samedi 15 mars 2014

Pourquoi je n'irai pas voir Monuments Men

En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…
 
 
Plusieurs raisons. Que voici :
- Un synopsis plein de superlatifs -du genre des types merveilleux, vont sauver l'Art, grâce à leur géniale intelligence et à leur charisme de dingue en évitant, les balles et les chars-, c'est suspect. Et ça m'agace parce que ça laisse présager une histoire manichéenne, "cucul la praline", avec du sentiment dégoulinant, une grosse scène tire-larmes et un final à la gloire des héros et des États-Unis.
- J'ai vu la bande annonce (150 fois un peu près, j'exagère à peine). Il m'a semblé que George Clooney cabotinait à mort et que Jean Dujardin sur-jouait. De surcroît, il s'auto-double mal.
- Une amie dont les goûts sont proches des miens n'a pas aimé du tout. Elle s'est ennuyée et a trouvé certains éléments peu crédible.
- Certaines critiques auraient dû adorer ce film or j'en ai lu plusieurs pas terribles et plutôt déçues. Alors je ne suis pas accro aux critiques presse mais parfois elles sont significatives.
- Les critiques spectateurs d'Allociné sont très moyennes, ce n'est guère encourageant.
J'en oublie peut-être mais voilà les principales raisons pour lesquelles je n'irai pas voir Monuments Men.
 
 

mercredi 12 mars 2014

Fiston

Depuis son plus jeune âge, Alex est amoureux de Sandra Valenti. Aujourd’hui, il lui faut un plan infaillible pour pouvoir enfin l’aborder. Il décide de s'adjoindre les services d'Antoine Chamoine qui presque 20 ans auparavant, a séduit Monica, la mère de Sandra.
 
Fiston porte sur la transmission et joue sur l'écart de générations et l'opposition apparente des caractères. Malgré de trop nombreux clichés et facilités, on rit assez souvent, notamment grâce à de bons dialogues, quoique parfois avec un peu de gêne. Frank Dubosc en fait des tonnes, surjouer l'impassibilité dédaigneuse, c'est encore surjouer. Kev Adams a encore du boulot pour devenir acteur mais il n'est pas si mal ; disons qu'il profite de sa bonne bouille mais qu'il n'est pas vraiment crédible en séducteur. L'un des plus gros problèmes du scénario, c'est sa prévisibilité : au bout de cinq minutes, je savais déjà comment finirait le film. Il y avait plus et mieux à faire avec un tel pitch de départ.
5/10

lundi 10 mars 2014

Tais-toi, je t'en prie

J'avais entendu parler de Raymond Carver comme du roi de la nouvelle. Moi qui suis très fan de celles de Stephen King, cela faisait un moment que je m'étais dit que je devrais essayer. Voilà qui est chose faite. Mon choix s'est porté sur Tais-toi je t'en prie, un recueil de nouvelles souvent courtes.


 
 
Raymond Carver, Jr. (1938 - 1988), est un écrivain américain. Également poète, il est avant tout considéré comme un nouvelliste de premier plan. Marié très jeune, il exerce plusieurs petits boulots, il suit aussi des cours dans plusieurs universités. Dans les années 1970 et 1980, sa carrière d'écrivain ayant enfin décollé, Raymond Carver enseigne dans diverses universités. Alcoolique, il cesse de boire en juin 1977 grâce aux Alcooliques anonymes. Il divorce en 1982 et se remarie en 1988 avec la poétesse Tess Gallagher avec qui il vit depuis 1979. Il décède quelques semaines plus tard. Ses nouvelles remportent plusieurs prix (O. Henry Award). 
 
Je sais qu'il est de bon ton d'adorer Carver qui est décrit comme le pape de la nouvelle. Eh bien moi, je déteste, ou du moins j'ai détesté ce livre. A vrai dire, c'est le premier livre depuis très longtemps que je ne finis pas. C'est trop décevant.
Carver évoque la classe moyenne inférieure, voire la classe ouvrière. Il vous plonge dans leur univers en quelques phrases, je l'admets volontiers. Cet auteur a une belle plume, une prose minimaliste mais expressive. Il parvient sans mal à peindre une scène réaliste.
Ce qui cloche ? La chute. Une bonne partie de l'intérêt d'une nouvelle réside dans sa chute. Il faut qu'elle claque, qu'elle soit un choc. Chez Carver, elles sont en effet choquantes mais pas pour les bonne raisons. Il n'y a pas une chute dont j'ai saisi le sens ou la portée. Elles tombent comme un cheveu sur la soupe ou sont bizarres, voire incompréhensibles. Je ne suis, à tout le moins, pas sur la même longueur d'onde que l'auteur car j'aurais besoin d'une explication pour chaque nouvelle.
Ce défaut m'a gâché tout le plaisir lié à la lecture du corps de la nouvelle. Chacune me conduisait à une autre déception de plus en plus agaçante. Au final, cette lecture s'est révélée frustrante.
Je ressayerai peut-être plus tard, dans quelques années. Je serai mieux à même d'appréhender la totalité du talent de Carver.
 
3/10


 

dimanche 9 mars 2014

300 : la naissance d'un empire

Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, le dieu-roi, et Artémise, à la tête de la marine perse.
On prend 300 (qui est concomitant) et on recommence : scènes de combat violentes et graphiques, sang qui gicle, femmes rares mais fortes, soldats musclés et courageux et chef adoré aux discours galvanisants. On ajoute la construction de l'unité grecque. Eva Green est géniale, elle apporte son talent et son charisme à son personnage de guerrière impitoyable. Sullivan Stapleton est mignon mais moins charismatique que Gerard Butler, son jeu est agréable. Lena Headey est impériale, comme toujours. Rodrigo Santoro campe un Xerxès fascinant dont on apprend les origines. Les effets spéciaux sont impeccables mais la 3D semble avoir été peu à peu ignorée par le réalisateur car de moins en moins intéressante. De plus, elle amène parfois un léger flou de l'image. Les combats, pas toujours bien visibles, sont enthousiasmants, la musique les accompagne parfaitement. Le résultat est outrancier, historiquement discutable, doté d'un scénario peu épais, parfois drôle ou émouvant, toujours jouissif.
8/10