mardi 18 novembre 2014

Love is strange

Après 39 ans de vie commune, George et Ben décident de se marier. Mais George se fait subitement licencier. Du jour au lendemain, le couple n'est plus en mesure de rembourser le prêt de son appartement new-yorkais. Contraints de vendre et déménager, ils vont devoir compter sur l'aide de leur famille et de leurs amis. Une nouvelle vie les éloignant l'un de l'autre, s'impose alors dans leur quotidien.


C'est un petit film indépendant qui parle avec sincérité de la famille et de l'amour. Il est très doux, mélancolique, tendre, émouvant. Émouvant sans gros plans tape-à-l'œil, ça change. toute la mise en scène est d'ailleurs élégante et feutrée. Dans certains plans, on remarque un joli travail sur la lumière (même si dans la dernière scène, elle n'est pas utilisée au mieux). Les deux acteurs principaux Alfred Molina et John Lithgow sont géniaux, crédibles en vieux couple qui se passe de mots pour se comprendre. Leurs personnages sont très attachants. Marisa Tomei apporte une touche féminine et énergique à ce film qui aurait pu être plus rythmé. La société des artistes new-yorkais est intelligemment dépeinte en filigrane. Le film, quoique d'une tonalité douce-amère, est parsemé d'humour. On rit avec les personnages et pas des personnages. Je regrette que la fin ne traite pas la situation de tous les personnages alors que leurs soucis ont été exposés. Le scénario est un poil léger même si je comprends le parti pris.

7/10

dimanche 16 novembre 2014

Quand vient la nuit

Bob Saginowski, barman solitaire, suit d’un regard désabusé le système de blanchiment d’argent basé sur des bars-dépôts – appelés « Drop bars » - qui sévit dans les bas-fonds de Brooklyn. Avec son cousin et employeur Marv, Bob se retrouve au centre d’un braquage qui tourne mal. Il est bientôt mêlé à une enquête qui va réveiller des drames enfouis du passé...


The drop -le vrai titre- est un petit thriller d'atmosphère, celle des quartiers malfamés de Brooklyn. Peu ou pas d'action mais de la tension. L'intrigue est très prévisible, disons que le scénario ne fait pas appel à l'intelligence du spectateur. D'ailleurs, le scénario aurait pu être plus étoffé. Tom Hardy est parfait en type pataud, calme, une force tranquille, mais avec un peu trop de sang-froid pour être aussi gentil qu'il y paraît. Je l'ai trouvé attachant. Certes, le mignon petit chien aide. Noomi Rapace joue avec beaucoup de douceur la jeune femme en détresse, heureusement, elle ne passe pas son temps à hurler ou à pleurer. Le regretté James Gandolfini campe avec le talent qu'on lui connaît le type amer et louche. Matthias Schoenaerts a droit au personnage le plus barré du film, un psychopathe qu'il rend inquiétant sans qu'il soit vraiment violent. Un peu plus d'ambition et d'ampleur n'aurait pas nui.

6,5/10