samedi 30 mai 2015

San Andreas

Lorsque la faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille.
 
Ce film catastrophe est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre. On assiste à l'habituel drame familial sur fond de destruction de la Californie et de patriotisme affirmé. Avec pointes d'humour ça et là. L'action est rythmée, les effets spéciaux spectaculaires et réussis. La 3D n'est pas exceptionnelle mais sert efficacement quelques scènes. Les acteurs n'ont pas énormément de choses à jouer mais s'en sortent honorablement. Les dialogues sont à l'image du scénario : affligeants. Certaines répliques et morts sont risibles et le réalisateur n'était apparemment pas à une invraisemblance près. Toutefois, on ne va pas voir un tel film pour la qualité du texte ou la dénonciation virulente des maux de la société. A moins que le concept d'égoïsme familial ne soit ici dénoncé ? Enfin, tout est prévisible. La reprise finale de California dreamin m'a beaucoup plu. Bref, posez votre cerveau à l'entrée et appréciez le visuel.
5/10
 


vendredi 29 mai 2015

Maggie

Une épidémie transforme les individus atteints en zombies cannibales. Le gouvernement impose de placer les malades infectés en quarantaine.Maggie, 16 ans, a été contaminée. Son père, Wade Vogel, est déterminé à la protéger.
 
Ce film est très étrange et aurait pu être excellent. Mais... Le réalisateur, Henry Hobson, a fait plonger son film. C'est tourné en partie caméra à l'épaule donc l'image n'est pas stable et souvent floue. Ce n'est pas grave, on ne voit pas grand chose de toute façon puisque c'est filmé en clair-obscur permanent, même les scènes à l'extérieur en pleine journée. Le réalisateur est monomaniaque : il ne fait que des plans larges sur de jolis paysages crépusculaires ou des plans serrés sur au choix : le visage des acteurs -enfin une partie de leur visage- ou le bas de la robe de l'actrice gonflé par le vent. Visuellement c'est un supplice. Et la musique ? Monocorde, sans intérêt. Le scénario n'est pas tant un film de zombies qu'un drame familial, pas mauvais au demeurant. Quelques incohérences à déplorer, ainsi que le manque d'opposition : pour ainsi dire tout le monde veut aider Schwarzie et sa fifille. Arnold Schwarzenegger ne sera jamais un grand acteur mais il réussit à rendre ce papa poule plutôt attachant. Abigail Breslin, qui bénéficie -si l'on peut dire- d'un maquillage soigné, est émouvante en ado qui essaie de vivre sa vie d'ado alors qu'elle est mourante et dangereuse. Joely Richardson est l'intrus dans ce duo filial débordant d'amour, elle apporte un contrepoint de normalité. Le film, mélancolique à tendance contemplative, parvient, malgré une flopée de défauts, réussit -miracle ?- à émouvoir.
4/10


lundi 25 mai 2015

Le palmarès du festival de Cannes 2015

Le Festival de Cannes, fondé en 1946 sur un projet de Jean Zay1, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire, et appelé jusqu’en 2002 le Festival international du film, est un festival de cinéma international se déroulant chaque année à Cannes durant douze jours. Il est notamment renommé pour la montée des marches : le tapis rouge et ses vingt-quatre « marches de la gloire ». Le Festival est aussi beaucoup critiqué, et fut à l'origine de plusieurs scandales ou controverses que relayèrent magazines et journaux, français et étrangers. Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, des cinéastes, des vedettes, des professionnels de l'industrie cinématographique (producteurs, distributeurs, vendeurs internationaux…) et des milliers de journalistes se déplacent à Cannes. Les principales projections ont lieu au palais des festivals et des congrès, situé sur la promenade de la Croisette.
Le 68e Festival de Cannes 2015 a dévoilé ce dimanche 24 mai son palmarès, décerné par le jury présidé par Joel et Ethan Coen lors d'une soirée animée par Lambert Wilson.
Palme d'or : Dheepan de Jacques Audiard
Grand prix : Le Fils de Saul de László Nemes
Prix de la mise en scène : Hou Hsiao-Hsien pour The Assassin
Prix d'interprétation masculine : Vincent Lindon pour La Loi du marché
Prix du jury : The Lobster de Yorgos Lanthimos
Prix d'interprétation féminine : double prix ex-aequo, Rooney Mara pour son rôle dans Carol et Emmanuelle Bercot pour son rôle dans Mon Roi
Prix du scénario : Michel Franco pour Chronic
Palme d’honneur : Agnès Varda
Caméra d'or : La Tierra y la Sombra de César Augusto Acevedo
Palme d'or du court-métrage : Waves '98 d'Ely Dagher

Un certain regard :
 
PRIX UN CERTAIN REGARD : HRÚTAR (Béliers / Rams) de Grímur Hákonarson
PRIX DU JURY : ZVIZDAN (Soleil de plomb / The High Sun) de Dalibor Matanić
PRIX DE LA MISE EN SCENE : Kiyoshi Kurosawa pour KISHIBE NO TABI (Vers l’autre rive / Journey to the Shore)
PRIX UN CERTAIN TALENT : COMOARA (Le Trésor / Treasure) de Corneliu Porumboiu
PRIX DE L’AVENIR Ex æquo : MASAAN de Neeraj Ghaywan et NAHID d’Ida Panahandeh