samedi 17 mai 2014

Godzilla

Une grosse bestiole avec une drôle de tête sème la désolation, poursuivie par une autre grosse bestiole avec un air de dinosaure, les deux étant pourchassées par des scientifiques et des militaires tandis qu'un type ne cherche qu'à rejoindre sa famille.


Je ne me souviens pas bien du film des 90's mais suffisamment toutefois pour m'apercevoir que le mythe a été sérieusement modifié. On est passé de la vilaine bêbête destructrice aux forces de la nature déséquilibrées par l'Homme. L'écologie est à la mode. Malgré des scènes d'action plaisantes et des effets spéciaux au top, le rythme subit de pénibles variations, la faute aussi aux invraisemblances et aux trop nombreux clichés qui font "sortir" du film. Les scènes de destruction et de combats sont vraiment belles. Les acteurs, Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Juliette Binoche, Ken Watanabe, Elizabeth Olsen, s'en tirent bien, sans étincelle cependant car leurs personnages sont inexistants. C'est beau mais un peu plus de scénario, ça aurait été mieux. Tout miser sur l’esthétique, c'est un peu juste, même le film se laisse plaisamment regarder.

6/10

jeudi 15 mai 2014

Sabotage

L'assaut du repaire d’un important cartel se révèle être un véritable braquage. Les agents de la DEA volent 10 millions qu'ils mettent en lieu sûr mais qui leur sont volés. Une enquête officielle est ouverte sur la disparition de l'argent. L'équipe se croit à l'abri jusqu’à ce que quelqu’un se mette à les assassiner les uns après les autres. Alors que les meurtres se multiplient, chaque membre de l’équipe devient un suspect.

 
Voilà un thriller musclé -carrément burné même- qui sait provoquer la tension mais se perd dans les méandres d'une intrigue foutraque ponctuée de dialogues bigrement vulgaires et de scènes singulièrement gores. Les scènes d'actions sont peu nombreuses mais bien réalisées. Arnold Schwarzenegger rempile pour un énième film d'action tendance 80's, de vengeance et de trahison dans lequel il tient le rôle d'un flic monolithique et paternaliste. Sam Worthington, méconaissable, tout comme Josh Holloway, a sans doute le seul rôle un peu émouvant du film. Les autres acteurs, Olivia Williams, Terrence Howard, Joe Manganiello, Harold Perrineau, Max Martini, font le job, efficacement mais sans apprêt. Mireille Enos est épatante en flic déjantée complètement survoltée. Ils campent une bande de cinglés, plus meute de loups que famille. Il y a trop de personnages pour que leur personnalité soit approfondie, c'est un peu frustrant. D'ailleurs tout ce film est frustrant : on sent le potentiel de cette série B un peu barrée mais il n'est pas exploité. On suit le film sans déplaisir mais cela ne mène nulle part.

4,5/10

mardi 13 mai 2014

Complètement cramé de Gilles Legardinier

J'ai découvert cet auteur grâce à ma sœur qui m'avait conseillé Demain j'arrête, que j'ai adoré. La semaine dernière, je me cherchais un truc marrant à lire dans le train, je suis tombée sur son nouvel opus : Complètement cramé, sorti il y a deux ans déjà.



Arrivé à un âge où presque tous ceux qu’il aimait sont loin ou disparus, Andrew Blake n’a même plus le cœur à orchestrer ses blagues légendaires avec son vieux complice, Richard. Sur un coup de tête, il décide de quitter la direction de sa petite entreprise anglaise pour se faire engager comme majordome en France, pays où il avait rencontré sa femme. Mais en débarquant au domaine de Beauvillier, rien ne se passe comme prévu… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et son caractère explosif, Manon, jeune femme de ménage perdue, Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, et même l’impressionnant Méphisto, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui croyait sa vie derrière lui va être obligé de tout recommencer…

Gilles Legardinier (1965 - ) a travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien, réalisé des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires. Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grands studios et aux scénarios, ainsi qu’à l’écriture de ses romans. Alternant des genres très variés avec un même talent, il s’est entre autres illustré dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et plus récemment dans la comédie, qui lui a valu un succès international avec Demain j’arrête ! (2011).
Je dois avouer que les premières pages m'ont un peu surprise : je m'attendais à hurler de rire immédiatement mais elles m'ont seulement fait sourire. Je ne m'attendais pas à cette pointe de mélancolie. Le duo Andrew / Richard, deux types ayant passé la soixantaine se faisant encore des blagues de gamins et se lançant des réparties aux petits oignons, m'a amusée et attendrie. Et puis, peu à peu, l'humour monte crescendo, jusqu'à ce que je me marre toute seule dans le train. Je devais avoir l'air intelligente, tiens !
Bien sûr, le lecteur devine immédiatement la fin et le fil rouge de l'intrigue. Ce qui est surprenant, c'est la cocasserie des rebondissements de plus en plus loufoques, complètement cramés en somme. Les personnages, décalés, un peu paumés, sont tous très attachants, différents mais proches dans leur extrême et douloureuse solitude. L'auteur pose sur eux un regard tendre mais non dénué de petites pointes acerbes. Andrew est sans doute un peu moralisateur, un peu chevalier blanc en armure sur son blanc destrier, ça peut agacer mais cela ne m'a pas dérangée.
L'écriture n'a rien de transcendant mais l'humour plaît. Outre les clichés franco-anglais, il faut accepter le parti pris de départ, sinon, ça ne passe pas tant c'est invraisemblable.
On peut reprocher un certain angélisme à Legardinier mais ça fait du bien. On savoure ce livre comme un bonbon juste un peu trop sucré, comme un plaisir régressif et réconfortant. C'est léger, drôle, pétillant et bisounours sur les bords, bref plein de charme malgré ses défauts.

7/10


Un certain Lucas de Julio Cortazar

Il y a quelques temps, un ami m'a parlé de cet auteur en m'en disant le plus grand bien. Peu après, je suis tombée sur ce livre sur un présentoir de librairie. Je n'ai même pas lu la quatrième de couverture avant de l'acheter.
Saviez-vous que les chats étaient des téléphones ? Que les tables lèvent le pied quand elles se retrouvent seules ? Que l’avenir de la natation sportive réside dans des piscines remplies de farine ? Et combien il est difficile de tuer l’hydre de nos obsessions et de conserver malgré tout quelque chose de soi ? N’osant s’autoriser l’autobiographie, Julio Cortázar utilise des subterfuges. Le voici qui nous offre un tour de Lucas en cinquante saynètes. Autant de courts textes qui lient la réflexion métaphysique à la farce et nous offrent la plus jouissive des leçons : comment faire un pied de nez au sérieux ?
Julio Florencio Cortázar Descotte (1914 - 1984) est un écrivain argentin, auteur de romans et de nouvelles, établi en France en 1951 et naturalisé français en 1981. Fréquemment malade pendant son enfance, il découvre la lecture, dont les œuvres de Jules Verne. Après des études de lettres et philosophie, restées inachevées, à l'université de Buenos Aires, il enseigne dans différents établissements secondaires de province. En 1932, grâce à la lecture d'Opium de Jean Cocteau, il découvre le surréalisme. En 1944, il devient professeur de littérature française à l'Université nationale de Cuyo. En 1951, opposé au gouvernement de Perón, il émigre en France, où il vivra jusqu'à sa mort. Il travaille alors pour l'UNESCO en tant que traducteur. Il traduit en espagnol Defoe, Yourcenar, Poe. Alfred Jarry et Lautréamont sont d'autres influences décisives. Cortázar s'intéresse ensuite aux droits de l'homme et à la gauche politique en Amérique latine, déclarant son soutien à la Révolution cubaine, tempéré par la suite, et aux sandinistes du Nicaragua.
L'œuvre de Julio Cortázar se caractérise entre autres par l'expérimentation formelle, la grande proportion de nouvelles et la récurrence du fantastique et du surréalisme. Si son œuvre a souvent été comparée à celle de son compatriote Jorge Luis Borges, elle s'en distingue toutefois par une approche plus ludique et moins érudite de la littérature. 
 Autant être honnête tout de suite, je n'ai pas fini le livre, aussi ma critique est-elle à prendre avec des pincettes étant donné qu'elle ne concerne que les cinq ou six premières nouvelles. Au début, j'ai cru que ce serait drôle et un peu surréaliste. Puis j'ai compris que ce serait totalement absurde et pas toujours clair, tant les métaphores employées se sont révélées brumeuses pour moi. Et ce n'était même pas drôle ! Je dois avouer que l'absurde n'est pas ma tasse de thé mais je n'ai rien contre le gentiment loufoque ou un brin de surréalisme. Dans Un certain Lucas, Cortázar va trop loin pour moi, je n'ai pas réussi à adhérer et donc à poursuivre ma lecture. Sans doute suis-je trop terre à terre. Pourtant, j'apprécie les nouvelles de Stephen King qui ne sont pas précisément ancrées dans la réalité.
Je n'ai pas grand chose à dire sur le style. Il ne m'a pas vraiment plu mais je ne saurais rien lui reprocher de particulier.
Je regrette de ne pas avoir terminé Un certain Lucas parce qu'en général je mets un point d'honneur à persévérer même lorsque la lecture n'est pas facile. Ce fut par exemple le cas avec le premier volume du Seigneur des Anneaux que j'ai fini à grand peine. Là, la lecture de ce livre m'ennuyait tellement d'avance que j'ai commencé à relire la saga Harry Potter, pour repousser la reprise du bouquin de Cortázar, c'était un signe. 
1/10  

lundi 12 mai 2014

The amazing Spiderman 2

Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être un super-héros n'est pas si facile. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.
La mise en place est extrêmement longue et tout le film est verbeux. L'action s'en trouve réduite à quelques scènes gonflées à bloc et spectaculaires où la 3D est plutôt sympa. Les effets spéciaux sont bien réalisés. Andrew Garfield renfile le costume avec humour et non sans efficacité mais reste un peu trop falot à mon goût. Emma Stone est charmante mais son rôle est réduit à celui d'une héroïne de romcom. Jamie Foxx campe un psychopathe presque touchant dans sa détresse. Dane DeHaan, dont le personnage de Bouffon Vert sera développé dans le prochain opus, joue un être trouble dont regrette le manque d'approfondissement. L'intrigue est faiblarde et ne développe pas ses sous-intrigues. J'ai eu l'impression de me trouver devant un premier opus présentant l'univers du super-héros. Certes le spectateur est diverti sur une bonne bande-son, mais j'en attendais plus et me suis parfois trouvée à la limite de l'ennui. Dommage. 

5/10