jeudi 6 octobre 2016

Bridget Jones' baby

Après avoir rompu avec Mark Darcy, Bridget est toujours célibataire, 40 ans passés, plus concentrée sur sa carrière et ses amis que sur sa vie amoureuse. Pour une fois, tout est sous contrôle ! Même son poids. Jusqu’à ce que Bridget fasse la rencontre de Jack… Puis retrouve Darcy… Puis découvre qu’elle est enceinte… Mais de qui ???
On retrouve notre vieille copine Bridget, qui dit des conneries au kilomètre sans pouvoir s'arrêter, qui gaffe au boulot, entourée de sa bande de potes tarés. Les copains et Bridget se sont un peu calmés, à peine mais restent super fun. Romcom somme toute classique, le film est drôle de bout en bout et fait durer le suspense : qui est le père de l'enfant ? Qui Bridget va-t-elle choisir ? Mark ou Jack ? En tant que fervente partisane de Mark, j'étais à deux doigts de sortir les pompons. Bridget est comme toujours aux prises avec l'amour, l'efficacité au travail et sa cinglée de mère, quoique celle-ci se fasse discrète. On ajoute une nouvelle amie et collègue, un nouveau boulot de productrice qui donne lieu à des scènes truculentes, un potentiel nouveau mec, et une maternité tardive. Renée Zellweger, légèrement modifiée, reste une Bridget au top -ou au fond du trou, c'est selon. Elle est pétillante et pleine de charme, bref extrêmement attachante. Colin Firth, gentleman surbooké, est impeccable et toujours aussi séduisant. Patrick Dempsey est sympa mais un peu plat. Emma Thompson est super marrante en obstétricienne sarcastique en diable. C'est déjanté, c'est attendrissant, ça part dans tous les sens, c'est Bridget. Les dialogues sont percutants et pleins de saillies hilarantes sur fond de musique contemporaine. Une suite géniale !

9,5/10

lundi 3 octobre 2016

Les 7 mercenaires

L’industriel Bartholomew Bogue terrorise la petite ville de Rose Creek pour mettre les habitants en fuite et exploiter la mine. Désespérés, les habitants engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest.
N'ayant vu, ni l'original japonais, ni la version de 1960, je partais sans a priori. J'aime bien les nouveaux westerns et celui-là ne fait pas exception, même s'il n'est pas parfait. Malgré une durée d'un peu plus de deux heures, on ne voit pas le film passer bien que son déroulement soit très classique : menace, recrutement, escarmouche, grosse bataille, fin. Certes, c'est un western à la papa -mais multiracial- mais tout est bien fait. Les combats et les cascades sont réalisés avec soin mais manquent un peu de tension. Les décors et les costumes sont marqués par un net souci du détail. Quand il n'y a pas de fusillade, on discute un peu, les dialogues étant ponctués d'humour bon enfant. Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent D'Onofrio, Byung-Hun Lee, Manuel Garcia-Rulfo et Martin Sensmeier forment un groupe hétérogène et sympathique. Haley Bennett est leur contrepoint féminin, forte et déterminée. Peter Sarsgaard campe le méchant capitaliste à tendance sociopathe, efficacement mais sans panache. Leurs personnages ne sont de toute façon pas développés et manquent, pour certains de ... personnalité. Seul Goodnight Robicheaux a des aspérités. D'ailleurs, la critique du capitalisme débridé est perceptible, de même que, de façon plus discrète, l'exploitation outrancière et dangereuse des ressources. Fuqua glorifie le multiculturalisme et l'entraide. Au final, le film manque trop de corps pour être inoubliable. Je regrette aussi que la musique utilisée lors de la B-A n'apparaisse pas.

6/10

dimanche 2 octobre 2016

Radin !

François Gautier est radin : économiser le met en joie, payer lui provoque des suées. Sa vie est réglée dans l’unique but de ne jamais rien dépenser. Sa vie bascule lorsqu'il tombe amoureux et découvre qu’il a une fille dont il ignorait l’existence. Obligé de mentir afin de cacher son terrible défaut, ce sera pour François le début des problèmes. Car mentir peut parfois coûter cher. Très cher…
Fred Cavayé propose une petite comédie sympathique mais guère originale. Si la solitude est bien illustrée, quoique sans subtilité, les dialogues manquent de piquant et d'émotion. Dany Boon, en mode clown, est crédible en radin pathologique, malheureux mais incapable de changer. Ses manies sont vraiment drôles. Laurence Arné est parfaite en violoncelliste maladroite et timide mais son air de ravie de la crèche peut agacer. Noémie Schmidt, toute mignonne, est tout à fait prometteuse, c'est l'atout du film. Ce dernier s'avère drôle, une ou deux scènes valent le détour (le restaurant). J'adore le concept du banquier psy de bonne volonté (le pauvre !). Le final est facile, un peu incohérent et plein de bons sentiments, à l'image du scénario qui manque de rebond. S'il dépose son cerveau à l'entrée de la salle de cinéma, le spectateur est diverti.

6/10