samedi 19 septembre 2015

Le prodige

Ou Pawn sacrifice, qui signifie sacrifice du pion, qui rend mieux la dimension politique du film.

L’histoire de Bobby Fischer, le prodige américain des échecs, qui, à l’apogée de la guerre froide, se retrouve pris entre le feu des deux superpuissances lors du match du siècle contre Boris Spassky. Son obsession de vaincre les Russes va peu à peu se transformer en une terrifiante lutte entre le génie et la folie de cet homme complexe.


De facture classique, c'est à la fois un film discrètement politique et un film sur la frontière entre génie et folie. Il y a la lutte d'image et de puissance entre les USA et l'URSS, lutte menée au détriment de la santé mentale d'un génie des échecs. Les échecs rendent-ils fous ? C'est une question posée par le film, bien malin celui a la réponse. Tobey Maguire est excellent dans le rôle d'un Fischer tourmenté, paranoïaque, un brin effrayant, mais brillant, qui sombre peu à peu. Il ne parvient cependant pas à le rendre tout à fait attachant. Et ce contrairement à Liev Schreiber qui rend son personnage, qui aurait pu être plus développé, sympathique alors qu'il n'a que quelques lignes de dialogue. Peter Sarsgaard apporte une touche d'humanité. J'ai trouvé dommage que les parties d'échecs ne soient pas mieux montrées, alors même qu'il existe une véritable tension lors des parties.

8/10

La vie secrète d'une mère indigne de Fiona Neill

Le titre promettait un roman provoc', un peu acide, et drôle. J'étais donc tout à fait tentée.

 
D'un côté, il y a ces mères exemplaires, celles qui préparent plusieurs gâteaux pour la kermesse de l'école, toujours ponctuelles, pomponnées, et souriantes en prime ! Et puis de l'autre, il y a ces mamans débordées qui accompagnent leurs enfants à l'école en pyjama et oublient systématiquement leur goûter... Lucy appartient définitivement à cette deuxième catégorie. Malgré les loupés, elle se débrouille comme elle peut avec sa petite famille. Là où les choses se compliquent, c'est quand elle commence à lorgner sur un parent d'élève... super sexy...
 
Fiona Neill (1966- ) est diplômée de l'université de Bristol où elle a étudié l'espagnol continental et latino-américain. Après ses études elle passe six ans en Amérique Latine où elle travaille pour une organisation internationale. S'appuyant sur ce travail et les voyages qu'ils lui permettent elle devient journaliste free lance pour plusieurs éditions : Baltimore Sun, The St Petesburg Time, The Atlanta Journal and Constitution. En 1993, elle rejoint pour 3 ans l'équipe du Reuter, basée au Guatemala, comme correspondante étrangère. Elle rentre ensuite en Angleterre où elle devient éditrice pour Marie-Claire. Au bout de trois ans, elle arrête pour se consacrer au journalisme free lance pour The Times où elle a une chronique hebdomadaire, base de son premier roman.
Booh je suis déçue ! On me vend du Bridget Jones mais on est loin du côté déjanté mauvaise foi de cette chère vieille Bridget ! C'est juste une femme qui se plaint et se ment à elle-même, non sans ,il est vrai, fantasmer un max et cumuler les conneries. J'ai ri deux fois et souri assez souvent. Cependant, je me suis aussi ennuyée : le livre est trop long. Il ne s'y passe pour ainsi dire rien. La langue n'a rien d'exceptionnel alors la lecture, sans être vraiment désagréable, ne tient pas ses promesses. La vie secrète d'une mère indigne... Vie secrète, c'est à dire rêvasseries et réflexions répétitives. Mère indigne : pas du tout, mère aimante mais étourdie et désordonnée, à peine portée sur le mensonge, n'assumant rien, se plaignant sans cesse sans rien faire pour changer. Bref, Lucy n'est pas charismatique. Ses copines se sont pas vraiment sympas, son fantasme pas ultra attirant, son mari pénible... Seule Isabelle, mère parfaite n°1, est réellement intéressante, pleine de contradictions mais attachante. Le final ressemble à un vaudeville où les amants sont planqués dans l'armoire et où les portes claquent. Certes, certaines vérités sont dites mais avec tant d'emphase ! Bref, si je n'ai pas détesté, je n'ai pas aimé. Je crois même qu'il y a eu un moment dans le livre où j'ai décroché, faute de rebondissement crédible.
 
3/10

dimanche 13 septembre 2015

Le transporteur : héritage

Frank Martin est spécialisé dans le transport de colis spéciaux pour des clients pas toujours recommandables. Alors que son père lui rend visite, Frank se retrouve entraîné dans un braquage par Anna, cliente mystérieuse et manipulatrice, et ses trois partenaires.
On est loin de la trilogie originale. Ce n'est pas absolument mauvais. Ça se laisse regarder sans déplaisir. Le scénario n'est pas si mal même s'il est léger, pour un film d'action, ça suffit. Ed Skrein est joli garçon et pas mauvais du tout dans le rôle, néanmoins, il n'a pas le charisme de Jason Statham, ni son sourire. Ray Stevenson apporte une touche d'humour et de légèreté sympathique mais son personnage manque de crédibilité (un ex-espion qui se fait enlever toutes les 30 secondes, sérieusement ?). Le quatuor de jolies filles interchangeables est la caution glamour et sexy du film. Les scènes d'action sont chorégraphiées au millimètre, plutôt pas mal, mais pas toujours assez visibles. J'ai aussi remarqué quelques faux raccords, notamment de pantalon. Sur une telle production, c'est dommage. Bref un reboot sympathique mais inégal qui aurait mérité mieux.
5,5/10