mercredi 20 août 2014

Nos étoiles contraires

Hazel Grace et Gus partagent un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer.
Vu la pub qui a envahi internet et les cinés, impossible de passer à travers le phénomène Nos étoiles contraires. Justement, j'ai une amie qui l'a lu et qui veut le voir, allez hop, on y va ! Et honte sur moi, j'ai succombé, j'ai pleuré, je me suis laissée embarquée dans l'histoire. Et je me suis retenue parce que ça aurait pu être pire. Je n'étais pas convaincue par la bande-annonce, d'autant que j'y avais décelé la fin et que les acteurs ne m'emballaient guère. Finalement, Shailenne Woodley et Ansel Elgort s'en sortent bien en restant sobres, leurs personnages, plein d'humour, sont attachants. Les seconds rôles (Nat Wolff, Willem Dafoe, Laura Dern, Sam Trammell, Lotte Verbeek) aussi d'ailleurs, bien qu'ils soient peu développés. Le propos sur le cancer n'est pas tout le temps tire-larmes malgré l'accumulation de clichés. Heureusement, il n'est pas seulement centré sur la mort, la peur de mourir et les déboires médicaux mais aussi sur l'oubli et ce que les proches vont devenir après le décès des deux ados. On est très touché par le comportement des parents. C'est romantique, plein d'émotions, et, contrairement à ce que je craignais, on évite plutôt bien le pathos grâce à un scénario bien écrit et drôle. En revanche, la musique appuie un peu trop le propos. La réalisation est classique -trop- mais on ne s'ennuie pas pendant ces 2h. Ce n'est pas transcendant, on s'en veut d'avoir pleuré, mais on reconnaît avoir passé un agréable moment.
7/10


dimanche 17 août 2014

Black storm

En une journée, la petite ville de Silverton est dévastée par une multitude de tornades sans précédent. Tandis que la plupart des gens cherchent un abri, d’autres se risquent à se rapprocher de l’œil du cyclone pour tenter d’immortaliser en photos cet événement exceptionnel.


Un film catastrophe bien mené quoique de façon classique. On retrouve les éléments habituels du genre : la famille avec tensions, les intrépides -voire inconscients- chasseurs de tornades, des incohérences, un scénario aussi faiblard que certains dialogues, une chance de tous les diables pour la plupart des protagonistes, l'amitié, l'amour, la famille et sans oublier la patrie et la foi en Dieu à la fin. Ce qui en fait un film efficace ? La qualité des effets spéciaux, si bien que parfois on se croirait en 3D et la tension que le réalisateur parvient à créer, notamment grâce à une pléiade d'acteurs plutôt justes, dont Richard Armitage, Sarah Wayne Callies et Max Deacon. Leurs personnages sont plutôt caricaturaux mais on se prend d'affection pour eux sans trop savoir pourquoi. L'ambiance est très bien restituée et on en a plein les yeux.

6,5/10