jeudi 21 juillet 2016

Le BGG

Le Bon Gros Géant, 7 mètres de haut et des oreilles immenses, est étrange et a bon fond. Les autres géants sont encore plus grands, mais bêtes et méchants et mangent des humains. Une nuit, il enlève Sophie, une orpheline insomniaque et précoce, qui s'attache vite à ce drôle de personnage.
Je suis un peu déçue. Je m'attendais à une belle aventure magique, le dernier Spielberg est un joli conte languissant pour enfants. Tout n'est pas mauvais dans le film, loin de là. Les effets spéciaux sont réussis et l'univers entre un Londres légèrement fantasmé, une campagne aride et une campagne onirique, est très chouette. Ruby Barnhill est très mignonne mais ne parvient pas à rendre son personnage vraiment attachant. Mark Rylance, qui prête ses traits au BGG, donne à ce dernier une belle humanité, une présence à la fois lunaire et lumineuse. Les mouvements de ses oreilles, assez canins, complètent sa palette d'émotions. Penelope Wilton, impeccable, campe quant à elle une reine d'Angleterre flegmatique, charmante, et tout à fait comique. Rebecca Hall et Rafe Spall font de brèves mais sympathiques apparitions. Adapté d'un roman de Roald Dahl, le film prêche l'amour de la culture, l'humour en toute circonstance et la bienveillance. Il illustre également la relativité. La scène dans le Monde des Rêves est vraiment jolie et poétique. On peut regretter le caractère un peu daté du récit. La langue des géants, inventée par Dahl, se révèle assez marrante. Dommage que l'humour ne fonctionne pas à tous les coups et l'émotion rarement. Dommage aussi que le film soit si long. La première moitié est terriblement longue et ennuyeuse : il ne se passe rien et on finit par se demander s'il va finalement se passer quelque chose. Heureusement, oui, le retour à Londres amène enfin un peu d'aventure rocambolesque. Le scénario n'est pas à la hauteur d'un bon Spielberg. Il y avait beaucoup mieux à faire avec une telle matière de base.

5,5/10

dimanche 17 juillet 2016

L'âge de glace : les lois de l'univers

L’éternelle quête de Scrat pour attraper son insaisissable gland le catapulte dans l’espace, où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques. Pour survivre, Sid, Manny, Diego et le reste de la bande vont devoir quitter leur foyer et se lancer dans une nouvelle aventure.
Honnêtement, je ne me souviens pas bien du dernier, pourtant, j'ai vérifié, je l'avais très bien noté. On retrouve la même équipe et quelques nouveaux personnages. Le coup du duel gendre / beau-père, c'est déjà vu et traité sans originalité. Cette fois, il s'agit d'empêcher la fin du monde. Pour une fois, ils ne fuient pas le cataclysme, ils vont au devant mais le scénario n'est guère élaboré. Le graphisme, toujours soigné, est impeccable, on a toujours envie de faire un câlin au mammouth pelucheux. C'est coloré, rythmé, très drôle, plein de gags, de références et de clins d'œil. Scrat est hilarant à chacune de ses apparitions. Dommage toutefois que cela manque de mordant et d'émotion. Le dessin animé est vraiment plaisant à regarder mais la recette s'essouffle.

8/10