, vraiment niveau production AB des fois ! Cela dit entre ça et les touches d'humour volontaires, on sourit de temps à autres. C'est plaisant mais convenu.

6/10

mercredi 26 février 2014

Barbe Bleue d'Amélie Nothomb

Je n'ai jamais rien lu d'Amélie Nothomb. Le personnage ne m'attire pas et je ne suis pas particulièrement fan de littérature française. Ma sœur m'a ramené le livre lors de sa dernière visite en me disant qu'elle avait adoré. Alors pourquoi pas.
 
 
Saturnine, jeune professeur à l'École du Louvre, répond à une annonce de colocation trop avantageuse pour être tout à fait normale et pénètre dans le monde à la fois luxueux, surprenant et macabre de l'aristocrate espagnol Don Elemirio Nibal y Milcar. L'évolution de leur relation poussera la jeune femme à réfléchir et peut être reconsidérer sa conception des normes relationnelles et de la rationalité du mode de vie de son insolite colocataire, Barbe Bleue philosophe des temps modernes.
Amélie Nothomb (1966 en Belgique - ), fille du baron Patrick Nothomb, ambassadeur de Belgique, Amélie Nothomb a séjourné au Japon, en Chine, aux États-Unis, en Asie du Sud-Est (Laos, Bangladesh, Birmanie). Elle est agrégée de philologie romane. Depuis 1992 et son Hygiène de l'Assassin, elle a publié, aux Éditions Albin Michel, un livre par an. Elle écrit aussi des chansons, dont une pour Juliette Gréco.
J'avoue que la couverture m'a agacée : cette façon de se mettre en scène au détriment de l'œuvre me parait indiquer un sacré égo. Passons.
L'histoire est tirée par les cheveux et peu crédible, même si le suspense tient jusqu'à la révélation. N'importe quelle fille un tant soit peu sensée aurait fichu le camp dès le 1er soir. Mais pas Saturnine qui s'obstine sans qu'on en comprenne la véritable raison. Dire elle n'a pas peur, ça ne suffit pas. La fin est un peu près aussi improbable : l'héroïne prend une décision brusque sans explication valable et sans que les conséquences soient évoquées.
Le style est très moyen. Certaines tournures de phrases sont tarabiscotées, soit disant modernes, soit disant innovantes, dotées d'une grammaire approximative. Pour moi, elles sont justes moches. Ajoutées à des métaphores dépourvues de sens clair, elles gênent la lecture plus qu'autre chose.
Saturnine est un personnage incompréhensible mais Elemirio est très intéressant dans sa folie et ses raisonnements parfois absurdes. Le manque de profondeur des personnages conduit toutefois à un cruel manque d'émotion et d'empathie. Le plus intéressant dans le roman ce sont les dialogues à coups de réparties qui claquent. Ils sont brillants, drôles, parfois burlesques. Plus qu'un roman, ce texte est une pièce de théâtre centrée sur les conversations menées lors des dîners des deux protagonistes.
Le roman est léger, court, frais, pétillant, sans conséquence. C'est plaisant à lire, d'ailleurs le livre se dévore, notamment grâce aux dialogues. Vite lu, vite oublié.
 
5/10
 
 

Mes 8 tops de 2009

Beaucoup de films que j'ai adorés en 2009. Des films légers et des films graves.


Doubt
11 février 2009
Soeur Aloysius Beauvier (Meryl Streep) est la directrice d'un collège pendant les années 50 à New York qui a récemment accepté un élève noir. Le prêtre qui semble aussi fraîchement arrivé, le père Brendan Flynn (Philip Seymour Hoffman), ne lui plait pas, trop progressiste, trop moderne. Elle préfère l'ordre, la rigueur -légèrement obscurantiste sur les bords. Elle considère que la soeur James (Amy Adams) est trop naïve. Celle-ci croit surprendre une relation indécente entre le prête et le petit garçon noir (pas une seule fois le mot pédophilie n'est prononcé). Soeur Aloysius part alors en guerre contre le prêtre. Soeur James, elle, a des doutes. Surtout que les explications du père Flynn sont plausibles et qu'il est sacrément sympathique.
Les acteurs sont formidables : Meryl Streep qui campe une religieuse bornée qui ne manque pourtant pas de qualités a réussi son pari risqué, Hoffman est d'un charisme époustouflant, Amy Adams irradie de douceur et de bonté. Le scénario est excellent, très bien construit et dense. Les choeurs sont agréables.
A voir absolument pour sa réflexion sur la certitude et le doute.
Ma note : 10/10 (j'ai beau réfléchir, je trouve pas de défaut notable, un seul peut-être, la fin où le doute persiste pourrait déplaire à certains).
Miss Pettigrew
28 février 2009
Miss Pettigrew se fait renvoyer pour la énième fois et la responsable de l'agence de placement refuse de lui trouver une place. Elle se charge donc de piquer celle qui était prévue pour l'assistante de Carole Lombard (vous savez, le grand amour de Clark Gable). Elle se retrouve chez Delysia Lafosse, une ravissante écervelée qui doit choisir entre trois hommes : le volage fils de producteur dont dépendent ses rêves de cinéma, le propriétaire d'un club dans lequel elle chante et qui lui offre une vie confortable et le pianiste sans le sou qui veut l'épouser. Miss Petigrew est effarée et un peu scandalisée, un poil amusée aussi. Suppliée de rester, elle accepte et se découvre des capacités insoupçonnées.
J'ai tout aimé dans ce film : c'est léger, pétillant, plein d'humour et d'émotions, la musique est fantastique, la reconstitution du Londres de 1939, un peu débauché, insouciant est excellente. Amy Adams explose dans son rôle d'écervelée moins idiote qu'elle n'y parait, Frances Mc Dormand est excellente, elle a un sourire lumineux, Lee Pace est très mignon, Ciaran Hinds est très élégant, old school, un charme désuet.
Bref j'adore, ça met de bonne humeur.
Ma note : 10/10
Easy Virtue (ou en français : un mariage de rêve (sic !))
11 mai 2009
John Whittaker est un jeune oisif qui épouse la ravissante Larita, une Américaine. Il la ramène dans la maison familiale, au coeur de la campagne anglaise. La famille en question est engoncée dans ses principes et son domaine en faillite. Le jeune mari est lâche, mais peut-il faire mieux ? Les sœurs suivent le comportement de leur mère, délicieusement détestable, froide et hautaine, engoncée dans les traditions et ses préjugés.
Kristin Scott Thomas est excellente, drôlissime avec ses airs outragés. Jessica Biel est magnifique, absolument pas vulgaire, très élégante (j'adore ses costumes), pleine de charme et de fraîcheur. L'un des personnages les plus intéressants (avec Larita) est peut-être est celui du père, Colin Firth, désabusé et cynique. Il déploie ici plus de charme et de charisme que d'habitude (dans B Jones par exemple). Il y a une formidable scène de tango, très forte et une autre de chasse à courre très décalée. La musique et la reconstitution sont formidables. C’est un film beaucoup plus profond qu’il n’y paraît, il alterne émotion et drôlerie, fait une véritable critique de la société anglaise des années 30 prise entre modernisme et tradition, les personnages sont attachants. Les répliques sont très drôles, percutantes, à l'humour so british. A voir absolument.
Ma note : 10/10
PS : Après l'avoir revu hier, je confirme, c'est un excellent film et j'ai oublié de dire que le rôle du majordome est drôle et bien interprété.
The reader
15 juillet 2009
Allemagne de l'Ouest, fin des 50's. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle où Hanna contrôle tout et lui apprend les choses de l'amour.Pendant un été, ils se voient tous les jours chez elle et souvent, il lui fait la lecture. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le cœur brisé. Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna sur le banc des accusés.
Points négatifs: heu... aucun. Ah si, un seul : le film est tourné en anglais alors que tout se passe en Allemagne. C'est un problème mineur. Le film est parfois lent, ce n'est pas gênant. La première partie, à propos de la liaison entre Michael et Hanna, est bien faite mais c'est le reste du film qui explose, toute l'intensité y est. Certaines scènes sont très émouvantes, d'autres vous prennent à la gorge. La musique souligne bien les scènes. L'émotion est réelle mais on ne sombre pas dans le pathos. Les trois acteurs principaux sont magistraux : David Kross en jeune belle gueule au sourire émouvant, Ralph Fiennes en homme brisé au visage triste et Kate Winslet, époustouflante de contradictions, de froideur et de fragilité mêlées. Le film pose de douloureuse questions : peut-on pardonner après l'holocauste ? Comment ces personnes ont-elles agi ainsi et pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peut nous mener l'orgueil ou la fierté ? Car c'est la question principale du film finalement.
Ma note : 10/10
Revolutionary road - Les noces rebelles
26 janvier 2009
Dans les années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres avec des idéaux, proclamant fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l'inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales. Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu'ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt et une ménagère qui rêve d'une existence trépidante. Bref, une famille américaine ordinaire. April -Kate Winslet, époustouflante de justesse, elle mérite bien son golden globe- propose à Frank -Léonardo Di Caprio, excellent- de partir s'installer à Paris avec leurs deux enfants. Ils sont décidés à partir mais voilà, Frank se voit proposer une promotion et April tombe enceinte du troisième. April qui avait mis son mari et leur relation sur un piédestal est très déçue et Frank ne comprend pas le besoin de son épouse de vivre autre chose.
Ce film, dont la lenteur sert le scénario et n'ennuie pas, est servi par une BO géniale, une reconstitution réaliste et une pléiade de seconds rôles -le couple de voisins, lui est amoureux d'April et elle ne cesse de parler; l'agent immobilier, son mari et leur fils schizophrène aux répliques percutantes; les copains de bureau- criants de vérité qui servent à la description du conformisme de l'époque et sont très bien joués. De plus, l'alchimie entre les deux acteurs principaux est perceptible. J'ai adoré.
Ma note : 9.5/10
Harvey Milk
9 mars 2009
J'ai adoré ! Ce film raconte les huit dernières années d'Harvey Milk à partir du moment où il commence à s'engager en politique pour la cause gay à San Francisco et particulièrement dans le quartier de Castro où les affrontements avec la police sont nombreux. Après quelques échecs, il devient conseiller municipal. Il sera assassiné ainsi que le maire Moscone par Daniel White, ex conseiller municipal. Ce film est profondément humaniste, au delà de la cause gay. La reconstitution du Sans Francisco des années 70 est très bonne, la musique accompagne bien et c'est bien filmé même si je ne suis pas fan de Gus Van Sant d'habitude. Il de plus ajouté des images d'archives qui rendent très bien. Les seconds rôles sont excellents, notamment Emile Hirsch et James Franco au sourire ravageur. Sean Penn est absolument génialissime. Il mérite tout à fait son oscar ! Je ne connais pas suffisamment l'histoire d'Harvey Milk pour savoir si le film est proche de la réalité mais Sean Penn campe un personnage très attachant (tous les autres le sont aussi), imparfait, charismatique, très affectueux, jamais caricatural. Vraiment génial ! A voir, ne serait-ce que pour connaître un peu mieux l'homme qui a fait avancer les droits civils des homosexuels.
Ma note : 9,5/10 (pas 10 à causes des toutes premières minutes qui traînent un peu)
Ponyo sur la falaise
20 avril 2009
Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la mer. Un jour, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau. Lle père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke. En prenant la fuite, elle provoque un cataclysme et l'eau submerge le village. Voilà pour l'histoire.
J'ai adoré ! L'histoire est simple, écolo comme souvent chez Miyasaki, les personnages sont attachants et expressifs. Le plus intéressant, c'est l'animation, le graphisme : poétiques, oniriques, lyriques, magiques, pleins de grâce, absolument géniaux. De plus, la musique accompagne magnifiquement les graphismes somptueux bien que simples (j'ai cru reconnaître du Wagner), sans oublier que le film ne manque pas d'humour. A voir absolument malgré un minuscule bémol : parfois je me sentais un peu trop adulte (alors que ce n'était pas le cas dans le voyage de Chihiro ou le château ambulant) à cause de certains moments de l'intrigue, je pinaille là. Mais je répète : à voir!
Ma note : 9,5/10
PS : allez le voir en VO, la VF (je n'ai pas eu le choix) est assez moyenne comme toujours (et notez que malgré cela le film reste top)
Good morning England (The boat that rocked)
18 mai 2009
Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, grossier au possible et extrêmement sympathique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui est aussi niais que son nom le dit ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre...
Tous les acteurs -qui s'éclatent et ça se voit- sont absolument formidables, Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy et pour un rôle très court Emma Thompson (que je n'ai pas reconnue) en tête. La BO est forcément géniale. Les personnages sont attachants, les dialogues savoureux et drôles (humour anglais oblige), le scénario est amusant et un peu culotté, sans oublier des moments de grande amitié et de tendresse (virile bien sûr). Ce film donne envie de danser, on en ressort avec un sourire jusqu'aux oreilles et une forme d'enfer ! Rock'n roll !!!!
Ma note : 9,5/10

Mes 10 flops de 2009

Je n'ai pas vu de véritable flop cette année-là. Ou plus probablement si, mais j'ai été très gentille en les notant. Très très très gentille puisque la pire note que j'ai attribué est 6/10. Si je les revoyais aujourd'hui, tous ne conserveraient pas la moyenne.


Twilight
14 janvier 2009
Je suis allée voir ce film sans conviction, surtout parce que j'avais deux heures à tuer et que c'était le seul film correspondant à ladite tranche horaire. Tout dépend ensuite de quel point de vue on se place. En effet si on considère la cible visée -les adolescents-, c'est un très bon film. Une histoire à la Roméo & Juliette fantastique et romantique, mêlée d'action. Si on considère le point de vue un peu plus adulte, c'est un peu moins bien. Certes l'intrigue est bien menée, les acteurs sont agréables et les deux héros sont visiblement très complices, il y a quelques paysages magnifiques et cette vision des vampires est sympa et différente du mythe habituel. Mais, les dialogues sont mièvres, un peu sirupeux et assez cliché ; on ne peut pas dire que -pour parler vulgairement- ce soit très chaud alors que l'on aurait pu s'attendre à quelque chose de plus sexy, surtout pour une histoire de vampires ; les effets spéciaux sont très moyens ; les personnages secondaires auraient mérité que l'on s'attarde un peu plus sur eux.
Bref, on ne s'ennuie pas mais peut-être vaut-il mieux lire le livre, d'ailleurs, je vais certainement me laisser tenter.
Ma note : 6/10
Le déjeuner du 15 août
14 mars 2009
Gianni, la cinquantaine, un peu alcoolique, vit avec sa mère dans un grand appartement à Rome, où il s'occupe d'absolument tout : cuisine, ménage et courses. La copropriété veut les faire partir. Le syndic d'immeuble propose à Gianni un marché insolite : garder sa mère pendant le week-end du 15 août, contre l'effacement de leur dette et quelques billets. Le jour dit, Gianni voit arriver non seulement la mère d'Alfonso, mais aussi sa tante... Et c'est sans oublier la mère de son médecin...
Je m'attendais à un film enlevé, dynamique, très italien. Je me retrouve avec un petit film sympa, sans plus, qui fait souvent sourire mais jamais rire. Certes les petites vieilles sont parfois charmantes, souvent horripilantes (on comprend pourquoi Gianni boit un petit blanc toutes les cinq minutes) et l'acteur principal semble plein de tendresse pour elles mais cela ne suffit pas.
Ma note : 6/10
Coco
26 mars 2009
Je m'attendais à tellement mieux ! Oui il y a quelques répliques vraiment très drôles, oui on sourit souvent. Mais c'est trop, too much !!! Les décors sont trop, les acteurs en font trop (Manu Payet). Les scènes sont rarement drôles. Gad Elmaleh a fait nettement mieux que ce soit dans le scénario (à peu de chose près inexistant) ou dans le jeu (il faut qu'il arrête de faire L'oréal avec ses cheveux c'est insupportable!) même si je l'aime bien et que dans l'ensemble, il ne joue pas mal. Pascale Arbillot est juste, de même que le gamin. Une partie du scénario est sous exploitée et mal exploitée. Le personnage principal qui devrait être drôle est parfois ridicule, rarement touchant. La fin est bâclée, trop courte. Dommage
Ma note : 6/10
Safari
1 avril 2009
Richard Dacier, mis au pied du mur par des créanciers peu scrupuleux, doit emmener une malette au milieu de nulle part sous couvert d'organiser un safari. Se retrouvent touristes dans la mouise : un faux vrai couple (dont Valérie Benguigui très drôle), un nouveau Tanguy de 35 ans (Lionel Abelanski, le seul à être émouvant), une blonde que tout le monde croit connaître de quelque part, oui mais où ? et un jeune homme débrouillard (David Saracino à suivre).
Les paysages sont magnifiques, la musique accompagne bien, certains dialogues sont très drôles, certaines situations aussi (Omar avec l'accent québécois). Certains effets spéciaux sont ratés, l'humour manque de finesse -et pourtant je suis bon public. Kad Merad, que j'avais adoré dans Je vais bien ne t'en fais pas, n'est pas toujours crédible. Les ficelles sont grosses, l'histoire prévisible et peu originale. Bref pas ennuyeux, assez drôle mais pas assez drôle et ... je ne sais pas il manque quelque chose. Qu'il est agaçant parfois le cinéma français!
Ma note : 6/10
Jeux de pouvoir
1 juillet 2009
Stephen Collins, député, préside le comité qui enquête sur les agissement d'une société privée de défense. Lorsque sa jeune assistante meurt dans des circonstances mystérieuses, sa carrière est sérieusement menacée. Cal McAffrey, journaliste chevronné et ami de longue date de Collins, est chargé par sa rédactrice en chef, d'enquêter sur l'affaire. Avec une jeune journaliste, Della Frye, McAffrey tente de démêler l'écheveau compliqué de cette affaire.
C'est du déjà vu, la plupart des rebondissements sont prévisibles soit dès le début, soit au fil du déroulement du film qui est servi par une musique dont la qualité est en dents de scie. Le film est assez lent, excepté à la fin où cela ressemble vraiment à un thriller. Le tout est criblé de clichés : la scène du parking, les personnages : la rédactrice en chef (très bien campé par Helen Mirren), le politicien coureur et lâche (Ben Afleck, plutôt insipide), le journaliste en quête de vérité à la vie privée mouvementée et au grand cœur (excellent Russell Crowe) et la jeune et séduisante débutante aux dents longues (Rachel Mc Adams, pas mal). Au final un suspens assez moyen.
Ma note : 6/10
Non ma fille tu n'iras pas danser
4 septembre 2009
Depuis qu'elle s'est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Il lui reste à affronter le pire : l'implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur: sa mère très autoritaire et intrusive, sa sœur qui pense à quitter son mari, son père un peu excentrique...
Les points faibles : quelques longueurs, quelques scènes inutiles, notamment la scène du conte breton qui est longue et n'apporte strictement rien au film, en plus de couper son rythme. Le personnage de Léna, mère possessive, fusionnelle, ne sait pas ce qu'il veut ou plutôt veut tellement tout qu'elle n'a rien. Elle finit par agacer. Le fils semble plus mature que la mère qui se débat dans... dans je ne sais pas quoi et qui ne s'en sort pas on ne sait pas pourquoi. Et, je sais que je me répète mais : à quand une fin française qui clot réellement un film? Une fin qui signifie quelque chose et qui serait cohérente avec le personnage principal.
Les points forts : De très beaux paysages bretons, de bons acteurs (notamment Marina Foïs, Marie-Christine Barrault et Julien Honoré), de l'humour (quelques répliques drôles), des engueulades crédibles.
Ma note : un petit 6/10
PS : j'ai vue cette critique sur allociné et je l'ai trouvée certes trop sévère sur le film mais tombant juste à propos d'une certaine caste du cinéma français dont ce film fait partie : Le Film Verbeux Français a pour ingrédients: des gens entre 30 et 40 ans, ayant des parents vieillissant mais toujours amoureux et des enfants beaucoup plus sages qu'eux. Ils habitent Paris mais vont souvent se ressourcer et s'engueuler avec leurs frères et sœurs dans une maison familiale située dans un charmant coin de province. Les femmes sont névrosées, les hommes dilettantes. Et surtout ils parlent, ils parlent, ils pleurent pas mal aussi. Leurs propos sont superficiels et plombants mais le réalisateur les croit profonds et pétillants.
Divorces !
14 octobre 2009
Valentine et Alex sont mariés, avocats tous les deux, spécialistes des affaires familiales. Dans l'exercice de leur profession, ils défendent le divorce du XXIème siècle : à l'amiable, loin des vases casés et des atroces scènes de ménage de la génération précédente (oui parce que partager les meubles en se les jetant à la tête, ça fait très XXe... siècle). Jusqu'au jour où, par faute d'un banal adultère, leur couple vole en éclats. Et la réalité du divorce les rattrape : fini les beaux discours, place à la guerre...
Et c'est le principal point drôle du film : quels coups bas vont-ils inventer pour se pourrir le divorce? C'est drôle (sauf une scène où je me suis sentie à un peu mal à l'aise parce qu'elle vire au dramatique sordide façon remake de massacre à la tronçonneuse), quelques trouvailles (et malgré l'humour à deux balles le nom du chien). Malgré quelques clichés, certaines situations sonnent justes et Pascale Arbillot est géniale. F-X Demaison surjoue parfois un peu, Juliette Arnaud est sous exploitée, les seconds rôles -les gamines mises à part- sont bof, ça manque d'émotions et la BO passe inaperçu.
Ma note : 6/10 bof, vraiment
Lucky Luke
21 octobre 2009
Au cours de sa mission à Daisy Town, la ville qui l'a vu grandir, pendant laquelle il doit nettoyer la dite ville de ses criminels, Lucky Luke, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", va croiser Billy The Kid, Calamity Jane, Pat Poker, Jesse James et Belle...
Points faibles : c'est au 12 000ième degré et il faut pouvoir rentrer dedans. c'est parfois surjoué. Je ne suis pas fan de Lucky Luke mais cela ne correspond pas à l'idée que je me fais de la BD, humour trop potache, aucun suspense (c'est vraiment très prévisible), pas vraiment de scénario, des méchants aux dialogues particulièrement niais et un Lucky Luke au diapason.
Points forts : De bons acteurs qui ne s'en sortent pas si mal vu les dialogues, notamment S. Testud en Calamity Jane. Une excellente BO vraiment sympa. De beaux paysages. Et si le 2nd degré passe, c'est très drôle, on rit beaucoup.
Ma note: 6/10
Twilight : tentation
21 novembre 2009
Abandonnée par Edward, qui s'en va pour une raison inexpliquée, Bella ne s'en relève pas. Pour combler son vide affectif, Bella court après le danger et prends des risques de plus en plus inconsidérés. Jacob, l'ami discret et indéfectible, la protège. Mais peu à peu elle réalise l'ambigüité de ses sentiments.
Les moins : Comme dans le précédent, certains dialogues sont mièvres et cliché. Les effets spéciaux se sont un peu améliorés mais ce n'est toujours pas le top. Les personnages secondaires sont encore laissés de côté alors que leur développement aurait peut-être rempli le film dont la première partie est relativement plate (on est au bord de l'ennui). ça manque vraiment d'action ou simplement d'intrigue pendant les 3/4 du film. Et le maquillage des vampires est plus (trop) blanc que dans le premier.
Les plus : La BO est sympa et les paysages sont toujours aussi superbes. Les acteurs sont tous bons, les filles sont jolies, les garçons sont mignons (Pattinson a gagné en sex-appeal, mais je ne suis pas fan de Lautner). Les Volturis sont intéressants (Sheen et Fanning sont excellents) et auraient mérité plus ample développement. Le film gagne en intérêt à partir du retour d'Alice (Ashley Greene, pétillante et charmante) et du départ en Italie. C'est aussi enfin un peu plus chaud, disons plus tendu. Les seuls effets spéciaux vraiment sympas sont ceux concernant les loups.
Ma note : 6/10
R.T.T. // vraiment pas fatigant, assez divertissant //
9 décembre 2009
Tout va parfaitement bien pour Arthur, sorte de ravi de la crèche responsable d'un magasin de sport, jusqu'au jour où Florence, sa compagne depuis cinq ans, lui annonce sans préavis qu'elle le quitte pour un autre, qu'elle va épouser à Miami. Il n'est certes pas invité, mais sa décision est prise : il ira à ce mariage. Au même moment, Emilie Vergano réalise d'une main de maître un vol de tableau dans un célèbre musée parisien à l'aide de chatons très mignons. Arthur et Emilie vont alors se croiser à l'aéroport de Paris et ne vont plus vraiment se quitter pour une raison assez simple. Ce dernier va alors être embarqué dans une aventure qu'il n'avait pas, mais pas du tout, prévu...
Les moins : La trame est convenue, ce n'est pas hilarant ni très piquant. Le personnage de Kad Merad est parfois un peu lourd, certaines scènes tombent à plat de même que certaines blagues.
Les plus : Mélanie Doutey est excellente, pétillante et ravissante. On sourit beaucoup même si on ne rit pas. Quelques trouvailles : le duo de flic village people, le duo mené pour une fois par une femme, Manu Payet est pas mal en flic débordé par sa femme enceinte hystérique. Des scènes d'action sympa, on ne s'ennuie pas. C'est une comédie d'action sympathique pas fatigante assez divertissante.
Ma note : 6/10

Supercondriaque

Romain Faubert est un homme seul et hypocondriaque. Il a comme seul ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui est au bord de la crise de nerfs car le malade imaginaire est difficilement gérable. Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Pour cela, il veut l’aider à trouver la femme de sa vie. Mais découvrir la perle rare qui sera capable de le supporter n'est pas simple.


Je m'attendais à un film moyennement drôle avec un scénario pourri. Supercondriaque est un film vraiment très drôle, parfois hilarant, avec un scénario tiré par les cheveux, limite burlesque qui tacle les hypocondriaques qui rendent impossible la vie de leurs proches bien sûr mais aussi l'image de l'homme viril. Les rebondissements s'enchaînent, les rires aussi, la salle riait beaucoup. Les acteurs s'en donnent à cœur joie, Kad Merad est excellent, Judith El Zein est hilarante, Danny Boon en fait trop, parfois c'est presque agaçant (trop de cris et de grimaces). Le générique du début est très bien fait et original. Ce film met de bonne humeur mais n'est pas inoubliable.

7,5/10

Mes 14 tops de 2010

Pas d'énorme coup de de cœur mais deux gros et un paquet de petits, d'où une liste un peu longue.


L'arnacoeur // excellente comédie romantique, légère et drôle qui met de bonne humeur //
mercredi 17 mars 2010

Alex est briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse. Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?

Les moins : C'est prévisible (mais une comédie romantique qui finit mal est n'est pas une comédie romantique). Quelques invraisemblances.

Les plus : Un couple d'acteurs extra : Romain Duris, bon danseur, est un charmant séducteur gaffeur, Vanessa Paradis, toujours pleine de charme, de charisme et de grace, est une future mariée en plein doute crédible. Julie Ferrier et François Damiens sont loufoques à souhait. Héléna Noguerra est une nymphomane très encombrante (et réaliste) ; Andrew Lincoln est le gendre idéal. Le film est rythmé, plein de d'humour, de légèreté, de romantisme (la scène dirty dancing). La BO est top. Et, soyons chauvin, c'est français ! et aussi bon que les Américains pour une fois.

Ma note : 9,5/10

Lullaby for Pi // mélancolique, poétique et émouvant //
samedi 11 décembre 2010

Sam, libraire le jour et musicien la nuit, perd la femme de sa vie, Joséphine, et de fait, le sens de son existence. Jusqu’à sa rencontre incongrue et quelque peu loufoque avec une jeune femme mystérieuse, Pi, qui devient synonyme de renaissance : pendant que Sam reprend goût à la vie et à la musique, Pi déchiffre la part du mystère qu’elle porte en elle. Une étrange relation se noue entre eux à travers la porte d’une salle de bains…

Les moins : Quelques clichés (la peinture sur les mains pendant tout le film, la chanson qui réapparait...).

Les plus : Rupert Friend est extrêment séduisant en jazzman désespéré au grand coeur. Clémence Poésy déploie tout son charme et sa fragilité. Tous deux sont très charismatiques. Les seconds rôles sont bien utilisés et à propos (Whitaker, Ward, Wayne Callies). Les décors sont sympas et la photographie superbe. La musique est comme un personnage, elle est au coeur du film, arrange les problèmes, les crée, apaise... elle colle aux scènes, les renforce. Les dialogues sont bien écrits. Le scénario est original, tendre et drôle, profond et léger à la fois. Le rythme est lent mais on ne s'ennuie jamais, il convient au film qui est subtil. Pour une fois dans une belle histoire d'amour, il y a aussi une belle histoire d'amitié.

Ma note : 9,5/10

Agora // effrayant de proximité avec le monde actuel //
lundi 11 janvier 2010

IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...

Les moins : On entre difficilement dedans au début. La coupure centrale casse de façon désagréable le rythme. Je doute du respect de la réalité historique mais je ne pense pas non plus que ce soit le but ni l'intérêt du film. C'est un peu déprimant.

Les plus : Les acteurs sont formidables, notamment Rachel Weisz, Max Minghella, Oscar Isaac, Ashraf Barhom... La reconstitution est belle, les costumes beaux et la BO efficace. Il y a de belles prises de vue. Le film est nuancé, aucun manichéisme là dedans (toutes les factions sont violentes et veulent convaincre les autres). Il montre un beau portrait de femme moderne voulant protéger le savoir et la liberté, éprise d'astronomie et de maths, aimée et admirée par ses disciples. Ses interrogations sont plausibles et ne cassent pas le rythme. Il dénonce implacablement le fanatisme et les extrémismes de toute sorte. Le parallèle avec le monde actuel est évident et effrayant tant le monde ne semble pas avoir changé en 1500 ans ! Je trouve détestable que l'on s'en prenne sans raison aux arts et aux sciences. Quand les hommes s'en prennent à la liberté des individus, à la condition des femmes (bizarrement c'est systématique) et qu'ils interprètent des écrits comme cela les arrangent plutôt qu'en respectant leurs principes (pardon, bonté, pitié chrétienne ou juive en l'espèce), c'est là qu'ils deviennent dangereux. Moralité : tolérance et respect sont les meilleurs armes contre le fanatisme.

Ma note : 9/10

Adam // jolie bluette pas si niaise que ça //
jeudi 14 janvier 2010

Adam est brillant, passionné d'astronomie mais est atteint du syndrome d'Asperger. Disons qu'il a quelques problèmes de communications et avec les changements -tiens ça me rappelle quelqu'un. Lorsque son père avec qui il vivait meurt, il essaye de s'adapter à sa nouvelle existence et fait la connaissance de Beth, sa nouvelle voisine.

Les moins : La fin n'est pas celle que je voulais (je ne dois pas être la seule dans ce cas).

Les plus : Une jolie BO. Deux acteurs principaux -Rose Byrne et Hugh Dancy- formidables et de bons seconds rôles (Peter Gallagher et Amy Irving). On s'attache aux personnages, notamment à Adam qui est très touchant. Beaucoup de sourires dus à un humour léger, aucune lenteur, un bon scénario (suspense jusqu'au bout -même au début du générique en ce qui me concerne). Le message n'est pas seulement la relation aux autres, à la différence et à la difficulté de conjuguer les deux (l'amour normal quoi) mais aussi la capacité qu'à l'autre de nous faire évoluer.

Ma note : 9/10

Shutter Island // excellent thriller psychologique //
mercredi 24 février 2010

En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ?

Les moins : On met quelques temps à se mettre dedans, notamment à cause de la mauvaise qualité des effets spéciaux sur le ferry. La vérité est très tôt pressentie. La musique est parfois trop présente et trop sentie. L'histoire est différente de ce qui est présenté dans la bande annonce, seule l'ambiance reste.

Les plus : Leonardo Di Caprio -avec quelques kilos en plus qui lui vont bien- livre une époustouflante prestation d'acteur, à la fois émouvant, touchant, crédible en flic hanté par la mort de sa femme et la libération de Dachau. Les seconds rôles -Ruffalo, Williams, Kingsley, Von Sydow- sont excellents. Le scénario est bien construit, vraiment haletant, parfois un peu flippant. L'univers visuel, glauque et oppressant, est très bien rendu. Le suspense tient bien. La réplique finale est imprévisible et percutante.

Ma note : 9/10

An Education // sensible, drôle, intelligent //
mardi 2 mars 2010

1961, Angleterre. Jenny, seize ans, élève brillante, se prépare à intégrer Oxford. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé qu'elle va tout remettre en cause. Dans un monde qui se prépare à vivre la folie des années 60, elle découvre la vie, l'amour, Paris, et doit choisir son avenir.

Les moins : Parfois l'image est de mauvaise qualité et floue, notamment dans les scènes d'intérieur. Prévisible en général même si personnellement je n'ai pas deviné ce qui la fait tiquer dans la boîte à gants.

Les plus : Une excellente BO, une belle reconstitution, un scénario subtile et intelligent qui livre un divertissement certes mais aussi une réflexion à propos de la femme et de son évolution dans les 60's, des répliques drôles. D'excellents acteurs : Carey Mulligan en jeune fille cultivée prête à tout découvrir est épatante, Peter Sarsgaard en séducteur gendre idéal à tendance canaille, Alfred Molina en père old school complètement dépassé par sa fille et le bouleversement social qui pointe le bout de son nez, Emma Thompson en directrice sévère, Rosamund Pike en ravissante et adorable idiote (les études de lettres).

Ma note : 9/10

Remember me // percutant //
vendredi 9 avril 2010

Tyler, 22 ans, est en rébellion contre son père et la société suite à un drame familial. Après une violente altercation avec un policier, il décide de se venger en séduisant la fille de celui-ci. Mais Ally a elle aussi un lourd passé (scène d'ouverture très réaliste) et il va tomber fou amoureux (évidemment). Ce qui ne devait être qu'une plaisanterie cruelle se transforme vite en une histoire qui les marquera à jamais...

Les moins : Quelques clichés et stéréotypes (le meilleur pote blagueur looser par ailleurs sympathique), quelques flottements.

Les plus : Des acteurs convaincants : Emilie de Ravin, fragile, lumineuse et paumée, Robert Pattinson, très paumé, le sourire pourtant charmeur, avec la rage au cœur et pourtant beaucoup de tendresse, Lena Olin, Chris Cooper, Ruby Jerins (l'attachante petite sœur), Tate Ellington, Pierce Brosnan en seconds rôles crédibles. L'ambiance est bien rendue par des lumières souvent glauques. La musique soutient la tension croissante de la fin du film, bien sûr on sait que ça va mal finir, oui mais pas de la façon dont on croyait. Le final est bluffant : le film prend toute son ampleur à la fin, avec le recul. L'humour reste présent, c'est souvent drôle même si les thèmes soulevés sont durs, c'est émouvant sans tomber dans le pathos.

Ma note : 9/10

The countess // prenant, brillamment exécuté //
mercredi 21 avril 2010

A la mort de son mari, la comtesse Erzsébet Bathory se trouve à la tête d’un vaste domaine et d’une immense fortune. Aidée de sa confidente, Anna Darvulia, elle devient la femme la plus puissante de la Hongrie – dictant ses conditions jusqu’au roi lui-même. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse mais celui-ci l’abandonne. Certaine d’avoir été délaissée car elle n’était plus assez jeune et belle, elle sombre progressivement dans la folie. Suite à un accident, elle se persuade que le sang de jeunes vierges lui rend sa beauté. Débute alors une série d’actes sanglants, ou n'est-ce que manipulation et complot ? …

Les moins : C'est un peu long à démarrer.

Les plus : Julie Delpy est saisissante : tour à tour cruelle puis désespérée. Elle est secondée par un excellent William Hurt et un parfaitement écœurant Sebastian Bloomberg. Les costumes et la reconstitution, sobres, sont superbes. On assiste à l'histoire d'amour assassinée de cette femme brillante et fière puis à sa descente aux enfers. Le sujet est très bien traité, laissant planer toute l'ambiguïté sur le personnage de l'inquiétante comtesse Bathory : femme de tête victime d'un complot ou folle sanguinaire ? Une intéressante question est posée : ceux qui racontent l'histoire, ceux qui la font, disent-ils toujours la vérité sur notre passé ?

Ma note 9/10

Tamara Drewe // drôle, rafraîchissant, anglais //

mardi 20 juillet 2010

Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les coeurs, Tamara Drewe n'est pas tant le personnage principal du film mais l'élément déclencheur des petits et grands drames de ce petit village anglais. Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara .

Les moins : Quelques légères longueurs. La fin est prévisible, ça manque un peu de piquant.

Les plus : D'excellents acteurs dont Gemma Arterton qui est excellente. Des paysages superbes, une bonne B.O. L' idée de départ est originale. La galerie de personnages est attachante, drôle, parfois agaçante ou détestable. Les personnages ne sont pas aussi caricaturaux qu'ils peuvent en avoir l'air : le rockeur n'est pas si égocentrique que ça, la femme d'écrivain parfaite pas si parfaite, l'écrivain volage pas si insensible... Il y a beaucoup d'humour, subtilement mêlé d'ironie et d'irrévérence comme Stephen Frears sait si bien le faire; les dialogues sont percutants.

Ma note : 9/10

Inception // fabuleux, à voir absolument //
lundi 26 juillet 2010

Dom Cobb est le meilleur dans le domaine de l’extraction : c'est à dire l'appropriation des secrets d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver ses enfants – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception : l'implantation d'une idée dans l’esprit d’un individu.Ce n'est pas impossible, Cobb le sait, il l'a déjà fait. Mais il cache un lourd secret à son équipe qui pourrait mettre celle-ci en danger.

Les moins : Si on réfléchit vraiment après le film, on peut noter quelques légères incohérences mais je ne suis même pas certaine qu'un second visionnage ne permettrait pas de les expliquer. L'inception pose un véritable problème éthique qui n'est pas assez traité dans le film. J'aurais préféré une fin plus définie et un plus grans développement des personnages secondaires. Peut-être que le film aurait pu être plus long.

Les plus : une pléiade d'excellents acteurs : DiCaprio, Cotillard, Page, Murphy, Gordon-Levitt, Hardy, Watanabe. La musique colle au film, les images sont vraiment belles, les effets spéciaux sont absolument magnifiques et techniquement réussis. Le scénario est assez novateur, imprévisible ; s'il est compliqué, il est tout à fait compréhensible. L'humour ne manque pas, l'action non plus ; il y a également une belle histoire d'amour et un joli clin d'oeil à La môme. Le film dure 2h30 mais il est assez intense, la tension est presque permanente.

Ma note : 9/10


The town // excellent polar //
vendredi 24 septembre 2010

Doug MacRay, leader de facto d’une bande de braqueurs, est contraint, après la courte prise d'otage de la directrice de la banque, Claire Keesey, de s'assurer de leur impunité. Bien sûr ils vont tomber amoureux, bien sûr, ce ne sera pas si facile.

Les moins : La réalisation, comme le scénario, ne fait pas preuve d'une grande originalité. Et si on cherche vraiment, Affleck n'a pas de charisme malgré sa plastique.

Les plus : Le scénario est excellent, intelligent, réaliste, préservant le suspense jusqu'à la fin et montre un point du vue, certes pas novateur, mais plaisant. Ben Affleck, Rebecca Hall, Blake Lively, Jon Hamm, Jeremy Renner campent des personnages attachants, agaçants ou carrément horripilants avec crédibilité et brio. Affleck se révèle bon réalisateur, avec de beaux plans de la ville et plus particulièrement de Chalestown, qui est un personnage à part entière, oppressante et impossible à quitter, et des cascades plutôt visibles. La musique est sympa. La violence est très présente mais réaliste et logique au fond. La psychologie des personnages n'est pas mal aboutie. Il n'y a pas de temps mort, on ne s'ennuie pas un instant et on regrette presque que cela finisse.

Ma note : 9/10

Les petits mouchoirs // drôle, émouvant, réaliste //
lundi 25 octobre 2010

A la suite de l'accident de Ludo, sa bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Les moins : Quelques longueurs alors que la fin aurait mérité un traitement plus long et laisse un goût d'inachevé.

Les plus : L'excellente interprétation des acteurs, tous crédibles, naturels et complices -qu'on aime ou qu'on déteste leur personnage- porte le film. Mention spéciale à Marion Cotillard qui fait si bien passer les émotions, le rire comme les larmes, à Gilles Lellouche charismatique en dragueur compulsif confronté à ses sentiments, François Cluzet, excessif, complètement barré, ainsi que Benoit Magimel, touchant dans sa détresse. La B.O., toujours à propos et pleine de peps et les superbes paysages de bords de mer soulignent le propos et le contraste entre apparence et réalité. Le scénario, très bien écrit, tout en subtilité, sans lourdeur, s'appuie sur des répliques percutantes et drôles. L'émotion passe bien, elle n'est pas mélo ni guimauve mais terrible de réalisme. L'intrigue, si elle n'est pas révolutionnaire, est bien menée même si, parce qu'il raconte les vacances de cette bande de potes, il ne se passe pas grand chose mais il ne se passe rien pendant les vacances des gens et c'est, au fond, ce que raconte ce film : les gens. Guillaume Canet nous parle très bien d'amitié et d'amour et de la difficulté d'être amis ou de s'aimer.

Ma note : 9/10

PS : A ceux qui trouvent qu'il y a trop de pathos à la fin, imaginez ce que vous ressentiriez à leur place ou diriez à propos de votre meilleur ami ou amour de jeunesse. A peu de chose près la même chose non ?

Mother and child // mélancolique, pertinent, sensible //
jeudi 25 novembre 2010

Karen est tombée enceinte à l'âge de quatorze ans, elle a abandonné l'enfant. C'était il y a trente-cinq ans... Aujourd’hui, Elizabeth, sa fille, est une brillante avocate si indépendante qu'elle refuse de s'engager dans une relation qu'elle soit amicale ou amoureuse. Elle n'a jamais tenté de retrouver la trace de sa mère biologique jusqu’au jour où elle tombe enceinte. De son côté, Lucy voit enfin son rêve d'adopter un enfant se réaliser.

Les moins : Le film est un peu lent, un peu plus d'humour n'aurait pas été de trop.

Les plus : Annette Bening, Naomi Watts, Kerry Washington, Samuel L Jackson sont tous excellents, sobres et expressifs. La musique et sympa, les décors aussi. Au début, les scènes sont courtes et passent trop vite entre les différents personnages mais très vite, on est pris dans l'histoire. Le scénario, s'il n'est pas novateur, est traité avec subtilité et réalisme. L'émotion est présente mais pas de guimauve ni de misérabilisme. Les dialogues sont justes et le sujet -la maternité et son 'impact- universel.

Ma note 9/10

Love and other drugs // drôle, sexy et émouvant //
jeudi 30 décembre 2010

New York, les années 90. Jamie est un jeune commercial redoutable dont l’assurance - et le physique avantageux - sévissent aussi bien auprès des femmes que dans l’univers implacable de l’industrie pharmaceutique. Maggie, jeune femme très séduisante et furieusement indépendante, comme Jamie, fuit l’engagement émotionnel, mais pour des raisons très différentes. Elle est atteinte d’une maladie chronique et a décidé de vivre uniquement au jour le jour.

Les moins : Le début n'a pas la même intensité dramatique que la 2nd partie du film. Le sujet de la maladie aurait peut-être mérité un traitement un peu plus approfondi et toutes les scènes torrides ne sont pas utiles.

Les plus : Jake G et Anne H sont excellents, à la fois émouvants, séduisants et comiques. Leur plastique sert le film sans devenir vulgaire, leur complicité est évidente, ils forment un couple attachant et moderne. Les seconds rôles, du frère geek au médecin cinglé sont de bons soutiens comiques.Les scènes de sexe ne sont pas gênantes et tant mieux parce qu'elles sont nombreuses tout en restant soft. Les dialogues sont savoureux, la déclaration d'amour est l'une des plus jolies de ces dernières années. La BO est sympa, la photo soignée. Peu ou pas de mélo : ça change. L'histoire commence par le sexe puis l'amour intervient. C'est assez réaliste mais reste léger. La critique du système pharmaceutique américain sous-tend tout le film et parait percutante.

Ma note : 9/10

PS : et oui mesdemoiselles, même avec la tremblote, on peut choper Jake G.!!!