mercredi 23 novembre 2016

Rupture pour tous

Mathias Lonisse, créateur de Love is dead, est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, préfèrent éviter cette tâche pénible. Mathias assume parfaitement son métier et effectue chaque mission avec un grand sens du professionnalisme, jusqu’au jour où maman décide de quitter papa…
N'ayant que très peu entendu parler du film, je ne m'attendais à rien. Du coup, ce fut une bonne surprise. L'idée de départ est originale et le déroulement du film conserve une certaine fraîcheur malgré le cynisme du sujet. Benjamin Lavernhe a beaucoup de charme et joue très bien le type revenu de tout doté d'un grand cœur. Elisa Ruschke et Aïssa Maïga, atouts charme certains, sont pétillantes à souhait. Camille Chamoux, qui a participé à l'écriture du scénario, joue l'hystérique de service, non sans talent. Brigitte Roüan a le privilège de balancer certaines des meilleurs piques. La complicité des acteurs fait plaisir à voir. Les répliques et les situations font mouche et sont souvent drôles. Dommage que le déroulement de l'intrigue soit prévisible. Le rythme, à l'image de la musique, est primesautier. Cocasse, parfois à la limite de l'absurde, le film est irrévérencieux et enthousiasmant.

7,5/10

dimanche 20 novembre 2016

Les têtes de l'emploi

Stéphane, Cathy et Thierry, employés de l'Agence pour l'Emploi, ont de si "bons" résultats que l'agence va fermer faute de chômeurs ! Les trois collègues ont alors la folle idée de créer du chômage pour sauver leur poste.
L'idée est folle, certes, mais elle n'est pas aboutie. Aucune idée ne va au bout, un rebondissement surréaliste chasse l'autre. Trois solitudes se trouvent, unissant leurs désespoirs, leurs inaptitudes. Franck Dubosc n'en fait pas trop mais son personnage est antipathique au possible et il ne parvient pas à le rendre sympathique. Elsa Zylberstein campe avec sincérité la gentille paumée en manque d'amour et de fric mais surtout d'amour. François-Xavier Demaison, dans un rôle lunaire, est attachant. Nicolas Vaude hérite encore du rôle du salaud, c'est lassant, même s'il y réussit très bien. Patrick Bouchitey s'avère particulièrement doué dans le rôle du beauf chômeur professionnel, assisté de droit. Quoi que le personnage soit plutôt marrant, il est symptomatique de l'un des points faibles du film : caricatural. Tous les personnages sont stéréotypés. Plutôt drôle, le film ne convint ni par le rythme, inégal, ni par le fond, totalement absent, sinon pour dire que les agents du Pôle emploi sont incompétents, que leur boulot les rend dingues et qu'ils ont pour ordre de radier et de coller en formation le plus de chômeurs possible. Les scènes les plus drôles sont celles du recrutement et de l'inauguration. C'est sûrement parce que ce sont celles qui poussent l'absurde le plus loin. La comparaison avec The full monty est largement abusive.

5/10