mercredi 9 avril 2014

Divergente

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant : elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.

Dans la même veine sombre de Hunger Games, Divergente réalise une jolie performance. Le monde présenté est non seulement clivé, mais aussi ultra-violent (cf l'entraînement des Audacieux) et plein de manipulateurs. L'iniquité de ce système apparait très rapidement et connait un contre exemple éblouissant sur la fin. La métaphore est assez claire, un peu facile -trop ? Un peu plus de profondeur n'aurait pas été de trop. Les acteurs Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet, Jai Courtney, sont plutôt bons dans leurs rôles respectifs mais pas éblouissants non plus, notamment Winslet dont le personnage de fanatique glacé ne convainc pas totalement. Le suspense tient la route, la tension naît et se maintient malgré quelques longueurs lors de l'entraînement et les incohérences inhérentes au genre. Bref, quelques maladresses sont à déplorer. Les décors et costumes sont bien faits, l'action et les effets spéciaux bien réalisés. Certains combats sont vraiment chouettes et la scène du harnais est excellente. La B.O est bien pensée. Il semble cependant que les coupes et changements liés à l'adaptation au grand écran aient occulté une part de la psychologie et de la profondeur du livre -que je n'ai pas lu-. Le terrain est prêt pour la suite.

7,5/10


dimanche 6 avril 2014

47 rônin

Le seigneur Kira veut s'approprier la province d'Ako. A cette fin, il provoque la mort son seigneur, Asano, se fiance avec la fille de ce dernier et bannit ses samouraïs, faisant d'eux des rônin. Pour se venger et retrouver leur honneur, ceux-ci sont contraints de recourir à l'aide de Kai - un demi sang qu'ils avaient jadis renié.


Voilà enfin une 3D qui sert à quelque chose ! Visuellement superbe, le film est ponctué d'effets spéciaux bien réalisés avec une 3D vivante et interactive. La photographie est soignée et les costumes, notamment féminins, magnifiques. Les acteurs, Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kô Shibasaki, Tadanobu Asano, Min Tanaka et Rinko Kikuchi, notamment, sont bons et agréables à suivre. Certes, on est sans doute loin de la vérité historique et du mythe original, mais l'ajout de l'univers magique permet un beau visuel et une touche d'originalité. De plus, le réalisateur n'évite pas certaines facilités et invraisemblances (oui, un type qui passe un an au fond d'une oubliette peut sans problème faire une longue chevauchée et se battre comme si de rien n'était), ni même certains clichés. On peut regretter la narration en voix off du début, quelques minuscules baisses de rythme et un résultat final légèrement frustrant. Toutefois, ce film marqué par l'honneur, le courage et l'amitié, est plutôt élégant. Les scènes de combat sont belles et non dénuées d'un certain souffle épique qui parcourt le film et fait parfois naître une tension. 47 rônin a peut-être un petit côté régressif, une forme de plaisir coupable mais pourquoi se priver ?

8,5/10

Ps : Pourquoi faire apparaître en gros sur l'affiche l'homme tatoué alors qu'il n'a qu'un rôle de figurant avec à peine trois mots à dire pendant, allez, 10 secondes max ?