samedi 17 janvier 2015

Souvenirs de Marnie

Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…

Quel dommage qu'il soit question de fermer les studios Ghibli ! Ils produisent pourtant des films d'animation d'une qualité incroyable, tant scénaristiquement que visuellement.
Il est ici question d'une ado sombre, un peu révoltée, qui est envoyée respirer le bon air de la campagne (elle est asthmatique et un poil dépressive) chez sa tante et son oncle, un couple de débonnaires sympathiques. Elle y rencontre Marnie, jeune fille mystérieuse avec qui elle vit une amitié exaltée. Ici pas de créatures fantastiques ou de sorcières mais un marais et la campagne japonaise si chère à Miyasaki, beaucoup de mystère, de poésie et de tendresse. Les personnages sont très attachants et le fin mot de l'histoire dévoilé à la fin. Le film aborde des sujets graves : solitude, mal-être, deuil, transmission. On se demande même un moment si Anna n'est pas folle. D'ailleurs il faut éviter d'emmener les tout petits qui n'y comprennent rien (je le sais, celui derrière moins posait des questions à ses parents tout le temps). Esthétiquement, c'est superbe. Le dessin est précis mais garde sa grâce, les couleur sont magnifiques. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas cessé de pensé à Princesse Sarah. Peut-être à cause du côté un peu mélo. Pas de révolution mais une œuvre poétique, mélancolique, émouvante.

9/10
 


lundi 12 janvier 2015

Palmarès des Golden globes 2015

Hier ont été remis les golden globes du cinéma et de la télévision.
Les Golden Globes (littéralement « Les Globes d'or »), ou formellement les Golden Globe Awards, sont des récompenses de cinéma américaines décernées chaque année depuis 1944 par la Hollywood Foreign Press Association (HFPA). Ils récompensent chaque année les meilleurs films, les meilleures œuvres de fiction télévisuelles et les meilleurs professionnels du cinéma et de la télévision américains.
La première cérémonie des Golden Globes a eu lieu en 1944, dans les studios 20th Century Fox. En 1950, la Hollywood Foreign Press Association a pris la décision de créer un prix spécial qui reconnaît les contributions exceptionnelles dans l'industrie du divertissement. Ce prix a été nommé Cecil B. DeMille Award, en l'honneur du réalisateur et producteur américain Cecil B. DeMille. Reconnaissant l'impact que les films d'animation ont eu sur l'industrie cinématographique, la Hollywood Foreign Press Association a annoncé en 2006 la création du Golden Globe du meilleur film d'animation, pour la première fois décerné lors de la 64e cérémonie. Les revenus du gala a permis à la HFPA de donner des millions de dollars à des organismes de bienfaisance liés au divertissement, ainsi que des bourses de financement et de financer divers programmes de promotion du cinéma et de la télévision.
Comme je n'ai pas vu -ou pas encore vu- la plupart des films nommés, mes commentaires seront plus que succincts.
Meilleur film dramatique
Boyhood
Imitation Game
Selma
Une merveilleuse histoire du temps
Foxcatcher

Meilleure comédie ou comédie musicale
Birdman
The Grand Budapest Hotel
Into the Woods
Pride
St. Vincent
Je n'ai vu que le gagnant qui m'avait déçue par rapport au précédent Anderson, quoique je l'ai trouvé sympa.

Meilleur réalisateur
Richard Linklater pour Boyhood
Alejandro Gonzalez Inarritu pour Birdman
Wes Anderson pour The Grand Budapest Hotel
Ava DuVernay pour Selma
David Fincher pour Gone Girl
Meilleur scénario
The Grand Budapest Hotel
Gone Girl
Birdman
Boyhood
Imitation Game
Je n'ai vu que les deux premiers. Le scénario retors de Gone girl, bien qu'il soit une adaptation, me paraissait très intéressant.
Meilleur film d'animation
Les Nouveaux Héros
La Légende de Manolo
Les Boxtrolls
Dragons 2
La Grande aventure Lego
Meilleur film en langue étrangère
Force Majeure
Le procès de Viviane Amsalem
Ida
Leviathan
Mandariinid
Meilleure musique de film
Une merveilleuse histoire du temps
Imitation Game
Gone Girl
Birdman
Interstellar
Meilleure chanson
Big Eyes
Selma
Noé
Annie
Hunger Games
Meilleure actrice dans un drame
Felicity Jones dans Une merveilleuse histoire du temps
Julianne Moore dans Still Alice
Rosamund Pike dans Gone Girl
Reese Witherspoon dans Wild
Jennifer Aniston dans Cake
Meilleur acteur dans un drame
Steve Carell dans Foxcatcher
Benedict Cumberbatch dans Imitation Game
Jake Gyllenhaal dans Night Call
David Oyelowo dans Selma
Eddie Redmayne dans Une merveilleuse histoire du temps
Qu'est-ce que j'ai hâte de le voir ce film !

Meilleure actrice dans une comédie ou comédie musicale
Amy Adams dans Big Eyes
Emily Blunt dans Into the Woods
Helen Mirren dans Les Recettes du bonheur
Quvenzhané Wallis dans Annie
Julianne Moore dans Maps to the Stars
Meilleure acteur dans une comédie ou comédie musicale
Ralph Fiennes dans Grand Budapest Hotel
Michael Keaton dans Birdman
Bill Murray dans St. Vincent
Joaquin Phoenix dans Inherent Vice
Christoph Waltz dans Big Eyes
Meilleur acteur dans un second rôle
Robert Duvall dans The Judge
Ethan Hawke dans Boyhood
Edward Norton dans Birdman
Mark Ruffalo dans Foxcatcher
J.K, Simmons dans Whiplash
Meilleure actrice dans un second rôle
Patricia Arquette dans Boyhood
Jessica Chastain dans A Most Violent Year
Keira Knightley dans Imitation Game
Emma Stone dans Birdman
Meryl Streep dans Into the Woods
Et le palmarès télévisuel :
Meilleure mini-série ou téléfilm
Fargo
Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm
Billy Bob Thornton dans Fargo
Meilleure actrice dans une série comique ou musicale
Gina Rodriguez dans Jane the Virgin
Meilleure série comique ou musicale
Transparent
Meilleur acteur dans un second rôle dans une série, un téléfilm ou une mini-série
Matt Bomer dans The Normal Heart
 
Meilleure actrice dans un second rôle (série, téléfilm ou mini-série)
Joanne Froggatt, Downton Abbey saison 4
Meilleur acteur dans une série comique ou musicale
Jeffrey Tambor dans Transparent
Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm
Maggie Gyllenhaal dans The Honourable Woman
Meilleure série dramatique
The Affair
Meilleur acteur dans une série dramatique
Kevin Spacey dans House of Cards
Meilleure actrice dans une série dramatique
Ruth Wilson dans The Affair


Queen and country

1952. Bill Rohan a 18 ans et l’avenir devant lui. Pourquoi pas avec cette jolie fille qu’il aperçoit sur son vélo depuis la rivière où il nage chaque matin ? Mais il est appelé pour effectuer deux années de service militaire en tant qu’instructeur dans un camp d’entraînement pour jeunes soldats anglais en partance pour la Corée. Bill se lie d’amitié à Percy, un farceur dépourvu de principes avec lequel il complote pour tenter de faire tomber de son piédestal leur bourreau : le psychorigide Sergent Major Bradley.

 
Je ne m'attendais pas du tout ça et j'ai été très agréablement surprise. Une fois passée la première scène qui ne sert à rien si on n'a pas vu Hope and Glory, on découvre Bill, un jeune homme qui espère que l'armée l'aura oublié. Bah non. Plutôt sage, il se lie avec un trublion et tombe amoureux d'une ravissante jeune femme vraiment très compliquée. Les personnages sont traités avec tendresse mais sans complaisance. Callum Turner est touchant dans son rôle qui aurait pu être agaçant parce que trop sage au début. On s'attache à ce grand dadais dépassé par les événements. Caleb Landry Jones a une palette de jeu extrêmement variée. David Thewlis surprend (dans le bon sens) dans un rôle tellement à contre-emploi que j'ai eu du mal à le reconnaître. Tamsin Egerton, superbe, campe à merveille l'enquiquineuse de service. Vanessa Kirby et Aimee-Ffion Edwards sont épatantes. Le film parle de l'entraînement -lacunaire- des soldats dans les années 50, de l'armée, de la jeunesse confrontée à l'autorité, d'amitié, de famille et d'amour. Sur un ton tantôt vraiment drôle et impertinent, tantôt touchant, il traite de choses graves. Les scènes passées sur l'île bénéficient de la beauté du paysage et d'une lumière au top. Cela m'a fait penser au Grand Meaulnes, par sa poésie, sa mélancolie et son charme désuet. Je crois que je tiens ma pépite anglaise de l'année (ça m'avait manqué ces deux ou trois dernières années).

9,5/10