samedi 1 août 2015

La rage au ventre

Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison, sa fortune et la garde de sa fille. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, avec lequel il reprend l’entraînement.
La trame du film est ultra-classique : chute en pleine gloire, désespoir, rédemption. Même les personnages secondaires sont stéréotypées : le vilain agent riche, le gentil entraîneur dans une salle miteuse. Si on dépasse le cliché du film de boxe, restent une histoire agréable, une musique sympa, des performances d'acteurs et quelques scènes émouvantes. Jake Gyllenhaal, quasiment méconnaissable, livre une prestation habitée, il est impressionnant. Rachel McAdams et Forest Whitaker campent deux seconds rôles efficaces. Les combats sont bien filmés, notamment lorsqu'ils le sont en caméra subjective. La tension monte et connaît deux pics : la mort de Maureen et le combat final. Ce film ne sort pas des sentiers battus mais reste un bon divertissement.
7/10
 
PS : Un mot sur le titre tout de même. Pourquoi "Southpaw" (gaucher) devient "La rage au ventre" ? Hein ?  Pourquoi ?
 


La trilogie Hunger games de Suzanne Collins

Quand j'ai vu les publicités à propos de la sortie de la trilogie en poche, je me suis dit que c'était l'occasion d'essayer puisque j'aime bien les films. Je pensais que ce serait moyen, un peu trop ado mais je voulais voir. J'ai lu les trois les uns à l suite des autres (vive le train !).

Suzanne Collins (1962 - ), est diplômée à l'université d'Indiana. Elle écrit des scénarios et des histoires pour des programmes de télévision jeunesse, notamment pour la chaîne Nickelodeon depuis 1991. Elle écrit aussi des histoires pour les plus petits. Plus récemment, elle a été scénariste en chef de la série Clifford's Puppy Days pour Scholastic Entertainment. Elle a écrit la série Gregor, qui joue avec le thème d'Alice au pays des merveilles en le transposant dans un univers urbain. En septembre 2008, Scholastic publie aux États-Unis Hunger Games, premier volume d'une trilogie inspirée par le parcours professionnel du père de Collins dans l'armée de l'air. Le succès des livres déclenche une adaptation filmée sous la direction de Gary Ross. Le scénario est adapté du roman par Collins elle-même.
 
 
Comme je l'ai déjà précisé, je n'attendais pas grand chose de cette lecture sinon le sentiment d'être un peu ridicule dans le train et un voyage plus court. Eh non ! J'ai dévoré les trois romans les uns à la suite des autres. Je viens de les finir et ça me désole d'être arrivée au bout. Je sais que ce n'est pas de la grande littérature intello mais c'est suffisamment bien écrit pour être non pas un mais trois "page turner". L'écriture est fluide, légère et immersive. En général, je n'aime pas les romans écrits au présent mais, je l'ai à peine remarqué. La narration à la première personne permet d'être immédiatement en empathie avec Katniss malgré son caractère pour le moins rugueux. C'est sans doute parce que, même si elle essaie de choisir la moins pire des voies, elle est aussi courageuse, terrifiée, pleine de contradictions, et de questionnements. Son amour pour Prim, sa discrète mais attachante petite sœur. Gale est un personnage plus tranché que j'apprécie moins et ce dès le deuxième livre. Je comprends pourquoi grâce à l'une des réflexions finales de Katniss à son propos. Peeta semble taillé d'un bloc voué à la jeune fille alors qu'il se révèle plus complexe qu'il n'y paraît et ses failles le rendent plus humain. On s'attache à tous les personnages, notamment à Cinna, un personnage courageux, fort et tendre. J'ai mis du temps à apprécier Haymitch qui se révèle peu à peu. Quant à Finnick, son ambivalence amène un peu d'humour. Snow, en revanche, provoque une répulsion immédiate, de même que Coin. Entre les deux, le parallèle est évident. D'ailleurs, le district treize me révolte presque autant que les autres si ce n'est plus avec son caractère militariste et son absence de liberté.
Si dans le premier livre, le délai pour arriver dans l'arène s'explique par la mise en place de ce futur post apocalyptique, dans le deuxième, elle se justifie moins. En revanche, le troisième démarre beaucoup plus vite. Dans les arènes, les aventures s'enchaînent efficacement, c'est très prenant. Dans le treize, aussi, d'autant que le troisième, la guérilla urbaine est à l'honneur, avec son lot de pièges et sans s'éloigner des jeux de la faim toutefois. Collins, en changeant de terrain, parvient à réinventé son concept de départ, le tout avec une belle cohérence même si le système des douze districts ne paraît pas réaliste. Sa critique de la télé-réalité et des régimes autoritaires est évidente, sa réflexion sur l'éthique et la vengeance est plus nuancée et laisse place à la réflexion.
 
9/10

 
 

dimanche 26 juillet 2015

Nos futurs

Deux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs…


Il s'agit de la chronique mélancolique de deux types qui n'ont pas réellement, pour des raisons différentes, quitté l'adolescence. Quand Yann, déprimé et mélancolique, retrouve Thomas, irresponsable adulescent, celui-ci fait miroir et lui montre combien il passe à côté de certaines choses. Les situations et les dialogues sont parfois drôles, émouvants sur la fin mais tombent aussi parfois à plat. Pierre Rochefort et Pio Marmaï sont agréables, plus le talentueux premier que le second sur lequel je ne parviens toujours pas accrocher. Ils parviennent toutefois à rendre leurs personnages attachants. Mélanie Bernier apporte une touche de féminité et de douceur bienvenue. Cependant, quelque chose dans ce film donne une impression de fabriqué, d'absence de naturel. La fin mériterait d'être plus aboutie, ne serait-ce qu'à travers le générique. De plus, comme le reste de l'intrigue, elle manque d'originalité même si la psychologie des personnages n'est pas nécessairement mauvaise. C'est assez sympathique mais ne laisse pas un souvenir impérissable.

5/10