mardi 21 octobre 2014

Balade entre les tombes

Ancien flic, Matt Scudder est désormais un détective privé sans licence. Engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver ceux qui ont enlevé et assassiné sa femme avec une rare violence, Scudder découvre que ce n’est pas le premier crime sanglant qui frappe les puissants du milieu…


Je m'attendais à un film d'action. Erreur. Il s'agit d'un thriller très noir. La première scène est convenue mais le générique trompeur. On croit que c'est une chose, c'en est une autre, terrible. Ce renversement met immédiatement dans l'ambiance. Ce sera sombre et tendu, pendant tout le film, notamment grâce à deux sociopathes particulièrement inquiétants : David Harbour et Adam David Thompson sont ravis de vous présenter leur petite boutique des horreurs et de vous faire froid dans le dos. Liam Neeson est bon mais ne sort guère du rôle du héros traditionnel, le type mélancolique plein de sang froid qui aide le gentil gosse insolent -Briand Bradley, mignon. On retrouve avec plaisir Dan Stevens, méconnaissable en brun moustachu, campant un personnage intéressant. L'enquête est bien construite, même si je ne suis pas certaine d'avoir compris le rôle exact de la police dans cette affaire. Le suspense tient pendant tout le film, quoi que la fin soit prévisible et décevante.

8/10
 

lundi 20 octobre 2014

Le labyrinthe

Quand Thomas reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons au centre d'un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Il n’a plus aucun souvenir du monde extérieur, à part d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D. En reliant certains fragments de son passé, avec des indices qu’il découvre au sein du labyrinthe, Thomas espère trouver un moyen de s’en échapper.


Grace à l'immersion immédiate dans l'ascenseur avec Thomas, le spectateur est tout de suite dans l'histoire, en empathie avec les personnages, du moins certains, littéralement happé. Leur psychologie est bien rendue, même si elle est parfois basique. Pourtant, on trépigne presque tant on voudrait comprendre, en savoir plus, entrer dans le labyrinthe et voir ce qu'il y a dedans. On se surprend à pencher la tête en même temps que Thomas. Même si j'ai vite compris une partie de l'intrigue et de son explication inspirées par Sa majesté des mouches, Cube, Lost, entres autres, tout un pan reste dans l'ombre, même à la fin de cette première partie. Le pourquoi reste mystérieux. Il y a du déjà-vu dans ce film, on ne peut le nier, mais c'est du déjà-vu attractif, enthousiasmant. Dylan O'Brien est sympathique, il a une bonne tête de héros. Will Poulter a tellement la tête de l'emploi que c'en est cruel. Thomas Brodie-Sangster, Ki Hong Lee et Blake Cooper complètent ce casting plutôt au niveau, parfois attachant, mais qui ne fait pas d'étincelles. Teresa est, pour le moment je l'espère, complètement sous-exploitée. Les effets spéciaux sont impeccables et les scènes d'action bien fichues. Le rythme tient la route, la tension va croissant, bref, le film, malgré ses défauts, est convaincant. A suivre.
7,5/10 
 

dimanche 19 octobre 2014

White bird in a blizzard

Kat Connors a 17 ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu’elle découvre au même moment sa sexualité, Kat semble à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l’affecter profondément et l’amener à s’interroger sur elle-même et sur les raisons véritables de la disparition de sa mère…
 
 
Ce film est d'abord un film d'ambiance. Dès le début, et malgré un décor aseptisé et pimpant, le réalisateur instille une atmosphère glauque au possible, si bien que je me suis sentie vaguement mal à l'aise pendant toute la projection. Il décortique les relations de couple, de parents à enfant, enfin à ado. L'ado en question est une drôle de fille qui passe son temps à traiter son père de lavette et sa mère de cinglée sans jamais cesser de les défendre, enfin quand elle ne parle pas de sexe. Ou n'y pense pas. Shailene Woodley est excellente en ado un peu paumée qui feint une assurance qu'elle n'a pas vraiment. Eva Green, sublime, est parfaitement glaçante en mère tirée à quatre épingles qui s'ennuie, refuse de vieillir et jalouse sa fille jeune et jolie avec tout l'avenir devant elle, alors qu'elle-même a gâché sa vie. Son personnage est de loin le plus intéressant. Christopher Meloni -mon Dieu rasez-moi cette moustache- campe avec plus de pertinence que je ne l'aurais cru un père et mari effacé, avec une petite voix, mais dont on ne parvient pas à percer les motivations. Le choix d'une réalisation distanciée avec voix off fait perdre une bonne partie de potentiel émotionnel du film.
5/10