samedi 21 mars 2015

Divergente 2 : l'insurrection

Tris a mis au jour un complot mené par les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

 
Les ingrédients sont les mêmes que dans le premier volet : société clivée, violence, métaphore sociale, romance un poil gnangnan, action et effets spéciaux. Cet opus est toutefois mieux rythmé que le précédent, plus mature. On trouve des ressemblances avec Hunger Games, comme le fait de traiter la culpabilité et l'émancipation. Il évoque aussi la manipulation politique, l'action pour le bien commun ou ce qu'on croit l'être. Le casting est bon et il gagne à la présence de Naomi Watts. Shailene Woodley est plus punchy, tant mieux même si cela peut rendre son personnage agaçant au début. Theo James est mignon mais un peu lisse, Miles Teller est plus intéressant. Les dialogues sont très moyens et le scénario utilise des facilités assez énervantes (Mais bon sang, qu'est-ce que c'est que cette sécurité de me***). Il y a beaucoup d'action, filmée de façon lisible avec en général de bons effets spéciaux (quoiqu'il semble y avoir eu un abus de fonds verts). L'intrigue est classique mais est assez riche de sous-intrigues. Dommage que certains mécanismes soient très apparents. Enfin, le film réussit à clore un chapitre tout en ouvrant sur la suite.
7/10
PS : Apparemment ça ne respecte pas la trame du livre. Pour une adaptation, c'est dommage.
 



dimanche 15 mars 2015

Run all night

À Brooklyn, Jimmy Conlon, autrefois surnommé le Fossoyeur, n'est pas au mieux de sa forme. Ami de longue date du caïd Shawn Maguire, Jimmy, hanté par ses crimes, boit trop. Un soir, pour protéger son fils, Michael, il abat celui de Shawn. Un cercle vicieux s'engage.
Quoique d'un classicisme évident, ce thriller tient la route. Il parvient à faire monter la tension, notamment grâce à un univers esthétique sombre et à une mise en scène nerveuse. New York est très présente et bien filmée. Liam Neeson (qui pourrait changer de registre un peu) et Ed Harris sont impeccables en vieux amis / ennemis dont la relation avec leur fils respectif est difficile. Les thèmes traités - rédemption, amendement, relation filiale- le sont de façon déjà vue, tout comme certaines scènes (dans le dépôt de train, les bois...). Toutefois, le film est agréable, Joel Kinnaman n'y étant pas pour rien ; il n'est pas dénué de charisme et son personnage est attachant. Le film est calibré, savant mélange entre action énergique et scènes plus intimistes, pour plaire à un large public. Un peu plus d'ambition n'aurait pas nui, loin de là.
6/10