samedi 19 mars 2016

Divergente 3 : au delà du mur

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu'ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu'ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d'éclater...
Je dois avouer que le dernier épisode ne m’avait laissé que quelques images et des souvenirs assez confus. Cependant, je n’ai pas été perdue, c’est un bon point. On retrouve Tris, Quatre, Caleb, Christina et Peter, cette fois derrière le mur, à la découverte d’une autre société, non moins clivée que la leur, dirigée par l’inquiétant David. Dommage qu’ils soient assez passifs. Le casting fait le boulot mais reste un peu plat. Naomi Watts parvient à sortir du lot. On évite cette fois la romance mielleuse et certains personnages sont approfondis. L’action tient la route, toujours visible. Visuellement, les décors sont plus intéressants, j’ai aimé le désert rouge. Les effets spéciaux ont gagné en efficacité et le film en dynamisme. La métaphore politique reste intéressante et parvient même à se renouveler. Un film sympa.

7,5/10

Alabama Monroe

Didier et Élise vivent une histoire d'amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l'Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle qui tombe malade. 

J'avais raté ce film à sa sortie sur grand écran. J'ai profité de sa diffusion sur petit pour le découvrir. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Le sentiment final est doux-amer et paradoxalement intense, comme le film. Celui-ci est construit de façon déstructurée, il multiplie les flash-backs non linéaires. Toutefois, on parvient toujours à savoir où on en est. De quoi est-il question ? D'amour, fort, complice, de maladie, de souffrance, d'amitié. Le scénario pose des questions douloureuses. Le couple peut-il résister à la maladie de l'enfant ? Le parent en tant qu'individu peut-il surmonter une telle épreuve ? Que devient-on quand un mythe s'écroule ? A quoi se raccroche-t-on quand on voit les personnes qu'on aime souffrir ? Étrangement, il ne se passe presque rien pendant le film, quelques tranches de vie, des conversations, des concerts, des combats quotidiens et pourtant, le spectateur est porté par le duo d'acteurs génial qui donne vie et intensité aux images. Veerle Baetens, lumineuse, couverte de tatouages, campe une femme amoureuse et mère pragmatique dont la descente aux enfers brise le cœur. Johan Heldenbergh est impeccable en doux rêveur dont le réveil est brutal. La petite Nell Catrysse est adorable et poignante. Les comédiens sont justes, ils n'en font jamais trop. Le réalisateur évite le pathos, le volontairement tire-larmes qui en fait trop. La musique, envoûtante partition de bluegrass, joue un rôle primordial, à la fois moyen d'expression et de retrouvailles entre cette bande de doux dingues, pas tout à fait marginaux, un peu bohèmes. Elle permet d'alléger ce film assez sombre qui m'a fait monter les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Elle autorise aussi l'espoir, dernière note qui empêche totalement de sombrer. 

8,5/10

dimanche 13 mars 2016

Célibataire mode d'emploi

Alice. Robin. Lucy. Meg. Tom. David... À New York, on ne compte plus les âmes en peine à la recherche du partenaire idéal, que ce soit pour une histoire d'amour, un plan drague… Entre les flirts par SMS et les aventures d'une nuit, ces réfractaires au mariage ont tous un point commun : le besoin de redécouvrir le sens du mot célibataire dans un monde où l'amour est en constante mutation.
Avec ce genre de film, on ne s’attend pas à quoi que ce soit de sérieux. On aurait tort. Si le film est léger, drôle, un peu trash mais pas vraiment vulgaire, il parle des jeunes adultes d’aujourd’hui, non sans un peu d’exagération. Ils se cherchent, se trouvent parfois. Boivent, beaucoup. Travaillent, de temps en temps (oui, on n’a pas dit que c’était réaliste). Le casting tient la route entre l’élégance de Leslie Mann et l’incontinence verbale de Rebel Wilson qui pourrait changer de rôle de temps en temps. Entre les deux, Dakota Johnson en gentille fille paumée et Alison Brie en mathématicienne du grand amour. Ces messieurs s’en sortent très bien, mention spéciale à Anders Holm, séduisant et aussi perdu que ces demoiselles. Les personnages sont attachants, tantôt drôles, tantôt horripilants. Les dialogues sont impertinents, crus, marrants. Le film fait rire, n’est pas complètement prévisible. L’émotion surprend parfois le spectateur au détour d’une scène malgré les clichés et les facilités. Et surtout, les héroïnes n’attendent pas ou plus ce salaud de prince charmant toujours en retard, elles prennent leur vie en main, font des erreurs, rencontrent un type bien, ou pas. Et contrairement à ce que l'on aurait pu croire, les hommes ne sont pas en reste et les arcs narratifs leurs correspondant ne sont pas évacués. Voir ce film, c’est comme lire un magazine féminin : un moment de détente vite oublié.

7/10