samedi 23 mai 2015

A la poursuite de demain - Tomorrowland

Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets de Tomorrowland.
J'avoue être déçue. Je m'attendais à autre chose. Le film peine à démarrer et le rythme n'est jamais particulièrement trépidant. Certes, on suit les aventures de ces personnages sans déplaisir mais ceux-ci ne sont pas attachants entre George Clooney qui bougonne, Hugh Laurie impassible et Britt Robertson qui hurle toutes les deux minutes. Seule Raffey Cassidy et son étrange personnage sont attachantes et intéressantes. La musique appuie lourdement le contenu des scènes, les effets spéciaux sont soignés mais pas transcendants. Les scènes de combat à mains nues sont accompagnées d'étranges bruitages qui semblent dater des films de Bruce Lee. L'esthétique est belle bien que visiblement très inspirée par Disneyland. Le fond ? Sur une base de science-fiction, le message est martelé jusqu'à la nausée : il faut être optimiste et tout faire pour construire un monde meilleur. Je m'interroge sur le public à qui le film est destiné : les plus petits n'y comprendront rien, les plus grands seront comme moi déçus. Donc le cœur de cible est mince. Pourtant, ce n'est pas une catastrophe, c'est juste que je l'aurai oublié la semaine prochaine, sauf si une personne mal intentionnée prononce le mot "optimisme", je risque d'avoir des hauts-le-cœur. Plus sérieusement, le propos n'est pas absurde, loin de là mais il est appuyé, répété, j'ai eu l'impression qu'on me prenait pour une imbécile
4/10


vendredi 22 mai 2015

Le labyrinthe du silence

Allemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.
Je n'avais jamais pensé que treize ans après la fin de la guerre, les Allemands ignoraient ce qui s'est passé à Auschwitz et même le nom du camp. Et personne ne voulait savoir, ou presque. En cela, le film recèle un aspect implacable. Il traite clairement de la volonté d'oubli de certains Allemands opposée à celle de vérité et d'expiation d'autres. Il est aussi question de l'Allemagne d'après guerre avide de fêtes (la reconstitution est impeccable), de la difficile reconstruction des déportés, d'amitié, d'obsession, d'acharnement, de pardon. Le film, bien qu'assez académique dans sa réalisation et son déroulement, est riche, non dénué d'humour et porté par une très jolie bande originale. De façon générale, le casting est impeccable. Plus particulièrement, Alexander Fehling est excellent, tout passe par son visage. Friederike Becht apporte une touche de fraîcheur et de légèreté. Johannes Krisch est très touchant. Si la partie concernant la vie privée du procureur -mélange de trois procureurs ayant existé- est prévisible, on se laisse porter par cette enquête semée d'embûches, passionnante de bout en bout entre inertie de l'administration, politique internationale complexe et changeante, témoins rétifs et protections en haut lieu. Elle ménage par ailleurs quelques plages d'émotion sincère et puissante, sans jouer sur du gros pathos tire-larmes. Un premier film brillant et aussi indispensable d'un point de vue historique qu'un film peut l'être.
9/10


dimanche 17 mai 2015

Mad Max : Fury road

Mad Max, emprisonné pour servir de réserve de sang, se retrouve enchaîné à l'avant d'un véhicule lancé à la pousuite du camion piloté par l'Imperator Furiosan fuyant la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s'est fait voler des possessions irremplaçables.
 
N'ayant pas vu la trilogie originelle, je ne peux pas comparer. Par ailleurs, le doublage est assez mauvais. Cela dit, cet opus est top. Visuellement, il est magnifique. Les paysages sont traités en profondeur grâce à la 3D qui, pour une fois, apporte un vrai plus esthétique. Les effets spéciaux sont grandioses et l'action, omniprésente, est bien visible, notamment grâce à des cascades dépourvues d'effets numériques (ou du moins pas complètement numériques). Le rythme est soutenu et, si le scénario est relativement prévisible, le film, nerveux, est prenant. Tom Hardy est torturé et mystérieux à souhait. Charlize Theron est pleine de force et de courage. Nicholas Hoult est parfaitement déjanté. Hugh Keays-Byrne campe un tyran étrange et charismatique. Zoë Kravitz, Rosie Huntington-Whiteley et les autres jeunes filles sont les atouts charmes de ce film violent, brutal et spectaculaire, le tout orchestré sur une musique puissante. La question du chaos, des sociétés qu'il engendre, est traitée en filigrane. Les war boys sont dingues, à tendance dégénérés, et au final assez fun dans cette ambiance post-apocalyptique tendance nihiliste très bien rendue. A quelques occasions cependant, et malgré des personnages pas assez développés à mon goût, l'émotion affleure. C'est un film à voir.
9/10