samedi 2 mai 2015

Broadway therapy

À travers les souvenirs qu’elle confie à une journaliste, Isabella, ancienne escort girl, raconte comment un rendez-vous lui a tout à coup apporté une chance qui ne se refuse pas... Tous ceux qui se trouvent mêlés de près ou de loin à cette délirante histoire vont voir leur vie changer à jamais.
On dirait un vaudeville. Les portes claquent, ça crie, ça marivaude. Tout cela est très théâtral, un peu trop hystérique parfois. Imogen Poots est charmante mais un peu trop fade pour rendre son personnage totalement attrayant. Owen Wilson et Kathryn Hahn sont plutôt bons. Rhys Ifans est top, comme souvent. Jennifer Aniston campe avec bonheur une psy complètement déjantée. C'est parfaitement invraisemblable et il semble que tout le monde s'en fiche. Le scénario, faiblard, ne convainc pas complètement. C'est toujours joyeux, foisonnant, plutôt drôle mais pas hilarant, on en ressort souriant, c'est vrai. Vite oublié.
6/10


jeudi 30 avril 2015

Enfant 44

1952, Moscou. Leo Demidov, brillant agent de la police secrète soviétique, est chargé de classer l’affaire du meurtre du fils de l'un des amis et collègues. Mais le doute s’installe et il découvre que d’autres enfants ont été victimes « d’accidents » similaires. Tombé en disgrâce, Léo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa.
Le film met un peu trop de temps à mon goût à s'installer mais une fois que c'est parti, il ne nous lâche plus. L'enquête en elle-même n'occupe réellement que la dernière partie du film, les deux premières étant plus tournées vers la description passionnante de l'URSS stalinienne vue par un agent de la police secrète et son épouse. La terreur permanente, quotidienne, ressentie par toute une population soumise à un pouvoir totalitaire encourageant la délation et pratiquant la déportation et les exécutions arbitraires, est rendue en quelques scènes, parfois quelques mots. Tom Hardy a un accent russe pitoyable mais sinon joue très ben. Gary Oldman s'impose, comme toujours, avec un jeu ambigu. Noomi Rapace est parfaite et très émouvante. Joel Kinnaman est glaçant malgré son rôle un brin caricatural. Les scènes d'action sont tournées de très près donc sont un peu brouillonnes mais la réalisation reste agréable. On peut regretter quelques facilités et quelques points laissés en suspens. Ce thriller à l'atmosphère sombre sait maintenir la tension et le suspense fonctionne. Tout ça pourrait mal finir pour chaque protagoniste.
8/10
 

mercredi 29 avril 2015

Nos femmes

Max, Paul et Simon, amis depuis 35 ans, se retrouvent chez Max pour une partie de cartes. Simon apparaît anéanti et raconte qu’il a tué Estelle, son épouse. Il les supplie de lui fournir un alibi, Max et Paul hésitent.
J'aurais dû être cliente même si je ne suis fan d'aucun des acteurs. J'aurais dû. Je ne sais pas pourquoi, la mayonnaise n'a pas pris. Est-ce à cause du passage de la scène à l'écran ? Peut-être, Berry n'a pas réussi à perdre l'outrance naturelle du théâtre. Du coup, tous les acteurs en font un peu trop. Le scénario est assez basique, j'avais deviné une partie du dénouement dès la bande-annonce. Ces disputes entre quinquas en pleine crise, c'est du vu et revu et aucune originalité n'est amenée. Je n'ai pas compris le titre. Il n'est pas tant que ça question des compagnes de ces messieurs. Certaines répliques font rire mais d'autres m'ont laissée froide, sans doute à cause d'un côté un brin hystérique d'Auteuil qui fatigue. Il y avait autre chose à faire avec ce pitch de départ.
4/10


mardi 28 avril 2015

Avengers : Age of Ultron

Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les Avengers vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.
 
Cette fois, on démarre par un combat, ils sont nombreux avant la bataille finale. Principal problème du film : ils sont filmés façon clip ou jeu vidéo, du coup on perd en lisibilité de l'action, Whedon nous avait habitués à mieux. C'est d'autant plus dommage que les effets spéciaux sont de qualité. Cependant, on retrouve avec plaisir les personnages, toujours attachants, d'autant plus que certains sont un peu approfondis. Les petits nouveaux sont prometteurs, en revanche Ultron, quoique d'un aspect intéressant et posant des questions pertinentes, n'est pas Loki et ne dispose pas de son charisme. Les super-héros ne causent-ils pas plus de dégâts qu'ils ne sauvent des vies ? L'humour décomplexé fonctionne bien. La musique souligne agréablement l'action. Les valeurs défendues sont les mêmes -amitié, respect de la différence- mais le film a un aspect plus sombre que le premier, si bien qu'il fait naître une certaine tension. A prendre pour ce que c'est : un pur divertissement.
8/10
 





dimanche 26 avril 2015

Entre amis

Richard, Gilles et Philippe, amis depuis près de cinquante ans, embarquent avec leurs compagnes sur un voilier pour une croisière vers la Corse. Mais la cohabitation à bord d’un bateau s'avère difficile. D’autant que chaque couple a ses problèmes et que la météo leur réserve de grosses surprises...
Autant ces dames font le boulot -et très bien- et parsèment le film de leurs répliques vachardes jouissives, autant ces messieurs sont un peu paresseux. La qualité des effets spéciaux est aléatoire et le scénario part dans l'improbable, le pas crédible du tout. Pourtant, l'idée de départ est sympathique : suivre ces couples et ces amis en crise mis face au temps qui passe et à l'émoussement des sentiments par le huis clos et l'arrivée dans la bande d'une trentenaire loin d'être écervelée. On rit même si les clichés sont nombreux et la musique très démonstrative. Surtout, le scénario est trop faible, c'est dommage. Malgré tous ses défauts, le film d'Olivier Barroux est divertissant.
5,5/10


Caprice

Clément, instituteur, est comblé jusqu'à l'étourdissement : Alicia, une actrice célèbre qu'il admire, devient sa compagne. Tout se complique quand il rencontre Caprice, une jeune femme excessive et débordante qui s'éprend de lui et son meilleur ami, Thomas, se rapproche d'Alicia...
Caprice est un film agréable, printanier, un brin désuet qui ne prend toutefois pas. Il s'agit d'un garçon pas terrible qui ne sait pas dire non et qui fait miraculeusement craquer deux jolies nanas. Dieu seul sait comment ou pourquoi parce qu'il n'est pas non plus très intéressant. Virginie Efira est pleine de charme, Anaïs Demoustier pétillante et Laurent Stocker charmant. Le problème ? Emmanuel Mouret, qui balade son air niais pendant 1h30, dirige tout ce petit monde si mal que leur jeu est toujours légèrement décalé ce qui m'a empêchée d'être complètement dedans. Pourtant les dialogues font souvent sourire et la musique jazzy apporte une ambiance doucement mélancolique et joyeuse à la fois. Le résultat est charmant mais aussi un peu agaçant parce qu'il y a quelque chose là-dedans qui sonne faux et manque de naturel.
5,5/10