vendredi 29 juillet 2016

Un dimanche au bord de la piscine de Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella

Le deuxième Kinsella, comme promis.
Sophie Kinsella (1969 - ) est une femme de lettres britannique. Née Madeleine Townley, elle porte le nom de Madeleine Wickham depuis son mariage avec Henry Wickham, principal d'une école préparatoire pour garçons à Croydon, au sud de Londres. Elle vit actuellement dans le quartier de Wimbledon avec son mari et leurs cinq enfants. Sophie Kinsella a étudié la musique puis la PPE au New College de l'université d'Oxford et est devenue écrivain après avoir été journaliste financière. Elle devient célèbre au début des années 2000 grâce à la série de L'accro du shopping. Elle a également écrit une douzaine de romans indépendants.
Amelia et Katy, neuf et sept ans, ne se tiennent plus d'excitation : dimanche, c'est la fête chez les Delaney, ils ouvrent la piscine à tout le village ! Sauf que la fête va tourner à la catastrophe : Katy fait une mauvaise chute et se retrouve à l'hôpital. Qui surveillait les filles qui jouaient dans la piscine ? Et les Delaney, ne sont-ils pas aussi responsables ? Depuis le temps qu'on leur dit que leur piscine n'est plus aux normes. D'ailleurs, la mère ferait bien de suivre les conseils de son jeune et bel avocat et leur faire un procès !


Je sais que lorsque Kinsella utilise son véritable nom, le roman est plus sérieux, plus social. Ici, elle décortique la vie d'une toute petite ville après un accident assez grave concernant une enfant. On suit ses parents séparés, l'avocat qui a des vues sur la mère, le couple propriétaire de la piscine et leur belle-fille, leur avocat et une jeune pianiste qui vient de s'installer. Je regrette que la quatrième de couverture ne reflète pas le roman, pas plus que les résumés que j'ai pu lire sur internet. L'accident, pas grave ? Je crois qu'un coma c'est grave. Les gens qui se demandent sir le père flirtait avec la pianiste ? Pas du tout ! On suit finalement assez peu les rumeurs, on est plutôt au plus près des sentiments et des réactions que quelques personnages clefs.
Si les personnages sont un peu approfondis, je regrette qu'ils soient parfois un peu caricaturaux. L'avocat ambitieux est le pire, surtout qu'il est contrebalancé par l'autre avocat, modéré, calme et pertinent : thèse et antithèse, ce n'est pas très subtil. Louise n'est finalement qu'esquissée dans ce qu'elle pourrait être. Elle manque terriblement de caractère. Quant à Alexis et Daisy, ils sont bien mignons mais qu'est-ce leur histoire vient faire là ? De plus, les personnages ne sont pas particulièrement attachants, à l'exception notable des Delaney, un couple charmant, bien intentionné. Lui est une sorte de vieux gentleman ayant les pieds sur terre, elle est une vieille dame un peu idiote mais si gentille qu'on lui pardonne tout. L'auteur donne corps à la vie d'une petite ville avec les voisins qui se mêlent de tout, qui croient savoir, qui laissent une oreille traîner...
L'écriture de Kinsella est fluide, facile à lire. Les chapitres s'enchaînent sans temps morts. J'ai lu le livre sans déplaisir mais sans enthousiasme aussi, d'autant que le début est assez laborieux. La fin est surprenante en ce qu'elle est assez improbable et plutôt soudaine. Tout à coup, pouf ! c'est résolu. Au final, ce qui ressort c'est une certaine fadeur, une tiédeur. Vite lu, vite oublié.

4,5/10

jeudi 28 juillet 2016

Comme des bêtes

La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.
Comme leurs maîtres ne sont pas là, nos chiens, chats, hamsters, canaris... ont une journée bien remplie, surtout quand Max et Duke, nouvellement colocataires, se font des crasses au parc avant de faire de mauvaises rencontres. Le design est simple mais sympa et rend les bestioles attachantes, tout comme leurs voix de doublage (Lachau, Foresti, Rovelli...). L'animation, fluide, est à la fois soignée et rigolote. Les aventures de Max et ses copains sont mouvementées, rythmées, bourrées de références, un peu dingues et accompagnée par une B.O à l'avenant. Il croise une galerie de personnages truculents et croqués avec tendresse, le lapin zinzin, la chatte obèse, la petite chienne courageuse, le rapace en désintox... Dommage que Léonard ne soit pas plus présent. Si le scénario n'est constitué que d'une longue course poursuite, les situations et les dialogues sont vraiment drôles. Les créateurs ont bien observé leurs animaux de compagnie car les comportements de ces animaux sont souvent très réalistes. C'est simple, on aurait dit mon chien. Avec juste un peu plus d'ambition et d'émotion, le film aurait été parfait.

8/10

mardi 26 juillet 2016

Nuit de noces à Ikonos de Sophie Kinsella

C'est l'été et je ne suis pas encore en vacances, j'ai eu envie de lectures plus légères. Et hop, deux Kinsella. Parlons du premier des deux que j'ai lu : Nuit de noces à Ikonos.
Sophie Kinsella (1969 - ) est une femme de lettres britannique. Née Madeleine Townley, elle porte le nom de Madeleine Wickham depuis son mariage avec Henry Wickham, principal d'une école préparatoire pour garçons à Croydon, au sud de Londres. Elle vit actuellement dans le quartier de Wimbledon avec son mari et leurs cinq enfants. Sophie Kinsella a étudié la musique puis la PPE au New College de l'université d'Oxford et est devenue écrivain après avoir été journaliste financière. Elle devient célèbre au début des années 2000 grâce à la série de L'accro du shopping. Elle a également écrit une douzaine de romans indépendants.


Fliss a grande habitude des ratages amoureux de sa sœur cadette, Lottie, et des « Choix malheureux » qui en découlent. Quand Richard ne demande pas Lottie en mariage, celle-ci rompt et en épouse un autre dans la foulée, Ben, son premier amoureux. Et le voyage de noces ? Sur l'île d'Ikonos, en Grèce, où ils se sont rencontrés. Fliss n'a pas dit son dernier mot : elle va transformer ce voyage de noces en naufrage.


Le roman n'est pas très long mais peine à commencer. Il faut attendre au moins 70 pages avant que l'action commence vraiment. De plus, le résumé de la quatrième de couverture en dit beaucoup trop, du coup on perd tout effet de surprise. Ce qui finit par surprendre et vraiment faire rire, ce sont les empêchements à la consommation, pour la peine vraiment réjouissants. Pour le reste on sourit beaucoup mais l'humour manque de piquant.
Les personnages sont attachants. Fliss est une grande sœur très protectrice, voire intrusive, mais dotée d'un bon fond. Son futur ex-mari est horripilant, moi aussi j'aurais une clef USB à sa place. Lottie est une drôle de fille, assez inconséquente, souvent à la masse, championne de la mauvaise foi et de l'auto-persuasion. Elles sont cependant à deux doigts de la caricature. Lorcan, d'abord légèrement antipathique, devient de plus en plus sympathique, de même que Richard. Ben, c'est l'inverse, il révèle ses failles au fur et à mesure. Et elles sont très nombreuses !

Les tribulations pleine de rebondissements et de clichés des deux sœurs nous entraînent dans toute l'Europe. La description d'Ikonos en paradis perdu d'une jeunesse passée est presque parvenue à me rendre nostalgiques d'une Grèce pas encore envahie par la masse de touristes alors que je n'y ai jamais mis les pieds. Autant que d'amour il est question de nostalgie d'un passé qui ne reviendra pas, que ce soit un mariage en échec total ou un été doré.
J'ai passé un moment agréable en compagnie de ces deux femmes doucement cinglées malgré les ficelles un peu épaisses et la prévisibilité de l'ensemble. Toutefois, ce n'est pas aussi hilarant qu'on me l'avait promis sur la couverture et surtout ce sera vite oublié.

6/10

dimanche 24 juillet 2016

Independence day resurgence

Après le 4 juillet 1996, parce qu'elles savent que les extraterrestres vont revenir, toutes les nations ont collaboré autour d’un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterrestre récupérée. Rien ne peut les préparer à la force de frappe sans précédent des aliens. Seule l'ingéniosité et le courage de quelques hommes et femmes peuvent sauver l’humanité de l'extinction.

J'ai sans doute vu le 1er à la télé il y a longtemps mais je ne m'en souviens guère -il faudra y remédier. Quelques références très pointues ont pu m'échapper mais dans l'ensemble, j'ai pu tout suivre sans problème. La trame scénaristique est un classique du film catastrophe, elle ne s'en éloigne jamais : invasion, destruction, contre-attaque... Toutefois, ce classicisme n'est pas pour déplaire : le spectateur ne vient pas voir Inception mais un divertissement facile bourré d'explosions. Et il est servi : combats spatiaux, explosions, destructions, morceaux de bravoure, sacrifices. Personnellement, j'aime les films catastrophe qui ne se prennent pas vraiment au sérieux et ne prétendent à rien d'autre qu'au divertissement. D'autant que ce qui compte ici, ce n'est pas la fin, mais comment on y parvient et c'est là que tient le suspense. Les effets spéciaux sont excellents, l'esthétique soignée et le design des aliens superbe. Bizarrement, je les trouve plutôt beaux et en tout cas ingénieux. Dommage qu'on ne voit pas mieux l'intérieur de leur vaisseau. Nombre de comédiens sont de retour (notamment Jeff Goldblum, toujours parfait, Bill Pullman, assez émouvant), quelques nouveaux amènent du sang neuf (citons Liam Hemsworth, quota beau gosse et néanmoins sympathique, Travis Tope, Maika Monroe, repérée dans It follows, impeccable, Sela Ward, toujours élégante, William Fichtner, Charlotte Gainsbourg, assez inutile, quota féminin français scientifique ?). Ça manque d'une vraie figure charismatique parmi les petits jeunes, un personnage vraiment magnétique comme peut l'être Goldblum. Si l'humour fonctionne bien, il manque de piquant, de vraie bonne punchline. L'émotion n'est pas forcée, ni très prégnante d'ailleurs. J'ai remarqué, contrairement à d'autres critiques, que le patriotisme américain paraît moins marqué que dans d'autres films, IDR a une touche, quoique de façon légèrement artificielle, internationale, moins auto-centrée. Franchement, c'est basique mais c'est visuellement assez époustouflant, si bien que même en 2D, on a parfois une impression de 3D. Du beau et grand spectacle.

7,5/10
PS : 3ème épisode en vue.