lundi 7 août 2017

La planète des singes - Suprématie

César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.
J'avais adoré le premier, le second m'avait laissé une impression beaucoup plus mitigée. Ce dernier opus -même si certains noms donnés aux personnages laissent entrevoir une nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle- se situe entre les deux. On élimine la 3D superflue et l'aspect vraiment trop explicatif mais sans parvenir à atteindre la réussite d'Origines. L'histoire est entièrement racontée du point de vue des singes, ce qui donne une idée du résultat final (je ne vous apprends rien, nous nous trouvons toujours avant le roman ou l'adaptation de Burton). Les effets spéciaux, excellents, dotent ces derniers de visages expressifs, notamment César et Maurice. Andy Serkis et les autres interprètes font un boulot incroyable. Je regrette le choix d'un film assez manichéen : les humains n'ont qu'un rôle négatif alors que la nuance existe du côté des singes. D'ailleurs Woody Harrelson a l'air de se demander ce qu'il fait là même si sa prestation est correcte. Malgré quelques incohérences, l'émotion apparaît parfois entre deux scènes d'action spectaculaire. A noter une bataille finale un rien expéditive. Les parallèles avec les questionnement de notre époque sont nombreux. Au final, et malgré quelques incursions humoristiques surtout dues à un nouveau personnage attachant, ce dernier volet s'avère triste, mélancolique, quasi nihiliste. Outre le fait que je sois sortie de la séance avec le moral dans les chaussettes, je trouve qu'il manque quelque chose à ce film pour se targuer d'être une réussite aussi totale que celle pointée par les critiques presse. Un scénario soigné et construit peut-être. Cela dit le divertissement y est.
 
6/10

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