samedi 17 octobre 2015

Crimson Peak

Edith Cushing, jeune romancière en herbe, vit avec son père dans l’État de New York. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : "Prends garde à Crimson Peak". Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse "imagination", Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael, et un intrigant baronnet anglais, Thomas Sharpe.
J’ai adoré ce film ! Plus qu’un film d’horreur, c’est un drame horrifique un peu gore sur la fin. L’atmosphère sombre et glauque du château délabré est une merveille, notamment grâce à un travail sur les décors (le manoir qui s’enfonce dans l’argile rouge qui suinte même des murs, avec sa toiture percée et son architecture gothique) et la lumière. Les fantômes ont une esthétique novatrice et superbe, un brin flippante mais pas trop.  D'ailleurs, comme le dit Edith, ils ne sont que la métaphore du passé qui hante le présent, de la culpabilité aussi. On frissonne pour l’héroïne, on sourit aussi de temps à autre parce que le scénario n’est pas dénué d’humour noir. Certes, le pot aux roses devient vite évident. Cependant, ce n’est pas ce qui compte car Del Toro s’intéresse surtout à ses personnages à leur psychologie, à leurs contradictions. Mia Wasikowska campe une jeune femme qui se veut moderne mais est éblouie par l’image du prince charmant. Son personnage est aussi courageux et ne passe pas son temps à hurler, ça c’est vraiment chouette. Elle est naïve mais évolue vers la maturité. Tom Hiddleston est magnétique en aristocrate désargenté pris en étau entre les deux femmes de sa vie. Jessica Chastain, à la fois vénéneuse et glaciale, convainc loin des autres rôles qu’elle a pu jouer, de même que Charlie Hunnam, impeccable, que j’ai mis un temps fou à reconnaître. La fin est émouvante. Un bel hommage au gothique anglais.
9,5/10
 





lundi 12 octobre 2015

Hôtel Transylvanie 2

Dracula a enfin accepté d’ouvrir la porte aux humains. Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : bien trop adorable à son goût, il risque de faire un piètre vampire ! Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai.


Encore un deuxième opus meilleur que le premier. Ou je suis dans une bonne semaine, je ne sais pas. L’animation est très sympa, toujours un peu simpliste à mon goût. Les personnages sont attachants et mignons. Le film est rythmé par des péripéties rigolotes et une B.O sympa. C’est prévisible mais tout coule facilement. On retrouve de nombreuses références (j’adore le GPS). On rit beaucoup en retrouvant note âme d’enfant, notamment grâce au bestiaire un peu plus exploité particulièrement fun. Un bon moment quoique pas nécessairement mémorable. La morale Disney perdure : il faut accepter et respecter la différence. On y ajoute l’amour filial sur plusieurs générations, les relations parent-enfants et le couple mixte. On sort détendu.
 
7/10
 

 

dimanche 11 octobre 2015

Le labyrinthe : la terre brûlée

Thomas et les autres Blocards découvrent que l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d'obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d'ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine.
Cet opus est meilleur que le premier qui était déjà très bien. Il est très prenant dès le début, la tension ne décroît jamais. On connaît mieux les personnages et on en apprend plus, non seulement au sujet de certains d’entre eux, mais aussi à propos de Wicked, mystérieuse entité médico-militaire. Dylan O'Brien a gagné un peu d’ampleur, Ki Hong Lee et Thomas Brodie-Sangster conservent un fort potentiel de sympathie, Kaya Scodelario a un rôle plus conséquent. Quelques petits nouveaux viennent agrandir le casting. Rosa Salazar est touchante, Giancarlo Esposito, fantasque, apporte une touche d’humour et d’ambivalence. Aidan Gillen, impeccable, campe le Méchant de l’histoire, ambigu et revanchard. Les scènes d’action, fort bien réalisées, visibles et pleines d’effets spéciaux convaincants (notamment sur les fondus, flippants), alternent avec les scènes plus intimistes. La question morale développée est posée sans manichéisme et se révèle extrêmement complexe à résoudre. Je regrette un peu que les personnages ne fassent que réagir. Toutefois, il semble qu’ils aient décidé d’être moins passifs dans le prochain volet que je verrai avec plaisir.
8/10