samedi 2 janvier 2016

Joy

Joy est farouchement déterminée à réussir en dépit de son excentrique et dysfonctionnelle famille.


Commençons par une chose qui m’a gênée durant certaines scènes : le rendu est parfois flou, comme légèrement brouillé. Ce choix sans doute artistique est contestable. J’ai apprécié en revanche l’usage modéré et pertinent du flash-back et du flash-forward. L’héroïne, Joy, véritable exemple de la selfmade woman chère aux Américains, est une femme brillante, forte et déterminée. A vrai dire, c’est un bel exemple incarné par l’excellente et expressive Jennifer Lawrence. Elle incarne à la fois la fragilité de la femme au bord du gouffre et la détermination ambitieuse. Si son vieillissement n’est pas un chef d’œuvre, elle pousse la chansonnette avec talent pour une jolie scène. Robert De Niro, Virginia Madsen, parfaite, Isabella Rossellini, royale, et Elisabeth Röhm, impeccable tête à claques, campent les membres de sa famille, les personnes les plus décourageantes, injustes et horripilantes que j’ai vues depuis longtemps. Heureusement pour Joy, elle est soutenue par Bradley Cooper, le partenaire en affaires, Edgar Ramirez, l’ex-mari adorable et surtout Diane Ladd, la grand-mère aimante. Tous jouent bien. Le film retient bien l’attention grâce à son dynamisme et à quelques morceaux de bravoure de Jennifer Lawrence / Joy. L’une des forces du film est de réussir à nous intéresser à un balai-serpillère, de sa création à sa commercialisation en passant par son développement., en y insufflant de l’humour et de l’émotion. On peut regretter les aspects “redites” des œuvres de David O Russell. Il faudrait qu’il aborde d’autres sujets dans ses prochains films.

8,5/10

dimanche 27 décembre 2015

Star Wars : le réveil de la force

30 ans après le retour du Jedi, Luke Skywalker, disparu, est recherché par Leia, générale de la Résistance, mais aussi par le Premier ordre mené par Snoke. Un stormtrooper renégat et une pilleuse d’épaves se trouvent pris dans la mêlée.


La première réussite de ce premier opus est d'être compréhensible même pour ceux qui n'ont vu que l'un des films, et pas le plus signifiant (le IV donc le 1er du prequel). Je n'avais qu'une idée générale de l'histoire et pourtant j'ai tout compris. J'ai sans doute raté des références mais je m'en suis sortie, d'autant que certains symboles sont évidents. On retrouve la vieille génération, mais aussi de nouveaux personnages charismatiques, notamment Rey, Kylo Ren, BB8 et Maz Kanata. Le casting, Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Harrison Ford, Oscar Isaac, Carrie Fisher, est parfait. Les rôles des femmes ont gagné en puissance et exit le bikini pour Fisher (youpi). Certains personnages sont ambigus, d'autres plus manichéens mais ça fait partie de la saga. Si le début est un peu long, les scènes de combat et de batailles spatiales sont géniales, la musique est top (merci John Williams), le tout saupoudré d'humour. J'ai aimé l'esthétique léchée, autant des paysages, des vaisseaux que de l'image en elle-même. En revanche, le design du grand méchant, un mélange entre Voldemort, gollum et un orque, a un côté déjà-vu -et c'est quoi cette taille gargantuesque ? Dommage aussi que le scénario soit assez simple et emploie certains raccourcis, ce qui n'empêche pas le film d'être prenant. Vivement le prochain.


8/10