samedi 24 janvier 2015

Une merveilleuse histoire du temps ou The theory of everything

1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. Il tombe amoureux d’une étudiante, Jane Wilde. Mais le jeune homme se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en deux ans. Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps.
Je ne connaissais pas l'histoire de cet homme et tout ce qui concerne la physique m'est complètement hermétique. D'ailleurs, il n'est que peu question de physique dans ce film, il y est surtout question d'amour, de courage, d'abnégation. Abnégation car Jane mettra ses propres ambitions entre parenthèses pour soutenir son mari et élever leurs enfants. Felicity Jones explose dans ce rôle d'épouse solide et aimante. Eddie Redmayne, sobre, exceptionnel même, parvient à épouser tous les stades de la maladie tout en restant incroyablement lumineux. Ils sont tous les deux particulièrement attachants. Bien sûr, le film est émouvant, sans trop de pathos, mais aussi drôle car Hawking a beaucoup d'humour. Il ne traite guère l'aspect médical et pratique de la maladie -crainte d'effrayer le spectateur ? D'ailleurs, son travail postérieur à l'aggravation de la maladie est à peine évoqué, c'est très dommage. La réalisation n'évite pas l'académisme mais je dois admettre que les passages en super 8 sont agréables. Il manque des choses à ce film, c'est évident, mais il emporte l'adhésion par sa force émotionnelle, certains diront fleur bleue.
8/10



dimanche 18 janvier 2015

Les souvenirs

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père vient de prendre sa retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux. Un jour son père débarque en catastrophe : sa grand-mère a fugué.

Jean-Paul Rouve signe un film tendre et drôle sur le dialogue des générations et les moments carrefour. S'il est un peu long à démarrer, on ne s'ennuie pas et trouve son rythme à partir de la fin du 1er tiers. Bien sûr, on sait ce qu va se passer mais les dialogues sont savoureux. J'ai retrouvé avec plaisir Michel Blanc en bougon de service et Chantal Lauby en mère et épouse plus attentive qu'il n'y paraît. Annie Cordy est plutôt bonne actrice, sobre. Mathieu Spinosi est très attachant en petit-fils attentionné mais aussi un peu largué (ok, plutôt mignon aussi -j'écris sous la torture). Les seconds rôles sont fugitifs mais sympathiques (Audrey Lamy bien barrée, J-P Rouve mélancolique et un peu alcoolo sur les bords, le peintre du dimanche), à l'exception du coloc qui ne sert à rien et qui est vraiment lourd. On ajoute de beaux paysages normands et une B.O entraînante quoique je ne sois pas -honte à moi- fan de Julien Doré. Rouve fait l'effort d'être émouvant sans être tire-larme bien qu'il tire la corde des bons sentiments. Peu d'originalité au final mais un film plein de tact dont on sort avec le sourire. Dommage que ce soit trop beau pour être vrai.
8/10


Joker

Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue sur le parking des urgences, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.
C'est un film étrange qui alterne dialogues un peu abscons et scènes d'action brutales et souvent au ralenti, par ailleurs très bien faites. Je n'avais jamais entendu Jason Statham en V.O et j'ai eu du mal à me faire à sa voix qui du coup me paraissait décalée. Le film part dans tous les sens, s'éparpille au lieu de rester centrer sur l'histoire de vengeance, c'est déroutant et mais quand même assez prévisible. Le scénario emmêle amitié, addiction dévastatrice, Vegas et son attraction, vengeance, violence, picole, le tout sur fond d'hommage aux films des seventies et de B.O au poil. Il survole certains sujets, ainsi que la plupart des personnages (c'est quoi ce "méchant"), bref, frustre à mort le spectateur. Cela dit, je ne me suis pas ennuyée. Un film bizarre donc.
4/10