samedi 28 mai 2016

Warcraft : le commencement

Fuyant leur monde moribond, des guerriers Orcs traversent un portail jusqu'au pacifique royaume d'Azeroth pour le coloniser. Menés par le roi Llane, le chevalier Anduin Lothar et le Gardien Medivh, les humains s'organisent pour protéger leurs terres tout en cherchant à comprendre quelle magie a pu mener les Orcs sur leur monde.
Ne jouant pas à Wow -ni à aucun jeu vidéo d'ailleurs-, je n'avais aucun a priori, mis à part celui, positif, dû à la bande-annonce. Ça vendait de l'action bourrin et un univers esthétique que je connais un peu de loin, un peu kitsch, un peu clinquant, mais très chouette et au final bien travaillé. Les Orcs bénéficient d'un design sympathique et "réalistes". Les effets spéciaux, impeccables, sont impressionnants et se fondent bien dans la trame. Celle-ci est assez simple : invasion, magie, trahison, combats. C'est bien réalisé, avec soin, sans sortir des lignes classiques du genre. Comme c'est un opus d'ouverture, le scénario est bavard (et pas toujours très fin) mais l'action est aussi présente de façon satisfaisante. On ne s'ennuie pas une seconde, le scénario tient assez bien la route même si les relations des personnages se développent un peu rapidement à mon goût. Les personnages sont plutôt attachants. Côté acteurs, Travis Fimmel, charmant, Paula Patton, ravissante, et Ben Foster, mystérieux, s'en sortent bien. L'ambition est visible mais le résultat pas toujours à sa hauteur. Ça se laisse regarder avec plaisir mais ça s'oublie vite aussi.

6/10

dimanche 22 mai 2016

Le palmarès du festival de Cannes 2016

Le Festival de Cannes, fondé en 1946 sur un projet de Jean Zay1, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire, et appelé jusqu’en 2002 le Festival international du film, est un festival de cinéma international se déroulant chaque année à Cannes durant douze jours. Il est notamment renommé pour la montée des marches : le tapis rouge et ses vingt-quatre « marches de la gloire ». Le Festival est aussi beaucoup critiqué, et fut à l'origine de plusieurs scandales ou controverses que relayèrent magazines et journaux, français et étrangers. Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, des cinéastes, des vedettes, des professionnels de l'industrie cinématographique (producteurs, distributeurs, vendeurs internationaux…) et des milliers de journalistes se déplacent à Cannes. Les principales projections ont lieu au palais des festivals et des congrès, situé sur la promenade de la Croisette.
Le 69e Festival de Cannes 2016 a dévoilé ce dimanche 22 mai son palmarès, décerné par le jury présidé par George Miller lors d'une soirée animée par Laurent Lafitte.

Sélection officielle :

Palme d'Or : Ken Loach ("Moi, Daniel Blake")

Grand Prix du Jury : Xavier Dolan ("Juste la fin du monde")

Prix de la mise en scène : ex aequo, Olivier Assayas ("Personal Shopper") et Cristian Mungiu ("Baccalauréat")

Prix du scénario : "Le Client" d’Asghar Farhadi

Prix d'interprétation féminine : Jaclyn Jose ("Ma'Rosa" de Brillante Mendoza)

Prix d'interprétation masculine : Shahab Hosseini ("Le Client", d’Asghar Farhadi)

Prix du jury : "American Honey", d’Andrea Arnold

Palme d'honneur : Jean-Pierre Léaud

La Caméra d'or pour "Divines", de la Franco-marocaine Houda Benyamina

La Palme d'or du court métrage pour "Timecode" de l'Espagnol Juanjo Gimenez


Un certain regard :

Prix Un certain regard : The Happiest Day in the Life of Olli Mäki (Hymyilevä Mies) de Juho Kuosmanen
Prix du jury : Harmonium (Fuchi ni Tatsu) de Kôji Fukada
Prix spécial « Un Certain Regard » : La Tortue rouge (The Red Turtle) de Michael Dudok de Wit
Prix de la mise en scène : Matt Ross pour Captain Fantastic
Prix du scénario : Delphine Coulin et Muriel Coulin pour Voir du pays



X-men : Apocalypse

En Sabah Nur, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant d'un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit ses quatre cavaliers de l'apocalypse pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.
 Cet opus ressemble aux précédents, même si la société des 80's est moins présente que celle des 60's et des 70's. On retrouve la dualité entre le pacifique professeur Xavier et le va-t-en-guerre Magnéto, leurs deux visions du monde. Faut-il tout détruire pour reconstruire un monde nouveau ? La communauté acceptera-t-elle la différence ? Esthétiquement, je ne suis pas convaincue par En Sabah Nur, trop futuriste, trop vert, trop laid. En revanche, j'adore les looks de Tornade et Diablo. Dans l'ensemble, je trouve l'esthétique moins soignée que dans les précédents. Les effets spéciaux sont réussis. Si les X-Men sont correctement développés et attachants, deux des cavaliers de l'apocalypse sont insignifiants, et la troisième, c'est à peine mieux. Je regrette une surenchère de personnages, comme dans tous les films de super-héros du moment. Cependant, out le casting est impeccable. Michael Fassbender, Jales McAvoy, Jennifer Lawrence, Sophie Turner, Kodi Smit-McPhee et Evan Peters sortent du lot. Le scénario, simple, tient la route et inclut quelques pointes d'humour. Mine de rien, la tension naît et persiste jusqu'à la fin, une belle bataille finale. Le divertissement, efficace, ne révolutionne pas le genre mais clôt dignement le triptyque.
8/10

PS : Mystérieuse scène annonçant le suivant à la toute fin du générique.