samedi 5 septembre 2015

Le prisonnier du ciel de Carlos Ruiz Zafon

Ce n'est pas un secret pour ceux qui ont la patience et la curiosité de lire mes petits articles, j'adore Carlos Ruiz Zafon. Quand j'ai vu le dernier opus de la trilogie du cimetière des livres oubliés, je l'ai pris sans me poser de questions et je l'ai lu en trois jours.
 
 
En décembre 1957, un inconnu se rend dans la librairie des Sempere pour acheter un exemplaire du Comte de Monte Cristo et l'offrir ensuite à Fermin Romero de Torres. Fermin est alors contraint de révéler à Daniel le lourd secret qu'il a toujours caché.
 
Carlos Ruiz Zafon (1964 - ) est un auteur et scénariste espagnol vivant aux États-Unis. Il a gagné plusieurs prix dont le prix Femina en 2004 et le prix Michelet en 2005. En plus de Marina, il a écrit deux trilogies : Le cimetière des livres oubliés et la Trilogie de la brume.
 
Autant le dire tout de suite, j'ai moins aimé celui-là que les précédents. Est-ce parce qu'il reprend moins les thèmes habituels de l'auteur ? Je ne crois pas. Parce que ce dernier s'est pas mal éloigné de son fameux cimetière ? Peut-être. Ce petit volume raconte une partie de l'histoire de Fermin et un petit bout de présent jusqu'à son mariage. La majorité du livre se déroule dans le passé. Or on sait déjà ce qu'est devenu Fermin, le livre manque donc d'enjeux. Pourtant, il est plein de mystères et conserve son aura doucement fantastique. Barcelone a moins de place que d'habitude, de même que l'enfance et la littérature qui est évoquée de loin. L'auteur se penche sur la dictature et les salauds qui en profitent pour exercer leur petit pouvoir. Il fait, avec brio, le lien entre Le jeu de l'ange et L'ombre du vent. On a plaisir à mieux connaître Fermin, personnage flamboyant, drôle et tendre. Les quelques pages consacrées à la Rociito sont merveilleuses. En quelques lignes, ce personnage généreux existe et vous touche. Mauricio Valls est détestable mais aussi fascinant par sa volonté de s'élever et son fanatisme littéraire. Isabella, en quelques pages également, est un personnage discret mais primordial. On manque de nouvelles têtes et de véritables intrigues. Si la lecture est extrêmement plaisante, notamment grâce à la plume de Ruiz Zafon, le livre manque de souffle et de rebond. Le final est un peu décevant, il laisse entrevoir la possibilité d'une nouvelle aventure autour des Sempere.
 
7/10


dimanche 30 août 2015

Hitman : Agent 47

L’agent 47 est une parfaite machine à tuer. Sa prochaine cible : Katia Van Dees, une mystérieuse jeune femme à la recherche d'un homme qu'elle ne parvient pas à identifier.
Le film commence par une bonne scène d'action puis a un peu de mal à démarrer. Par la suite, l'évolution de Katia est trop rapide entre fuiteuse de génie et tueuse efficace. Pour le reste, le rythme est trépidant et le suspense tient à peu près la route, quoique la bande annonce en dévoile trop, comme souvent. Rupert Friend est impassible pendant presque tout le film mais parvient à transmettre les émotions de son personnage par micro-expressions. Il semble que, par rapport au jeu vidéo (auquel je ne joue pas), il aurait pu être plus discret. Hannah Vare, Zachary Quinto et Ciaran Hinds complètent efficacement le casting. Les dialogues frôlent parfois le grotesque, à moins que ce soit le doublage qui est particulièrement affreux. Quelques touches d'humour détendent l'atmosphère impactée par l'esthétique froide du film. La réflexion sur ce qui fait l'humanité est intéressante mais trop explicative. Le scénario n'est pas novateur mais les scènes d'actions fonctionnent bien. Toutefois, certains corps à corps sont filmés en trop gros plan et les effets spéciaux sont inégaux : parfois impeccables et parfois on voit la doublure de Vare. Série B décomplexée avec une B.O sympa, il semble qu'une suite soit prévue. Je surnote certainement mais je me suis bien amusée et je me suis vidé l'esprit, c'est tout ce que je voulais.
7/10