vendredi 20 février 2015

Le bois du rossignol de Stella Gibbons

J'ai été séduite par la couverture du livre, je l'avoue : un délicieux petit côté suranné. Et derrière, une comparaison dès plus flatteuses avec Jane Austen.
 
 
Mariée très jeune, Viola Wither se retrouve veuve à 21 ans et contrainte de quitter Londres pour emménager avec sa belle-famille pingre et austère, dans leur demeure de l'Essex. Elle y côtoie sa belle-sœur Tina et, de l'autre côté de la vallée, Victor Spring, le célibataire le plus couru du coin. Obligée de s'adapter à un environnement guindé et snob, Viola voit ses rêves romantiques et son caractère enjoué bridés par une vie d'ennui et un entourage lugubre. Pourtant, au mépris des convenances, les deux jeunes femmes transgressent les codes.
Stella Gibbons (1902 - 1989) est une romancière, journaliste et poétesse anglaise. Son premier roman " Cold Comfort Farm" (1932) a reçu le prix Femina-Vie Heureuse en 1934 et a établi sa réputation. Durant sa vie, elle a écrit 22 romans, ainsi que des nouvelles et des poèmes. En 1950 elle devient membre du Royal Society of Literature.
 
Quelle déception ! Le livre n'est pas mauvais, il est même plutôt agréable à lire. Toutefois, il est très loin des œuvres de Jane Austen. Ces dernières sont drôles, doucement ironiques, pleines de romantisme, tout en étant véritablement critiques quant à la société géorgienne. Les éditeurs devraient être plus prudents quand ils vantent un auteur.
La description critique de la petite bourgeoisie anglaise est acide mais rarement drôle. C'est à peine si j'ai souri quelques fois pendant ma lecture. Les personnages sont décrits à travers leurs défauts et ont peu de qualités, ce qui rend particulièrement difficile l'empathie à leur égard, sans parler de les rendre attachants. Tina pourrait être sauvée, seule à ne pas être idiote sans être horripilante. Certains essaient d'évoluer avec leur temps alors que d'autres restent figés dans le conservatisme du passé. Tous sont tête-à-claque, pathétiques ou inexistants. Il est aussi difficile de comprendre pourquoi certains agissent comme ils le font, alors que leur comportement antérieur les poussaient à une autre réaction.
Par ailleurs, les héroïnes du livre s'ennuient, le lecteur aussi. Le rythme est lent, certains personnages sont purement décoratifs, leurs aventures sont plates, parfois artificielles. Et puis tout à coup, à la fin tout s'emballe de façon plus que rocambolesque.
Cela dit, le style est plutôt plaisant et facile à lire. La curiosité pousse -en tout cas m'a poussée- à finir.
 
4/10


dimanche 15 février 2015

Les nouveaux héros

Un petit génie de la robotique, Hiro Hamada, déprime après la mort de son frère. Il découvre que son décès n'est pas accidentel. Avec l’aide de Baymax le robot infirmier et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de super-héros high-tech, Hiro va tout faire pour découvrir la vérité.
Le film, à l'image de la ville, mélange cohérent et esthétique de Tokyo et de San Francisco, est un mélange de différentes influences : l'histoire ressemble à un Marvel et le design, soigné, se situe entre les dessins animés de mon enfance et les Disney récents. L'animation est belle, fluide, l'action spectaculaire. Le scénario est assez prévisible mais efficace, grâce à un rythme soutenu. Les personnages sont attachants, surtout le robot, mais auraient pu être plus fouillés quant aux personnages secondaires. Grâce à eux, l'émotion affleure à deux ou trois moments clef mais de façon superficielle. Une réussite peut-être pas aussi mémorable qu'elle aurait pu l'être à force d'emprunts culturels.
 
 
7,5/10
 
 
 
PS : Le court-métrage d'avant film est drôle, joli et très mignon. Et la bande-annonce n'est pour ainsi dire pas reprise dans le film. Elle en montre assez pour donner envie de se déplacer mais ne dévoile pas l'intrigue. Alléluia !