dimanche 16 juillet 2017

Le dernier vice-roi des Indes

Mars 1947. Petit-fils de la reine Victoria et dernier Vice-Roi des Indes, "Dickie" Mountbatten doit préparer le pays à l'indépendance. Mais la tâche s'avère bien plus ardue que prévu, entre âpres négociations avec Nehru, Gandhi et Jinnah et violents conflits religieux. Jeet et Aalia, deux jeunes indiens au service du Palais et que la religion oppose, subiront ces évènements et auront à choisir entre leur amour et leur attachement à leurs communautés.
La bande-annonce, alléchante, m'avait appâtée, d'autant que je ne l'ai vue qu'une fois, ce qui évite la saturation (suivez mon regard vers Dunkerque). On suit deux aventures qui mettent intelligemment la grande et la petite histoire en parallèle. Tandis que Mountbatten, débonnaire mais plus fin qu'il n'y paraît, son épouse dévouée, brillante et perspicace et leur fille, pleine de bonne volonté, tentent désespéramment de maintenir la paix, Jeet et Aalia assistent discrètement aux négociations tout en essayant de trouver leur propre voie. C'est l'histoire déchirante d'une idée magnifique, d'un beau rêve, qui meurt. Hugh Bonneville, Gillian Anderson et Lily Travers font merveille, de même que Manish Dayal et Huma Qureshi. La photographie des extérieurs aussi grandioses que les intérieurs est très soignée, ainsi que la lumière et les très beaux costumes. Je n'ai pas compris pourquoi les Indiens s'exprimaient en anglais y compris dans l'intimité, une facilité peut-être. Connaissant mal l'histoire de la partition de l'Inde, le sujet m'a passionnée et les difficultés rencontrées par Mountbatten m'ont parues insurmontables et terribles. Même si la petite histoire amène un côté romantique sympathique et incarne la vision indienne des évènements, elle aurait pu être réduite au profit de plus longs développements portant sur les négociations et le travail de Mountbatten. Le film réussit à créer plusieurs moments d'émotion sans être tire-larmes. Le plus gros défaut de ce film, c'est d'être trop court pour saisir toute la complexité de l'indépendance de l'Inde et de la création du Pakistan ; une mini-série aurait mieux convenu.
9/10

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