samedi 11 juillet 2015

Les minions

Les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci les ont plongé dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart et de Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. Ils tomberont sur Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire.

Je savais que ce ne serait pas hyper méga top mais je suis quand même un peu déçue. Le graphisme est bon, l'animation fluide. Scarlett est plutôt rigolote mais trop peu présente et surtout trop peu ambitieuse. Les minions sont idiots mais manquent d'un leader fort pour leur donner la réplique. Le scénario, trop léger, manque d'humour, ou plutôt de second degré. On enchaîne les gags destinés aux plus jeunes qui me font sourire mais pas de grands éclats de rire comme dans Moi, moche et méchant 2. La B.O sixties, en revanche, est excellente et met de l'entrain dans cette comédie qui manque d'un second souffle. Ce n'est pas désagréable mais c'est trop léger.
6/10
 
 


lundi 6 juillet 2015

Le palais de minuit de Carlos Ruiz Zafon

Je l'ai acheté il y a quelques mois mais il n'y avait pas eu de bon moment pour le commencer. Des voyages quotidiens en train pour les mois à venir et un livre dont le format ne remplit pas trop mon sac à main, c'est ça le bon moment.

 

Calcutta, 1916. Dès leur naissance, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés. Sheere est confiée à sa grand-mère tandis que Ben est mis à l'abri dans un orphelinat. Il s'y fait six fidèles amis, avec lesquels il fonde la Chowbar Society. Cette fraternité secrète se retrouve dans les ruines de l'étrange Palais de Minuit. Le jour de leurs seize ans, Sheere et Ben sont réunis. Une ombre maléfique se déchaîne alors.
 
 
Carlos Ruiz Zafon (1964 - ) est un auteur et scénariste espagnol vivant aux États-Unis. Il a gagné plusieurs prix dont le prix Femina en 2004 et le prix Michelet en 2005. En plus de Marina, il a écrit deux trilogies : Le cimetière des livres oubliés et la Trilogie de la brume.
 
 
Pas facile d'émettre une critique novatrice sur ce livre puisque Ruiz Zafon y aborde les mêmes thèmes que dans ses autres œuvres : la fin de l'enfance, le fantastique, l'amour, une ville. Ici, on passe de Barcelone, sa ville chérie, à Calcutta, comme si on y était. La ville est de nouveau un personnage à part entière, avec ses quartiers, ses ruines mystérieuses et sa touffeur. Ben est un personnage que l'on découvre d'abord dans les yeux de Ian, son meilleur ami. C'est sans doute grâce à cela que l'on s'attache à ce garçon changeant. Ian est décrit comme un observateur, cependant, sa loyauté et son dévouement le rendent sympathique. Les autres membres de la chowbar society sont un peu trop secondaires à mon goût mais il s'agit d'un roman court qui ne permet pas de trop amples développements. Sheere est un peu trop effacée, à sa décharge, elle apparaît assez tard. Jawahal est un opposant cruel et omnipotent (un peu trop).
La trame est à la fois simple et embrouillée jusqu'au dénouement final. J'ai apprécié les relations entre les membres de la Chowbar society, cette amitié forte qui n'exclut pas les chamailleries. Cependant, les personnages sont moins ciselés que d'habitude, même dans ses autres œuvres de jeunesse. Il leur manque un pas grand chose de charisme pour nous emporter complètement. Néanmoins, l'écriture fluide et les descriptions vivantes de Ruiz Zafon rendent ce roman particulièrement plaisant, facile à lire et difficile à lâcher.
 
8,5/10