samedi 19 juillet 2014

Dragons 2

Harold et Krokmou découvrent le vaste monde et en profitent pour tester leurs possibilités. Au cours de l’une de leurs escapades, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix.


Je n'étais pas hyper enthousiaste à l'idée de voir ce film. On m'en avait parlé en bien, j'ai voulu tester, bien que je n'ai pas vu le premier opus. Bon point pour le film, il n'est pas gênant de ne pas avoir vu le précédent. En revanche, la voix off de début et de fin est agaçante. Dommage parce que le duo principal est attachant, le dragon a une bonne bouille et on a envie de le ramener à la maison. Le méchant, lui, est presque transparent, plus de charisme n'aurait pas nui. Le graphisme est particulièrement soigné, les détails visibles, l'animation fluide. Les scènes de vol sont spectaculaires, notamment lorsque de nombreuses créatures sont réunies. Sur une B.O sympa, le film est coloré, souvent marrant malgré un humour très enfantin (et le vocabulaire à l'avenant), avec une touche d'émotion, pas très subtil toutefois. Il constitue un joli conte initiatique, visuellement impeccable, mais au propos trop sage et conformiste.

7/10

jeudi 17 juillet 2014

Transformers, l'âge de l'extinction

Quatre ans après la quasi destruction de Chicago, une entreprise cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment au Texas, Cade Yeager découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres de la CIA, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

 
Les cinéphiles parmi mes amis vont crier au scandale, oui, je suis allée voir Transformers. Mea culpa. Qu'est-ce que c'est fun quand même ! Le film est quasiment entièrement constitué de scènes d'action dopées aux effets spéciaux de qualité dans des décors urbains ou naturels superbes sur une musique parfois grandiloquente. Sans oublier des super bagnoles. Certes, le scénario, ponctué d'humour plus ou moins efficace, n'est pas très épais, rempli de clichés et de personnages stéréotypés, mais si on allait voir Transformers pour le scénar, ça se saurait, non ? Le casting, renouvelé, de Wahlberg à Tucci en passant par Peltz, fait le job. Seul vrai bémol : c'est un peu long. On ressort la tête vide et l'esprit reposé. Une question demeure : sacrifier des innocents pour sauver une majorité, c'est mal quand on est le méchant, ça l'est moins lorsque l'on est un autobot en pleine castagne apparemment.

7/10

lundi 14 juillet 2014

On a failli être amies

Marithé, qui travaille dans un centre de formation, rencontre Carole, qui vit et travaille dans l’ombre de Sam, son mari, un chef étoilé. Carole est en pleine crise existentielle, au fond, Marithé, dont le fils quitte le nid, aussi. Marithé essaie d'aider Carole à se projeter dans une nouvelle vie. Sans arrière pensée ?
 
 
Encore une fois cette semaine, je suis surprise dans le bon sens. J'ai toujours un peu peur avant un film français. Qu'il soit trop orienté bobo, trop verbeux, qu'il se regarde le nombril, qu'il n'ait pas de fin correcte. Eh bien pas là. Si elle n'évite pas tous les clichés (le cuisinier forcément étoilé avec potager et serre par exemple), Anne Le Ny signe un film vraiment drôle, avec des punchlines qui tuent et des dialogues ciselés. Ses personnages sont réalistes, à la fois solaires et pleins d'ombres plus ou moins bien dissimulées. Le film évoque avec pudeur et sans expressivité inutile, dans des décors superbes, le couple, sa naissance, sa fin, la reconversion professionnelle, la crise de la quarantaine et bien sûr l'amitié. Karin Viard, toujours excellente dans l'ambivalence envieuse, Emmanuelle Devos, charismatique, parfaite dans la fragilité blessée mais pas soumise, et Roschdy Zem, sobre, forment un trio brillant, même si j'aurais choisi un acteur plus magnétique que celui-ci. Le ton est juste et sincère et le film savoureux et pétillant.
9/10

dimanche 13 juillet 2014

Jimmy's hall

1932 - Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre en Irlande pour aider sa mère à s'occuper de la ferme familiale. Suite aux sollicitations des jeunes du comté et malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis, il décide de rouvrir le "Hall", un foyer ouvert à tous où l'on danse, étudie, discute. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l'influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde. Les tensions refont surface.
 
Je m'attendais à un film social un brin moralisateur, tirant fort sur la corde du pathos et de la misère. Pas du tout. Malgré les événements graves qui s'y produisent et son classicisme, le film est plutôt gai, parfois drôle, toujours plein d'énergie, quoiqu'assez dépourvu de rebondissements, porté par une musique entraînante et beaucoup d'espoir. Léger et grave à la fois. Même si je regrette le caractère manichéen des personnages dressé sans nuance, ceux-ci sont interprétés avec talent, notamment par le charismatique Barry Ward. On s'attache à eux même si l'émotion reste en surface. Les paysages sont superbes, la reconstitution soignée. Loach, dont je vois pour la première fois une œuvre, a un talent et un goût certains pour les scènes de groupes et de danse dont il rend à merveille la sensation de foule et d'individualités. On ne peut qu'être frappé par le sujet : comment le fantisme religieux et conservateur peut conduire à la chute d'un homme bien intentionné dépassé par les événements. Le film raconte aussi l'Irlande rurale des 30's, déchirée par les dissensions, meurtrie par la crise économique et l'arbitraire, soumise à une Église intégriste et obscurantiste (cf Magdalene sisters) en pleine mutation vers la modernité.
8/10