vendredi 8 août 2014

Lucy

A la suite d'un enchaînement de circonstances, Lucy, étudiante à Taïwan, voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.


Déjà, il faut adhérer à l'idée de départ. Sinon, inutile d'y aller. J'étais plutôt ouverte, d'ailleurs, ça commençait bien. Après... Problème : beaucoup de blabla psychologico-philosophico-chiant et peu de vraisemblance. Besson pousse trop loin le délire et perd toute crédibilité. Beaucoup de belles images ajoutées mais elles semblent combler les vides d'un scénario dont la quasi totalité apparait dans la bande annonce, idem pour les capacités de la belle. Comme souvent, Besson ne manque pas de second degré et le film est souvent drôle. Scarlett Johansson campe efficacement l'héroïne bessonienne, belle, forte et fragile à la fois, déterminée. Dommage que son personnage ne soit pas plus fouillé. Les autres personnages d'ailleurs existent assez peu malgré des esquisses intéressantes. Les scènes d'action sont impeccables, de même que les effets spéciaux. J'ai regretté la -trop- grande violence de la course en voiture (pas mal de morts inutiles à mon avis). En revanche, la B.O est top. La fin tombe comme un cheveu sur la soupe, elle est trop brusque, un peu bâclée. Le résultat est distrayant mais j'en attendais plus.

6,5/10

lundi 4 août 2014

The raid 2

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son fils…. Mais on lui impose une nouvelle mission : infiltrer le syndicat du crime, où coexistent mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de Yuda, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d'Uco, le fils d'un magnat du crime indonésien.


J'avais aimé le 1er, le deuxième est encore mieux. Le scénario est toujours assez basique : deux groupes mafieux, un troisième qui veut s'implanter, des flics plus ou moins ripoux, un flic intègre lâché par sa hiérarchie. Par rapport au précédent, on gagne en diversité de lieux, de types de décors et d'armes, ainsi qu'une course poursuite du tonnerre. La B.O est aussi nettement meilleure, tout à fait percutante. Le début est un peu complexe à cause d'un montage non chronologique mais on finit par s'y retrouver. Mais la suite envoie du bois malgré quelques circonvolutions inutiles. Les combats sont bien filmés, magistralement chorégraphiés, violents et sanglants, jusqu'au gore parfois. Certains morceaux de bravoure m'ont rappelé Kill Bill vol 1. L'une des forces du film est de parvenir à faire exister les personnages secondaires en peu de scènes, notamment grâce à de bons comédiens. L'histoire du tueur à gages réussit à émouvoir par son aspect tragique alors qu'elle ne concerne qu'une petite partie du film. Le réalisateur sait faire monter la tension jusqu'au final. Le troisième semble prévu. Chouette !
 

9/10

dimanche 3 août 2014

La planète des singes : l'affrontement

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s'est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

 
Le mimétisme entre singes et humains a encore augmenté. Le singe devient presque un humain comme un autre, avec les mêmes travers. Dommage que la façon dont César a créé la communauté ne soit pas explicitée. Andy Serkis fait toujours merveille. Dommage que Jason Clarke n'ait pas le charisme de James Franco, d'autant que Keri Russel est charmante. Gary Oldman est largement sous-employé. Le propos aurait pu être intelligent mais est trop explicité. Car on parle beaucoup dans ce deuxième opus prévisible à la 3D inutile. On dirait que les leçons "pourquoi le fanatisme c'est mal", "pourquoi la haine c'est mal" (parce que ça conduit à la guerre et à la mort, ce qui est mal) sont expliquées aux enfants avec des dialogues à leur niveau. Les personnages sont stéréotypés : le meneur charismatique (vive Serkis), le traître revanchard, le militaire accro aux explosions, la ravissante infirmière. En revanche, les effets spéciaux sont parfaits : les singes ont l'air vrais, les scènes de combat sont magistrales. Le spectacle est assuré. J'aurais aimé mettre une meilleure note à ce film mais impossible, il prend trop le spectateur pour un imbécile malgré sa beauté formelle.

5/10