mardi 25 novembre 2014

Hunger games : la révolte partie 1

Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.


Je ne me souviens pas très bien du 2 que je n'ai pas revu depuis sa sortie en salle mais une partie m'est revenue au fil des dialogues, au passage pas assez ciselés, frôlant parfois le ridicule (en partie à cause d'un doublage douteux), et j'ai pu suivre le film sans peine. encore une fois, Jennifer Lawrence m'épate par sa capacité à provoquer l'empathie, on ressent les émotions de Katniss. Elle est impeccablement secondée par une pléiade de seconds rôles : Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks (pétillante), Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman (irremplaçable, ce qui risque de poser problème pour la 2ème partie), Donald Sutherland, Natalie Dormer. Cet opus joue plus sur les stratégies et manipulations politiques et médiatiques que sur les scènes d'actions, moins nombreuses, mais tout aussi efficaces, que dans les précédents films. Cependant, certaines scènes semblent tournées caméra à l'épaule, c'est sans intérêt visuel et agace plus qu'autre chose. Pourtant les effets spéciaux sont de qualité. Il est aussi question d'engagement, de choix et de responsabilité, thèmes centraux de la saga. Cet opus de transition aurait cependant gagné à être plus dense. J'attends la dernière partie avec, je l'espère, plus de combats et un final explosif.

7,5/10
 

 

dimanche 23 novembre 2014

Respire

Charlie, lycéenne de 17 ans asthmatique plutôt discrète. Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme. Sarah choisit Charlie. C'est le début d'une amitié intense.

C'est l'histoire d'une jeune fille un peu effacée qui se trouve confrontée à une jolie fille extravertie et compliquée, de leur amitié toxique teintée de violence sous-jacente. L'atmosphère du film épouse leur relation, d'abord joyeuse, pleine de vie, ensoleillée, avec des couleurs vives, puis de plus en plus oppressante. Mélanie Laurent a soigné la photographie, les paysages, la lumière mais manque un peu d'audace. Joséphine Japy est parfaite, portrait en creux d'une ado ordinaire. Pour une fois, la représentation de l'asthme, rapidité d'action de la ventoline mise à part, est proche de la réalité. Lou de Laâge explose littéralement en garce charismatique et manipulatrice. Isabelle Carré campe quant à elle une mère paumée mais aimante. Les émotions de Charlie sont transmises au spectateur avec efficacité et sincérité et les lycéens sont traités avec plus de justesse que dans certains films évoquant un certain microcosme du XVIème parisien. La mécanique de manipulation passionnelle est bien montrée. Quelques scènes sont un peu trop apprêtées, trop esthétisantes. En terme de rythme, les deux premiers tiers sont bien faits, le troisième est moins convaincant. Même si j'avais compris l'intrigue dès le début, le dénouement est surprenant.

7,5/10