vendredi 5 août 2016

Suicide squad

Face à la menace que représentent les méta-humains, l'agent Amanda Waller réunit un escadron de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?
J'attendais beaucoup de ce film. Il fallait qu'il soit fun, complètement barré et même sûrement un peu foutraque. Las, c'est un produit hyper calibré façon industrie hollywoodienne. Le scénario est balisé, le spectateur accompagné à chaque pas. Au lieu des Super-vilains qui se lâchent, on se retrouve face à des gentils méchants, ou presque : deux sont plus ou moins en quête de rédemption, un est un peu con mais sans intérêt, un disparaît pour l'exemple... Cela dit, Harley Quinn est très marrante et bien allumée. Margot Robbie, avec un look décapant, est parfaite de dinguerie et de sex-appeal. Le Joker aurait gagné à être encore plus malsain mais Leto ne s'en tire pas mal en dandy cinglé. Will Smith offre un personnage un peu fade et bourré de principes, tout en cannibalisant l'écran, dommage. Jay Hernandez, avec son maquillage impressionnant, joue le repenti, celui qu'on aurait presque en vie de consoler si on n'avait pas peur de partir en fumée. Joel Kinnaman et Viola Davis campent les agents spéciaux qui encadrent cette joyeuse équipe. Elle est certainement la plus garce de tous. Les autres personnages sont très secondaires et inexistants. Ils sont trop nombreux pour un scénario trop pauvre. On parle de Cara Delevigne ? Heu... non, il n'y a pas grand chose à dire. L'esthétique du film est assez moyenne entre de vraies jolies choses et des scènes d'action brouillonnes où l'on ne voit pas tout. S'il est long à démarrer, le film gagne en ensuite en rythme et en action. Quelques incohérences se glissent dans le film (qu'est devenu le maillet ? et la pochette dorée ?), notamment à cause d'un scénario trop simple. En revanche, l'un des gros points forts du film, c'est la B.O : punchy, enjouée. Elle contribue grandement au plaisir que l'on prend à regarder le film, qui, s'il manque de folie et de transgression en collant d'un peu trop près à l'univers Marvel (en témoigne la scène post-générique), reste très divertissant. Il est plutôt drôle et se suit avec plaisir.
6/10






lundi 1 août 2016

Les chants de la Terre lointaine d'Arthur C. Clarke

Je suis tombée dessus à la librairie et j'aimé le titre, que j'ai trouvé poétique et mélancolique.

L'humanité a commencé sa colonisation de l'espace dès qu'elle a compris que la Terre allait être prochainement détruite par l'explosion du Soleil. Thalassa a été colonisée par un vaisseau colonisateur mais a perdu le contact avec le reste de l'humanité. Le "Magellan", un immense vaisseau atteignant 20% de la vitesse de la lumière et transportant la dernière colonie de l'espèce humaine en état de cryogénisation fait une halte sur Thalassa pour réparer l'usure de son bouclier.

Arthur Charles Clarke (1917 - 2008) est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique. Il a servi dans la Royal Air Force durant la Seconde Guerre mondiale, en tant que spécialiste en radar avant d’obtenir son diplôme à l’université de Londres. Il a commencé à vendre des histoires de science-fiction depuis son passage dans la RAF, mais il a brièvement travaillé comme rédacteur adjoint dans la revue Science Abstracts avant de se consacrer à l’écriture à plein temps à partir de 1951. Il a été président de la British Interplanetary Society, la société interplanétaire britannique et membre du Underwater Explorers Club, le club des explorateurs sous-marins.
La célébrité lui vient grâce à son livre 2001 : l’Odyssée de l’espace, projet sur lequel il a collaboré avec Stanley Kubrick. Le film est fondé sur la nouvelle La Sentinelle que Clarke a transformée en roman à l’époque où Stanley Kubrick en tirait un film. Les deux versions diffèrent légèrement l’une de l’autre. Son œuvre comporte de nombreux romans, en particulier la série des Rama et les suites de 2001, ainsi qu'un grand nombre de nouvelles.
Sa contribution scientifique la plus importante est certainement le concept de satellite géostationnaire largement mis en œuvre, de nos jours, pour les satellites de télécommunications qu’il proposa dans un article de Wireless World en 1945 et plus tard l’utilisation de plates-formes à satellites pour l’observation de la Terre. Il est également l'auteur des trois lois de Clarke.
Retiré depuis 1956 au Sri Lanka, il y a passé le restant de sa vie. Il était anobli par la reine Élisabeth II en 1998.


Je suis partagée au sujet de ce roman. Il pose des questions très intéressantes mais la forme n'y est pas. Je ne connais pas le travail de Clarke mais ce n'est pas le bon roman pour découvrir cet auteur.
Le roman ne commence jamais réellement en fait. Il ne se passe rien pendant 350 pages. A côté, un roman de Jane Austen fait figure de roman d'aventures ! Les Lassans forment un peuple sympathique, accueillant, pas jaloux, pas égoïste, les Terriens ont à peine plus d'aspérités. Le vieux philosophe Moïse est intéressant mais c'est à peu près tout. Une possible mutinerie ? Ah ben, en fait non. Un décès qui provoque des tensions ? Toujours pas. Une espèce intelligente tout juste découverte ? P't'être bien que oui, p't'être bien que non. Aucun enjeu. Du coup, entre les personnages plats à peine esquissés et l'absence de rythme, on s'ennuie un peu.
Qu'est-ce qui fait qu'on tient jusqu'au bout ? L'écriture est agréable et intelligente, du moins lorsque Clarke n'essaie pas de développer des explications scientifiques auxquelles je ne comprends rien, mais alors rien du tout. Ce qui fait l'intérêt du roman, ce sont les questions philosophiques qu'il pose : a-t-on le droit d'imposer sa culture ? que dire et que cacher à une société qui n'a jamais connu ni dieu ni guerre ? comment interagir sans influencer ? comment oublier la Terre disparue ? comment affronter le deuil ?  la religion mène-t-elle nécessairement à la violence ? Sans répondre nécessairement à tout, Clarke les traite assez élégamment et avec une mélancolie certaine. Le livre lance une réflexion mais manque trop d'enjeu(x) pour intéresser.
Ce roman avait beaucoup de potentiel mais ce dernier est complètement inexploité et s'avère frustrant.

4/,510

dimanche 31 juillet 2016

Insaisissables 2

Un an après leur disparition et pour leur grand retour sur scène, les quatre cavaliers vont dénoncer les méthodes peu orthodoxes d’un magnat de la technologie à la tête d’une vaste organisation criminelle. Ils ignorent qu'ils ont été piégés et qu'un tas de monde a une grosse longueur d'avance sur eux.
J'avais aimé les premières aventures de ces illusionnistes qui voient grand. Cette fois, ce sont eux qui se font avoir et pas qu'un peu. Dommage que le scénario ne parvienne pas à donner une ampleur perceptible aux enjeux. La magie tape à l'œil et spectaculaire, fondée sur des trucages énormes, est toujours au centre du film, réalisée à l'aide d'effets spéciaux bluffants. Ceux concernant les scènes d'action sont moins bons, les mouvements sont parfois difficilement perceptibles. Le scénario, très mystérieux, limite alambiqué, mais ludique, finit par trouver son explication, à l'exception d'un truc ou deux pour moi. La musique accompagne bien le film. A part Isla Fisher, excusée pour cause de grossesse, on retrouve la même bande sympathique et efficace : Eisenberg, Ruffalo, Harrelson, Franco, Freeman. Deux petits nouveaux s'ajoutent au casting : la pétillante Lizzy Caplan et l'excentrique Daniel Radcliffe. Le double Harrelson, en revanche, est assez lourd, gonflant et caricatural. Ils se balancent des vannes rigolotes, pratiquant la pique vacharde comme manifestation d'affection. Je regrette qu'il n'y ait pas plus de tours de magie. Ceux qui ont vu le précédent savent qu'il faut s'attendre à tout et ne rien croire. Enfin, si la surprise n'y est plus, le plaisir reste.

7/10