samedi 29 avril 2017

Mort sur le Nil d'Agatha Christie

Ceux qui me lisent s'en sont sans doute déjà aperçu, je ne suis pas une grande fan de romans policiers. Il y a une notable exception sans doute issue des deux séries britanniques : Agatha Christie. J'en ai lu deux ou trois et j'ai sans doute vu tous les épisodes des séries précitées. En revoyant le film avec Peter Ustinov récemment, je me suis souvenu que je n'avais toujours pas lu Mort sur le Nil. Voilà qui est fait.
Un soir dans un restaurant londonien, la table d'Hercule Poirot jouxte celle d'un jeune couple apparemment très épris, Jackie de Bellefort et Simon Doyle. Quelques semaines plus tard, à l'occasion d'une croisière sur le Nil, le grand détective a la surprise de retrouver Simon Doyle marié à la très riche et très belle Linnet Ridgeway, meilleure amie de Jackie. S'apercevant que celle-ci s'ingénie à croiser le chemin du jeune couple, Hercule Poirot sent la tragédie venir à grands pas et il a peur...

J'ai l'habitude de dire un mot de l'auteur. J'essaie en général de ne pas faire trop long mais Christie a eu une vie si riche qu'il est difficile de choisir quoi passer sous silence. Ceux que cette lecture barbe d'avance peuvent se contenter du premier paragraphe et sauter le reste jusqu'à la critique. 
Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller (1890 - 1976), surnommée la « Reine du crime » est considérée comme l'auteur le plus lu chez les Anglo-Saxons après Shakespeare. Elle a écrit plusieurs romans sous le pseudonyme de Mary Westmacott. C'est aussi l'auteur le plus traduit dans le monde. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre. Ses romans et nouvelles ont été maintes fois adaptés au cinéma ou à la télévision.

Agatha Christie écrit très tôt des poèmes, des contes et des nouvelles mais ses premiers écrits ne trouvent pas d'éditeur. Elle rencontre Archibald Christie, aviateur du Royal Flying Corps en 1912. Elle l'épouse en 1914 et donne naissance à sa fille unique, Rosalind, en 1919. Durant la Grande guerre, elle s'engage dans un détachement de Secours Volontaire comme infirmière bénévole de la Croix-Rouge, puis comme assistante-chimiste dans un hôpital militaire et obtient son diplôme de pharmacienne en avril 1917. Pendant son temps libre, elle écrit son premier roman policier, La Mystérieuse Affaire de Styles, à la suite d'un pari avec sa sœur.
En 1920, elle trouve enfin un éditeur, Bodley Head, qui accepte de publier La Mystérieuse Affaire de Styles mais lui fait signer un contrat abusif. Elle prend un agent, Edmunk Cork, qui le restera pendant toute sa carrière littéraire et la fera publier chez l'éditeur William Collins, Sons. Elle obtient d'abord un succès d'estime mais c'est en 1926, avec la publication de son septième roman, Le Meurtre de Roger Ackroyd, qu'Agatha Christie devient une des figures majeures du roman policier. En 1926, la mort de sa mère coïncide alors avec la déliquescence de son couple : son mari, infidèle, lui annonce son intention de divorcer. Le 3 décembre 1926, Agatha Christie disparaît. Le lendemain, la police retrouve sa voiture abandonnée près de l'étang de Silent Pool. Elle est retrouvée douze jours plus tard dans le Swan Hydropathic Hotel, à Harrogate, où elle s'était inscrite sous le nom de Teresa Neele, du nom de la maîtresse de son mari. Elle ne s'expliquera jamais sur cette disparition rocambolesque. Le divorce est prononcé en 1928.
En 1930, lors de sa seconde croisière au Moyen-Orient, Agatha Chrisitie rencontre l'archéologue Sir Max Mallowan. Elle l'épouse discrètement à la fin de l'année, se méfiant de la presse qui ne manquerait pas d'évoquer le mariage entre une anglicane divorcée et un catholique qui a décidé de se convertir à l'anglicanisme de quinze ans son cadet. Par la suite, elle accompagne son mari dans toutes ses campagnes de fouilles archéologiques. Se découvrant alors une véritable passion pour l'archéologie, Agatha Christie participe activement aux campagnes de fouilles et est considérée comme à l'origine de l'atmosphère de sérénité et de convivialité propre aux campagnes des Mallowan. Pendant les années 30, elle n'écrit pas moins de dix-sept romans et sept recueils de nouvelles, signant quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre : Le Crime de l'Orient-Express (1934), A.B.C. contre Poirot (1935), Mort sur le Nil (1937), Dix petits nègres (1939). La romancière crée aussi de nouveaux personnages : Miss Marple dans L'Affaire Protheroe (1930), Harley Quinn dans Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Ariadne Oliver dans L'Officier en retraite (1932) et Parker Pyne dans Mr Parker Pyne (1934). Elle participe à la création en 1930 du Detection Club, association rassemblant tous les plus grands auteurs britanniques de romans policiers.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, son mari s'engage dans la défense civile. Agatha Christie met ses compétences pharmaceutiques à disposition de l'hôpital de Torquay. En 1941, Max est admis au Ministère de l'Air, sa connaissance de la langue arabe lui permet d'être envoyé au Caire comme Commandant. Christie travaille comme préparatrice dans la pharmacie du University College Hospital. La fin de la guerre marque aussi la fin des ennuis financiers pour Christie : elle reçoit enfin les gains de ses droits d'auteurs aux États-Unis, bloqués au début de la guerre par le fisc américain.
Avant le conflit, ses romans mettaient essentiellement Hercule Poirot en scène, après 1939, elle ressort des enquêteurs qu'elle avait délaissés comme les Beresford, le Superintendant Battle ou encore Miss Marple. Elle adapte plusieurs de ses romans en pièces de théâtre : Dix petits nègres (1943), Mort sur le Nil (1944) et Rendez-vous avec la mort (1945). Durant la Seconde Guerre mondiale, Agatha Christie écrit deux œuvres fondamentales : Hercule Poirot quitte la scène et La Dernière Énigme, mettant en scène la fin de ses deux grands détectives Hercule Poirot et Miss Marple afin d'assurer des revenus à sa famille et pour éviter que d'autres écrivains créent une suite à ses personnages. Le roman du détective belge est publié en 1975, un an avant le décès de sa créatrice, et celui de la vieille anglaise en 1976, à titre posthume. Fin 1947, Max est nommé responsable de la chaire d'archéologie sur l'Asie Mineure à l'Université de Londres et doit diriger une nouvelle expédition.
En 1952, sa pièce de théâtre La Souricière est présentée à Londres et rencontre un succès grandissant. Sa pièce Témoin à charge rencontre elle aussi un succès mondial. En 1957 sort Témoin à charge de Billy Wilder, qui sera nommé six fois aux Oscars. Sa troisième pièce à rencontrer le succès est La Toile d'araignée. À partir de 1954, elle écrit à peu près un livre par an pour respecter le slogan de son éditeur : « A Christie for Christmas ». En 1955, elle fonde l’Agatha Christie Limited, société propriétaire de ses droits d'auteur détenue aujourd'hui encore à 36 % par sa famille. En 1974, elle assiste à l'avant-première du film Le Crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet en présence de la Reine du Royaume-Uni Élisabeth II. Elle est contente de l'adaptation, excepté pour la moustache de Poirot, trop banale.
En 1956, Agatha Christie est élevée au rang de Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, et en 1971, elle reçoit la distinction de Dame commandeur de l'ordre de l'Empire britannique des mains de la reine Élisabeth II, devenant Dame Agatha Christie.


Mort sur le Nil, c'est d'abord une tragique histoire d'amour, qui occupe une bonne partie du roman. D'ailleurs le meurtre n'a lieu qu'à la moitié du roman, la première partie mettant en place le destin tragique de ses protagonistes. Destin que Poirot tentera en vain d'arrêter. Dans cet opus, il est d'une grande bienveillance et éprouve, à l'image de l'auteur semble-t-il, de la tendresse pour certains personnages, souvent comparés à des enfants. Ainsi, l'ardente Jackie, même quand elle est insupportable, est regardée avec une certaine indulgence, de même la lunatique Rosalie Otterbourne, Tim Allerton, ou Cornelia Robson qui n'est pas si passive qu'elle le paraît. Linnett Ridgeway Doyle attire moins la sympathie, malgré la fascination qu'elle exerce sur la plupart de ses congénères. Mrs. Otterbourne, l'auteur de fantaisies érotiques en mal de succès, et Miss Van Schuyler, la capricieuse vieille chouette, personnages assez caricaturaux, amènent une touche d'humour bienvenue dans l'atmosphère lourde de cette croisière égyptienne. L'ensemble du roman est placé sous le signe d'une douce tragédie. Même les coups de feu sont feutrés et pourtant tant de personnages sont douloureusement éprouvés.
Poirot parvient à résoudre l'énigme pourtant complexe d'une main de maître, notant chaque détail, faisant preuve d'une remarquable mémoire et d'un réel sens de la psychologie. Ses petits travers sont délicieux. Bien sûr, je connaissais déjà le coupable mais le plaisir de lire comment le détective réussit à démêler l'écheveau des fausses pistes reste passionnant. 
J'ai autant aimé la longue exposition des personnages en brèves scénettes que l'enquête en elle-même, la première posant les jalons de la seconde. Je regrette juste que l'auteur soit si démonstrative parfois : elle appuie lourdement sur le drame à venir et par là dévoile certaines de ses cartes un peu tôt. Le style des années 30 sans doute. Je ne lui en tiens pas rigueur parce que ce désormais classique de la littérature policière a tout d'un délicieux bonbon, légèrement régressif, tellement savoureux.

9/10 

A noter que, sans doute pour des raisons de longueur et de modernisation, et malgré leurs qualités, aucune des deux adaptations -avec Ustinov et avec Suchet- n'est complètement fidèle à l'œuvre originelle.

jeudi 27 avril 2017

Jour J

Lors d'une fête, Mathias a trompé Alexia avec Juliette, une wedding planer. Quand Alexia découvre la carte de visite de Juliette dans la poche de Mathias, elle comprend tout de suite : il veut donc l'épouser ! Mathias se retrouve entre sa "femme" et de sa "maîtresse", contraint d'organiser son mariage.  
Je ne m'attendais pas à grand chose donc je ne pouvais qu'être agréablement surprise. En relisant ma critique de Paris à tout prix, je me suis aperçue qu'elle correspondait à peu de chose près à Jour J. Reem Kherici a le sens de la formule, de la punchline qui tue et qui fait rire. Elle amène son énergie débordante à son personnage. Nicolas Duvauchelle est d'une incroyable lâcheté (sa tête quand Alexia croit qu'il la demande en mariage est à mourir de rire), Julia Piaton coincée à souhait, ultra chiante, Chantal Lauby ultra chiante aussi mais dans l'irresponsabilité. François-Xavier Demaison illustre à merveille ces gens qui balancent des expressions à la mode ridicules et les théories fumeuses qui vont avec. Si les personnages secondaires sont volontiers caricaturaux, ils amènent une dose d'humour supplémentaire. J'ai beaucoup ri devant ces situations dingues -et donc pas toujours hyper crédibles- et ces réparties acerbes. Mine de rien, la critique de la société actuelle, discrète, ne manque pas de piquant(s). Classique et originale à la fois, cette romcom vacharde pétille malgré un scénario qui patine un peu et un dénouement très rapide dans des décors sublimes. Non, Kherici n'évite pas les poncifs du genre, ni certains gags déjà-vus, toutefois, l'ensemble a quelque chose de réjouissant
 
8/10

mercredi 26 avril 2017

Ça m'énerve de Marie-Ange Guillaume

Je suis tombée dessus en tête de gondole dans ma librairie. Je l'avais noté dans un coin de ma tête après avoir lu deux critiques positives dans deux magazines.
Par pur esprit de vengeance, ce livre traite des nuisances. Pas les nuisances graves. Non, juste les irritations, les gâchis d’humeur, les casse-couilles en tout genre, les hotlines, les paperasses et les télécommandes, le garçon de café qui met trois plombes à noter votre présence, la housse de couette récalcitrante, la langue de bois... Bref, tout ce qui arrive à vous zigouiller une journée qui commençait si bien.

Marie-Ange Guillaume a été secrétaire de rédaction du journal Pilote de 1972 à 1976. Elle est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels un sur les hommes, Ils s’en allaient faire des enfants ailleurs (Fixot, 1994, Panama, 2006), un sur les chiens, J’attends un chien (Albin Michel, 1996), et quelques biographies : Desproges, portrait (Le Seuil, 2000), Goscinny (Actes Sud, 1997), William Sheller (Seghers, 1999). Elle écrit également pour la jeunesse : Sacré Raoul (Seuil Jeunesse, 2002) et Flash Dingos (Bayard Jeunesse, 2004), notamment. Elle a été aussi dialoguiste pour le dessin animé Agrippine, d'après Claire Brétécher (Canal+) et a tenu une rubrique « humeur » dans Cosmopolitan.

Il n'y a pas autant de choses à dire à propos de cet ouvrage que je le souhaiterais. Je m'attendais à une série de vignettes hilarantes sur les désagréments de la vie quotidienne, de ceux qui vous arrachent des soupirs d'exaspération et des marmonnements grincheux. Or, si certains passages sont vraiment drôles, et un ou deux tout à fait désopilants, ils sont trop rares. L'auteur ne manque pas d'humour ni d'autodérision sans parvenir à transformer l'essai. Je ne sais pas pourquoi la mayonnaise ne prend pas. Peut-être parce que ça ne défoule pas assez. J'aurais dû me marrer du début à la fin mais le plus souvent, je n'ai que souri. Je me suis retrouvée dans la plupart des pastilles (les magazines, les émissions de téléréalité, le politiquement correct, les copains en week-end...). Rien de désagréable donc dans cette lecture sympathique mais sans grand intérêt. Une lecture distrayante pour un voyage en train ou une salle d'attente en somme.

6/10

mardi 25 avril 2017

Cessez-le-feu

1923. Georges, héros de 14 fuyant son passé, revient en France après une vie nomade et aventureuse en Afrique. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, invalide de guerre muré dans le silence. Peinant à retrouver une place dans cet après-guerre où la vie a continué sans lui, il rencontre Hélène, professeure de langue des signes.
Voici un film un peu étrange : il ne manque pas de charme, traite d'un sujet intéressant mais s'avère complètement décousu. Le charme, c'est Romain Duris, à la fois sauvage et blessé en traumatisé de guerre. Il est accompagné par Céline Salette et son regard aiguisé, Maryvonne Schiltz, formidable en mère inquiète et Grégory Gadebois, véritable colosse imposant sa présence physique et sa fragilité, émouvant. Tout le casting est d'une grande justesse. La première scène, éprouvante de réalisme, vous place immédiatement dans le sujet : ceux qui ne sont pas revenus de la 1ère Guerre Mondiale et ceux qui sont revenus, mais dans quel état ? Visuellement, Courcol oppose les tourments intérieurs de ses personnages aux paisibles paysages bretons baignés de soleil dans une reconstitution soignée mais pas clinquante des années folles. Dans sa réalisation, j'ai parfois décelé un petit côté saga de l'été adaptée d'un roman. Pourtant, si le film est littéraire, c'est une œuvre originale. On sent qu'il s'agit d'un premier film car beaucoup de choses sont évoquées : le difficile retour, l'Afrique, le trafic d'art natif, les traitements médicaux ou plutôt leur absence, le deuil parfois tardif, la culpabilité, l'amour, la fraternité... Le film veut aborder tellement de thèmes que certaines pistes sont esquissées puis oubliées. Le passage africain, traité trop longuement et répétitif, coupe le film et crée un creux dans le rythme. La fin m'a beaucoup émue, comme d'autres scènes. Ce film a aussi le mérite de traiter intelligemment et finement de son sujet en comptant sur l'intelligence du spectateur.
 
7/10

lundi 24 avril 2017

Life - origine inconnue

Même topo pour ce film vu le 19 avril. 
À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars.
Très prenant et même angoissant, le film bénéficie d’effets spéciaux discrets et efficaces. La créature, superbe, passe de toute mignonne, presque attendrissante, à carrément flippante. Le jeu des acteurs est à l’image du scénario : sobres intelligent, presque sec. La musique colle au plus près de l’action. Dommage que le film ne compte pas un quart d’heure supplémentaire pour mieux installer les personnages qui s’avèrent esquissés dans les grandes lignes mais peu détaillés. Il y a de grandes scènes d’action très tendues et des moments plus calmes qui auraient eu plus de force si les personnages avaient eu plus d’épaisseur. Les références à Alien sont nombreuses et visibles, y compris pour les non spécialistes de la saga, elles donnent un côté déjà-vu au scénario. La pirouette finale, bien pensée, cohérente et plausible, surprend.
8,5/10

Sous le même toit

Suite à une panne, je n'ai pas pu publier pendant plusieurs jours, ce film a été vu mercredi dernier. 
Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée.
Cette comédie n’est ni totalement réussie ni totalement ratée. Souvent drôle, elle véhicule un humour parfois lourd. Le self-cul, c’était obligé ? Gratuit et donc lourdingue même si cela illustre le caractère très adolescent d’Yvan à qui personne n’a dit qu’il était adulte depuis 20 ans et qu’il est temps de grandir. Il est attachiant au possible. Gilles Lellouche nous refait le coup du gros lourdaud, il le fait bien mais il a eu de meilleurs rôles. Louise Bourgouin use plus de son sex-appeal que que de son talent, sa palette d’expressions s’avérant limitée. Les gamins s’en sortent bien, Payet aussi. Le problème, c’est que le scénario tourne en rond, les personnages ne progressent pas et la situation finale, un peu floue, diffère à peine du début. Des sujets plus graves sont esquissés, jamais approfondis, ils ne servent qu’à faire rebondir une intrigue faiblarde. Des pistes sont entrevues mais pas exploitées. Jamais aussi vachard que Papa ou maman, le film a un certain charme. On ressort de la séance détendu mais aussi un peu déçu.

5/10