lundi 7 août 2017

Chouquette

Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison. Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités. Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane…
Chouquette est un film sans conséquence. Sa meilleure qualité : les fabuleux paysages bretons filmés avec amour et sur un B.O extra. Franchement, de ce point de vue, le film est superbe. Pour le reste, il s'agit de marier des solitudes plus ou moins visibles entre trois femmes mûres et un petit garçon. Sabine Azéma joue un personnage revêche qui cache son mal-être sur une île habitée par son majordome et son adorable otarie. Michelle Laroque campe l'"autre" femme, en apparence superficielle mais souffrant de ses relations conflictuelles avec sa mère, Michèle Moretti, exquise. Quant au petit Lucas, Antonin Brunelle-Rémy est très mignon et bénéficie de nombre de bonnes répliques. Sans être hilarant, le scénario fait souvent sourire. Quelques vagues péripéties un brin loufoques émaillent ce film qui ne décolle jamais vraiment mais aurait pu complètement enchanter par sa poésie fantasque et tendre si un véritable ton avait été trouvé. Le résultat, plaisant, s'avère fade et flottant.

5/10

La planète des singes - Suprématie

César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.
J'avais adoré le premier, le second m'avait laissé une impression beaucoup plus mitigée. Ce dernier opus -même si certains noms donnés aux personnages laissent entrevoir une nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle- se situe entre les deux. On élimine la 3D superflue et l'aspect vraiment trop explicatif mais sans parvenir à atteindre la réussite d'Origines. L'histoire est entièrement racontée du point de vue des singes, ce qui donne une idée du résultat final (je ne vous apprends rien, nous nous trouvons toujours avant le roman ou l'adaptation de Burton). Les effets spéciaux, excellents, dotent ces derniers de visages expressifs, notamment César et Maurice. Andy Serkis et les autres interprètes font un boulot incroyable. Je regrette le choix d'un film assez manichéen : les humains n'ont qu'un rôle négatif alors que la nuance existe du côté des singes. D'ailleurs Woody Harrelson a l'air de se demander ce qu'il fait là même si sa prestation est correcte. Malgré quelques incohérences, l'émotion apparaît parfois entre deux scènes d'action spectaculaire. A noter une bataille finale un rien expéditive. Les parallèles avec les questionnement de notre époque sont nombreux. Au final, et malgré quelques incursions humoristiques surtout dues à un nouveau personnage attachant, ce dernier volet s'avère triste, mélancolique, quasi nihiliste. Outre le fait que je sois sortie de la séance avec le moral dans les chaussettes, je trouve qu'il manque quelque chose à ce film pour se targuer d'être une réussite aussi totale que celle pointée par les critiques presse. Un scénario soigné et construit peut-être. Cela dit le divertissement y est.
 
6/10