vendredi 21 mars 2014

Situation amoureuse : c'est compliqué

À trente ans, Ben est sur le point d'épouser Juliette. Tout se complique quand il recroise Vanessa, la bombe du collège qui ne l'avait jamais regardé. Elle est de retour à Paris et ne connaît, aujourd'hui, que lui…


Le film est loin d'être inoubliable mais il est sympa. On sourit souvent des situations compliquées dans lesquelles Manu Payet se laisse entraîner par lâcheté. Il évoque avec légèreté et parfois un brin de loufoquerie le couple, le mensonge, les vieux fantasmes, la famille. Il est épaulé par deux atouts charme et talent : Anaïs Demoustier et Emmanuelle Chriqui. Les seconds rôles sont rigolos mais pas forcément très réalistes. avec un tel thème, le film aurait pu et aurait gagné à être plus piquant. C'est peu original, joyeux, léger. Bref c'est sympa mais ça ne sort pas des sentiers battus et rebattus.

6/10

mercredi 19 mars 2014

3 days to kill

Ethan Renner, agent secret, doit renoncer à sa carrière pour raison de santé. Il veut se rapprocher de sa femme et sa fille longtemps tenues à distance. Alors que les retrouvailles s'amorcent, on lui confie une dernière mission. Le tout dans un Paris de carte postale bien sûr.
Le film est un mélange de scènes d'action efficaces et et de scènes intimistes mêlant humour et émotion. Kevin Costner retrouve un rôle de tueur impassible et de père aimant mais maladroit qui semble lui convenir à merveille. Hailee Steinfeld est une peste charmante, Amber Heard une garce très sexy. Effets spéciaux honorables et bonne complicité entre les comédiens. Le scénario est sympa, les dialogues souvent drôles quoique peu surprenants. D'ailleurs l'ensemble du film donne une forte impression de déjà-vu même si on le regarde avec plaisir. Une bonne série B qui divertit et donc remplit son contrat. Il ne faudrait pas lui en demander plus.
7/10

mardi 18 mars 2014

Un week-end à Paris

Un couple anglais vient à Paris fêter leurs trente ans de mariage. Ils redécouvrent la ville, mais aussi l’humour, la fantaisie, et le plaisir d’être ensemble.
 
Le week-end (titre anglais) est un film mélancolique, parsemé d'humour noir. On y retrouve la superbe Lindsay Duncan et le discret Jim Broadbent, qui jouent sur du velours. Ils échangent répliques acerbes et mots d'amour, parfois dans la même phrase, parfois avec le sourire, toujours entre complicité et amertume. Ils se font des reproches, se détestent, se retrouvent, essaient de s'aimer, tant bien que mal, alors que les années ont passé, l'amour peut-être aussi. Le film, souvent drôle, parfois embarrassant, traite du vieillissement, de l'envie d'autre choses, des rêves enfuis, de l'amour aussi et surtout. Il souffre de baisses de rythme mais aussi de scènes parfois étranges, ou tournant en rond, peut-être dues à la volonté d'être proche du réel. C'est léger mais ça laisse une impression d'inachevé, sans doute parce que ça s'agite beaucoup sans résultat.
6,5/10

dimanche 16 mars 2014

Patéma et le monde inversé

Après une catastrophe écologique, la terre se trouve séparée en 2 mondes inversés ignorant tout l'un de l'autre. Dans le monde souterrain, Patéma, adolescente espiègle et aventurière rêve d'ailleurs. Sur la terre ferme, Age, lycéen mélancolique, a du mal à s'adapter à son monde totalitaire. Le hasard va provoquer la rencontre des 2 adolescents en défiant les lois de la gravité.


Le film ayant quasiment le même pitch de départ que Upside Down que j'ai vu début 2013, j'ai voulu voir Patéma et comparer. Visuellement, Patéma propose une animation très moyenne, cela ressemble aux mangas de mon enfance et de mon adolescence. Cela a un petit effet madeleine de Proust mais c'est insuffisant, d'autant que la voix originale de la gamine est horripilante. La réalisation reprend de nombreux codes du cinéma classique -ralentis, plans panoramiques...- mais l'image n'est pas assez belle pour s'y attarder sans but même si le paradoxe de gravité est bien traité. L'idée est intéressante et traitée de façon philosophique (Qu'est-ce que la différence ? D'où vient l'altérité ? ...) mais un peu naïve. Les personnages sont attachants, le dictateur un peu envahissant, dommage qu'il n'ait pas été approfondi, de même que le système totalitaire. Les enjeux sont peu développés, seulement esquissés. Alors que la musique est lourdement descriptive pendant tout le film, j'aurais aimé une fin plus explicative car la solution est un peu trop confuse.

6/10