lundi 26 mai 2014

Maps to the stars

A Hollywood se télescopent les étoiles : Benjie, 13 ans et déjà star, son père, Sanford Weiss, auteur à succès et coach des célébrités, sa cliente, la belle Havana Segrand, qu’il aide à se réaliser en tant que femme et actrice, Agatha, une jeune fille devenue, à peine débarquée, l’assistante d’Havana et le séduisant chauffeur de limousine avec lequel elle se lie, Jerome Fontana, qui aspire à la célébrité. Mais alors, pourquoi dit-on qu’Hollywood est la ville des vices et des névroses, des incestes et des jalousies ? La ville des rêves fait revivre les fantômes et promet surtout le déchainement des pulsions et l’odeur du sang.

 
Point positif : l'affiche est belle. Sinon... Beurk ! Ce film est épouvantable ! Il est vain, creux, malsain, verbeux sans pourtant rien dire. Cronenberg a de surcroît choisit de hacher sa narration de façon visible : on passe d'une scène à l'autre sans transition et avec une bande-son coupée net. Malgré le talent indéniable des acteurs, Julianne Moore, primée à Cannes, en tête, on ne parvient pas à s'attacher à ces personnages cyniques, auto-centrés, égoïstes, cruels, cinglés, de l'actrice névrosée au gamin devenu star trop jeune qui vire sale con tête à claques, en passant par le coach gourou ou la mystérieuse assistante bien barrée. Ce n'est même pas drôle tant l'ambiance est lourde, poisseuse. Et puis les pseudos saillies humoristiques d'humour noir pipi-caca, non seulement je les ai trouvées vulgaires et inutiles mais en plus c'est du niveau d'un ado mal dégrossi. Schizophrénie, hallucinations, incestes (oui, au pluriel), pédophilie, meurtres, drogues, folie, dialogues d'une inutile crudité, rien, dans ce défilé sordide, n'est épargné au spectateur qui ne peut qu'assister à la chute de ces stars. Le tout, il faut le reconnaître, dans de très beaux décors. Youpi parce que les costumes sont souvent moches. C'est tellement too much que le propos perd en crédibilité. C'est d'autant plus dommage que la présentation de l'envers du décors (gourous, jalousies, drogues, magouilles, agents...) était plutôt intéressante. Et que dire de ces répétitions sans fin d'un poème d'Éluard ? Horripilant. On ressort un peu perturbé de la séance, tendu mais surtout déçu et agacé.

2/10

dimanche 25 mai 2014

X Men : Days of future past

Dans un futur proche où les Sentinelles ont exterminé une grande partie des mutants et de l'humanité, les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour empêcher Mystique de tuer le créateur des Sentinelles, acte qui initiera ce sombre futur.

 
Bryan Singer est de retour aux commandes des X Men et c'est tant mieux. Comme First Class, le film, ponctué de touches humoristiques, connaît quelques ralentissements qui ne parviennent pas à ennuyer car une véritable tension est créée, notamment grâce au talent d'une pléïade d'acteurs très en forme : Hugh Jackman, agréablement sobre, James McAvoy, fragile, Michael Fassbender, charismatique et ambigu, Jennifer Lawrence, magnifique et talentueuse, Nicholas Hoult, toujours attendrissant, Patrick Stewart et Ian McKellen que l'on retrouve avec plaisir, de même que Halle Berry, Ellen Page, Shawn Ashmore... Dommage que les nouveaux mutants qui apparaissent tiennent une si petite place alors que leurs pouvoirs étaient intéressants et contribuent d'ailleurs à une belle première scène. Les effets spéciaux sont superbes, l'esthétique et la photo soignées. Cet opus, encore une fois porté par une belle B.O, est bien plus sombre que le précédent, plus profond, assez cohérent avec des allers-retours dans le temps fluides, même lorsqu'ils sont télescopés. La réalisation est réussie avec quelques scènes marquantes, dont le ralenti de Quicksilver orchestré de main de maître. La suite promet beaucoup.

 
8,5/10