lundi 6 avril 2015

La dague et la fortune tome 1 La voie du dragon de Daniel Hanover

De passage dans une gare, je dois reprendre le train mais viens de finir mon livre. Aaaaah ! Catastrophe ! Dieu merci il y a une librairie dans la gare. J'ai un peu de temps, je vagabonde entre les rayons, je ne trouve rien de précis. Jusqu'à ce que je tombe sur ce livre. La couverture est sympa, le genre me plaît. Je me lance sans trop rien en attendre.
 
 
Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Mais ils ont disparu et la magie avec eux. Les royaumes des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. Les seigneurs usent aussi bien de la guerre que du commerce pour asseoir leur domination. Marcus n’'est plus le guerrier qu’'il était autrefois. Mais il va devoir reprendre les armes bien malgré lui.… Cithrin, élevée dans une banque, doit mener à bien une mission difficile : faire traverser une zone de guerre à la fortune de toute une nation. Geder, fils unique d’'une maison noble, est plus intéressé par la philosophie que par l'’épée. Il n’'est guère doué comme soldat et n'’est qu'’un pion sur l'’échiquier du conflit….
 
Daniel Abraham (1969 - ) est un auteur américain de science-fiction et de fantasy. Il écrit également sous le pseudonyme M.L.N. Hanover et celui de James S. A. Corey, regroupant les auteurs Daniel Abraham et Ty Frank. Il participe en 1998 au séminaire Clarion pour écrivains et combine pendant une dizaine d’années son travail de support informatique avec l’écriture de nouvelles. Il s'est fait connaître grâce à celles-ci, régulièrement nominées aux prix Hugo, Nebula ou World Fantasy. Il se lance dans le roman de fantasy en 2006 avec sa tétralogie de romans "Les Cités de lumière". Il collabore aussi à de nombreuses anthologies et a écrit en collaboration avec George R.R. Martin et Gardner Dozois le roman de SF "Le Chasseur et son ombre". Il est également l'auteur de la série "La fille du soleil noir", comptant 5 tomes à ce jour dont 3 traduits (sous le nom de Hanover), et de "Expanse", 3 tomes non traduits pour le moment sous le nom de Corey.
Je n'attendais donc rien de grandiose de ce livre. Il n'a rien de grandiose mais est tout à fait satisfaisant. D'ailleurs je l'ai fermé à regret et ai été tout à fait désappointée d'apprendre que le tome 2 n'était pas encore sorti en format poche.
Le début est un peu lent et fastidieux, notamment du fait de l'univers nouveau auquel il faut s'acclimater. La trame est classique : des personnages qui n'étaient pas fait pour se rencontrer ni pour s'entendre, des intrigues de palais... Sauf que. L'univers créé est à la fois complexe et cohérent. J'aurais aimé un peu plus de détails pour mieux comprendre mais après Le trône de fer, mis en place en maints volumes, on peut être un peu plus patient. L'auteur traite de politique, de finances et de religions, thèmes ô combien actuels. Sa religion fondée par la déesse Vérité est intéressante, je suis impatiente d'en savoir plus et de voir son évolution et son expansion. Les puissants jouent au milieu des intrigues de cour et les pions se débrouillent pour survivre comme ils peuvent, parfois non sans panache, trait de génie ou de folie. Les personnages -principaux et secondaires- sont très attachants, surtout qu'ils sont complexes et loin d'être manichéens. J'avoue une préférence pour Marcus et Cithrin mais c'est sans doute une question d'identification.
Le rythme est assez lent, peu de combats, beaucoup d'intrigues. Cela ne m'a pas dérangée : d'une part c'est un roman d'ouverture de pentalogie qui pose les choses pour la suite, d'autre part, ce n'est pas parce qu'il n'y a que peu d'action qu'on s'ennuie. Une fois les cent premières pages passées, le lecteur est accroché et a du mal à lâcher ce livre.
 
8/10


dimanche 5 avril 2015

Suite française

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Une fois passé le sentiment d'étrangeté d'un film se passant en France tourné en anglais, on peut entrer dans le film, mélange classique de romance contrariée et de film historique sur le début de l'occupation. La tension naît dès le départ et ne cesse de croître jusqu'au final. Esthétiquement, c'est très beau, la photographie est soignée, de même que la reconstitution. Certes, il y a du mélo mais c'est assez élégant et porté de bons acteurs : Michelle Williams, tout en douceur, Kristin Scott Thomas, impériale en dragon autoritaire, Matthias Schoenaerts, sobre et charismatique. Le sujet est traité sans manichéisme et sans complètement laisser de côté les seconds rôles qui réussissent à exister en quelques scènes. L'amour de la musique et l'amour tout court peuvent-ils suffire en pleine guerre ? Toutefois, cela aurait pu être largement plus sulfureux.

8/10

Fast and Furious 7

Dominic Toretto et sa famille doivent faire face à Deckard Shaw, bien décidé à venger son frère.
Bon ok, j'ai déposé mon cerveau à l'entrée de la salle de cinéma. Tout mon cerveau. Parce Fast & Furious c'est fun, mais il ne faut surtout pas que les personnages ouvrent la bouche : les dialogues sont à pleurer, entre guimauve niaise et plans d'actions complètement allumés. Heureusement que j'ai déposé mon cerveau à l'entrée parce que Mme Vraisemblance est aussi restée à la porte. Alors pourquoi aller voir ce film objectivement pas terrible ? Parce que c'est fun, je viens de vous le dire. De l'action -lisible c'est génial-, une B.O gonflée à bloc -un peu comme les bras des comédiens-, des bagnoles de folie, de la castagne où les personnages n'ont même pas le début d'une égratignure après s'est pris un immeuble sur la tête, des effets spéciaux bien faits, de l'humour, des acteurs sympathiques qui ont plaisir à se retrouver. D'ailleurs, on voit à quelques reprises que ce n'est pas Paul Walker et la dernière scène est plus émouvante que je ne l'aurais imaginé. En revanche, plus ça va, plus le personnage de Tyrese Gibson m'agace et me donne envie de l'envoyer tomber de la falaise. Bon honnêtement, voir Jason Statham et Vin Diesel jouer qui restera debout le dernier, c'est réjouissant. Un retour à l'esprit du 1er et du 4ème ne me déplairait pas, c'est à dire encore plus de voitures et moins de gadgets (avion, hélico, immeubles...). On se sentirait presque coupable de cette gourmandise sucrée si ce n'était tellement jouissif.
7/10