samedi 5 décembre 2015

Le pont des espions

James Donovan, un avocat spécialisé en assurances de Brooklyn, se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.
 
C’était exactement ce à quoi je m’attendais. D’abord un film de procès, puis de négociations, avec Tom Hanks en héros sans reproche épris de justice, seul contre tous. Il est de presque toutes les scènes et représente le bon citoyen américain face aux vilains espions de la CIA, du KGB et de la Stasi. Ce manichéisme gonflant n’est brisé que par Abel, l’espion russe, stoïque (“Et ça serait mieux ?”) joué par l’intrigant et épatant Mark Rylance. Ce personnage est au moins aussi attachant que Donovan, sinon plus, joué par l’excellent mais si répétitif Tom Hanks. Par ailleurs, le film est intéressant, il dépeint la guerre froide du point de vue américain mais aussi allemand, le tout dans le Berlin après-guerre encore en ruines. La reconstitution est impeccable. Ce film, très classique, où l’on voit l’hommage au film noir des 50’s, est assaisonné d’une pointe d’humour bienvenue. La fin est prévisible mais la tension point par moments et on ne peut nier l’intelligence du scénario, dommage qu’il soit un hymne conventionnel et appuyé au patriotisme américain.
6,5/10