jeudi 19 janvier 2017

xXx reactivated

Xander Cage, sportif de l’extrême devenu agent d'élite, revient aux affaires pour récupérer une arme : la Boîte de Pandore. Recrutant une toute nouvelle équipe de cinglés, il se retrouve au cœur d’une conspiration menaçant les gouvernements les plus puissants du monde.
Je me souviens d'avoir vu le premier mais il ne m'a guère marquée. Cet opus ne fera pas date non plus. Oui, certaines cascades sont chouettes, oui, il y a de l'action et quelques répliques marrantes. Non, on ne s'ennuie pas et oui on est diverti. Cependant, je n'ai jamais vu Vin Diesel aussi mauvais, à moins que ce soit son personnage de gros con m'as-tu-vu qui m'ait agacée. Et ce manteau... Fallait-il vraiment le ressusciter ? Et cette scène à Londres. Vraiment ? Sérieux ? Les autres personnages sont plus sympathiques. J'ai bien aimé Toni Colette en patronne badass. Donnie Yen et les filles s'en sortent plutôt bien. J'ai eu peine à différencier  xXx des Fast & Furious sauf que le premier est moins drôle, moins second degré et doté d'un héros moins sympathique. Le scénario réussit le miracle d'être à la fois confus et ultra-mince alors que les scènes de corps à corps sont sympas mais embrouillées. Les dialogues, consternants, sont mal doublés. Je suppose que c'est à prendre au troisième ou quatrième degré mais.... c'est dur quand même. Restent des scènes d'action particulièrement fun et une équipe de barjos rigolote. Si on pose son cerveau à l'entrée de la salle de ciné, on s'amuse bien.

4/10

Live by night

Boston, dans les années 20. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin mène une vie de criminel. Il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quitte Boston pour s'imposer au sein de la mafia de Tampa…
Ben Affleck propose du classique : un film de gangsters entre Boston et Tampa (malin ce contraste) et s'offre le rôle principal et la voix off. Il aurait sans doute mieux fait de confier le rôle de l'anti-héros à son frère, le film y aurait gagné. Ainsi qu'à se passer de voix off, je n'ai pas besoin qu'on m'explique ce qu'il se passe. Cela dit, c'est un bon film. Sans être le meilleur acteur du monde, Ben Affleck a assez de talent pour bien camper ce gangster qui est surtout un type épris de liberté. Mais un acteur plus charismatique aurait fait mieux. Brendan Gleeson apparaît peu mais de façon marquante. Quoi qu'ayant peu de texte, les femmes ont un rôle primordial dans le film. Sienna Miller est excellente, de même que Zoe Saldana. Elle Fanning a un rôle étrange, éthéré et terre à terre à la fois, elle y réussit parfaitement. Tous les seconds rôles sont bien tenus. Le scénario, suffisamment rythmé, tient la route, d'autant que ce n'est pas qu'un simple film de gangsters. Il aborde la prohibition et sa fin, ainsi que le ku klux klan, le racisme, la discrimination, la guerre et le rêve américain. La reconstitution, décors et costumes, est impeccable, sublimée par une photographie crépusculaire de qualité. A noter de bonnes scènes d'action, solides, de la course poursuite à la fusillade. Affleck y insuffle une belle dose de mélancolie sans pour autant en faire une mélo. Un bon film de gangsters ambitieux mais un peu sage, frustrant en ce qu'il aurait pu être meilleur.

7/10

dimanche 15 janvier 2017

La grande muraille

William, mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde : repousser les attaques incessantes de créatures monstrueuses. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité.
Malgré la présence de Zhang Yimou à la réalisation, il s'agit plus d'un film américain qui se passe en Chine que d'un film sino-américain. Et c'est là que le bât blesse. Le scénario, linéaire, s'avère prévisible et trop léger. Il inclut des notes d'humour qui ne conviennent pas à la trame héroïque du film et tombent à plat. N'évitant pas quelques incohérences ou raccourcis, il exalte des valeurs d'héroïsme, de sacrifice, d'union et de confiance, si bien que ça ressemble un peu trop à de la propagande maoïste. Si Pedro Pascal est plutôt sympathique, le casting masculin asiatique, quoi qu'efficace, n'est pas mis en valeur, ni développé : il fait de la figuration. Le film est tout à la gloire de Matt Damon dont l'absence de charisme devient gênante d'autant que son âge rend sa qualité de mercenaire peu crédible, quand bien même ce serait un archer de folie. Seule la ravissante et crédible Jing Tian a reçu un traitement un peu plus favorable. Les effets spéciaux sont superbes bien qu'un peu trop numériques à mon goût lors de certains passages, de même que les costumes. L'ingéniosité des moyens de défense de la muraille est remarquable et donne lieu à de belles scènes de bravoure. Je regrette que la bataille finale soit trop peu développée, presque bâclée. Pourtant, on se laisse volontiers emporter par la virtuosité des scènes d'action spectaculaires.

6,5/10