jeudi 28 août 2014

The salvation

1870, Amérique. Lorsque Jon tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.

The salvation est un western classique, à l'ancienne même, qui rappelle les grandes années Wayne ou Eastwood mais plus ancrée dans la réalité de l'immigration. Le pitch de départ : la vengeance, comme souvent. Du coup, ça manque un peu d'originalité et j'ai pu envisagé la fin, même si une grosse inconnue reste : Jon survit-il ? Parce que ce n'est pas certain, ce ne serait pas la première fois que notre élégant danois nous claquerait entre les doigts. Mads Mikkelson, impeccable, campe un cow-boy imperturbable doté d'un sang-froid imparable et pourtant capable d'émouvoir. Il le fait très bien mais il ne faudrait pas qu'il se laisse cantonner dans ce registre. Eva Green use de sa beauté et de son air farouche avec talent. Son personnage de femme intelligente, capable de s'adapter et de tirer parti de toute situation aurait pu être plus longuement traité parce qu'il est très intéressant. Mikael Persbrandt, qui interprète le frère du malchanceux héros, apparaît assez peu mais parvient à exister en peu de phrases. D'ailleurs, le film est plutôt taiseux, la musique n'est jamais envahissante mais toujours au plus près de l'intrigue. Jeffrey Dean Morgan est un peu transparent malgré son rôle de chef de gang psychopathe, un acteur plus charismatique aurait sans doute mieux fait. Le rythme n'est pas vraiment trépidant mais la tension se maintient du début à la fin. Au passage, le générique dans la gare est top et la longue scène de la diligence excellemment réalisée. Le film est violent, cependant, pas de violence démonstrative ou sanguinolente, l'impact psychologique n'en est que plus important. Le film s'arrête souvent sur la nature de ce Far West sauvage. Un soin particulier a été apporté aux lumières mais aussi aux ombres. Ce qui frappe aussi, c'est la passivité des habitants du coin et des autorités, tous, à de rares exception près, sont d'une lâcheté terrifiante et criminelle.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8,5/10

lundi 25 août 2014

SMS

Alors que sa maison est inondée et qu'il doit ramener son fils malade à la maison, Laurent reçoit un SMS destiné à son épouse. Il se fait voler son portable et court derrière le voleur. Lorsqu'il revient, son fils a disparu. C'est le début d'un enchaînement de catastrophes qui conduira -entre autres- Laurent à être suspendu par une cheville au dessus du vide.


Une seule question s'impose à la sortie du film : mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? C'est n'est ni une comédie ni un drame ni une comédie dramatique, ni, ni... bref, ce film est impossible à classer. Pourquoi ? Eh bien c'est simple, on ne ressent guère d'empathie envers les personnages, pas vraiment d'émotions et on ne rit pas. Il peut arriver que le spectateur laisse échapper un sourire de temps à autres. Toutefois, le film est porté par une belle bonne humeur et l'énergie de Guillaume de Tronquédec dont la prestation est impeccable. Tous les autres acteurs sont des faire-valoir le temps d'une apparition, dommage. Seule émerge Géraldine Pailhas. La critique de l'utilisation intensive des nouvelles technologies est survolée à gros traits. Si le film ne manque pas précisément de rythme, celui-ci étant soutenu par une B.O rock un peu trop bruyante à mon goût, l'accumulation de catastrophes finit par lasser, d'autant plus qu'elles sont convenues malgré les invraisemblances. Tout cela manque en revanche cruellement de saveur et de sens comique.

4/10

dimanche 24 août 2014

Expendables 3

Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, l'un des fondateurs des Expendables devenu traficant d'armes. Barney décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et engage de nouveaux équipiers. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech.


Revoilà notre bande de gros bras préférée. Ils tiennent la forme, toujours près à vanner et donc à nous faire marrer. Le méchant est même un peu moins manichéen que les précédents. Dommage, cet opus, quoique très divertissant, est moins performant que ses prédécesseurs. L'image a toujours du grain, les scènes d'action ne sont pas toujours très lisibles. Le scénario est inexistant -enfin ça, on le savait avant-. Je ne sais pas si c'est la traduction, le doublage ou les dialogues qui sont mauvais (ou les trois à la fois ?) mais le millième degré ne passe pas aussi bien qu'avant. Beaucoup de cascades, d'effets spéciaux (quelques incrustations pas top), les combats sont moins diversifiés que dans les premiers du fait de l'utilisation massive d'armes à feu diverses et variées qui ne sont jamais déchargées et bizarrement déviées quand ce sont les méchants qui tirent. Je veux de la vraie bonne baston à mains nues. La déconne, ok, le film de potes, super, leur complicité est visible, l'ajout de petits nouveaux sympathiques et pas désagréables à regarder, génial, le retour de certains vieux de la vieille, cool, sauf pour le personnage de Banderas qu'il faut absolument flinguer au début du prochain (il ne faudrait pas abuser de l'accumulation, sinon ce sera l'overdose), mais attention à la forme quand même.
 

6/10