vendredi 18 août 2017

Bigfoot junior

Adam, adolescent solitaire, décide de partir à la recherche de son père, disparu depuis des années dans des circonstances plus que mystérieuses. Son enquête le mène rapidement à la rencontre d’une créature tout aussi magique que légendaire : Le Bigfoot !
 Au vu de la pauvreté des sorties dans mon cinéma cette semaine et parce que la bande annonce m'avait vaguement amusée, je me suis décidée pour Bigfoot junior. A peine vu, déjà oublié en fait. Un énième dessin animé sur la tolérance, l'acceptation de la différence et les liens familiaux. Si la banalité de son sujet et de son traitement peut agacer, il faut reconnaître une animation travaillée plutôt réussie et des personnages secondaires énergiques. Je crois que ce qui m'a le plus gênée, c'est l'apathie du Bigfoot face à l'adversité, une forme de courage en soi, c'est vrai mais c'est quand même chiant dans un dessin animé. Il faut aussi reconnaître que l'intrigue est bien pauvre et bien dotée en incohérences malgré un rythme entraînant. Et puis le méchant aurait pu être celui d'un épisode de Totally spies. Directeur milliardaire d'une usine de moumoutes ? Sérieux ? Soit il fallait assumer un côté déjanté un rien n'importe quoi comme dans la parodie précédemment citée, soit il fallait faire les choses vraiment sérieusement. Tout le monde ne peut pas faire Princesse Mononoké me direz-vous. Bigfoot junior reste un petit film sympa, résolument destiné aux enfants qui ont eu l'air d'apprécier dans la salle. 

5/10

Atomic blonde

L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté. Envoyée seule à Berlin dans le but de récupérer une liste de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, chef de la station locale, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Voilà le mélange détonnant entre Code uncle et Sin city. Explosif, nerveux, parfois un peu brouillon à cause d'un scénario pas complètement abouti et déjà-vu, mais toujours jouissif, le film alterne violence crue sous forme de scènes d'action hyper bien fichues et couillues, et pure provoc' fun sur fond de tubes américains et allemands des 80's, le tout dans un Berlin survolté. On note un très beau plan séquence de combat dans une cage d'escaliers (Raid es-tu là ?), ainsi qu'un gros travail sur les lumières et les filtres. Charlize Theron est à fond, convaincante en agent badass à souhait. James McAvoy déploie un charme vénéneux, insolent et déjanté. Sofia Boutella amène un french touch sympathique mais un peu creuse. Bill Skarsgard (frère du très sexy Alexander et lui même pas laid à regarder -pas du tout), lui, apporte un je-ne-sais-quoi de cool et de doux tout à fait appréciable dans cet environnement en permanence au bord de la rupture. Évidemment les méchants sont increvables mais notre copine Lorraine, elle, morfle, d'où la première scène, surprenante. Grâce à un twist final bien vu, je n'ai pas deviné la fin même si elle n'était pas imprévisible. 

8,5/10

La tour sombre

Le dernier Pistolero, Roland De Gilead, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O’Dim, alias l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers : le destin de tous les mondes est en jeu.
Assez fan de Stephen King, quoique plus spécifiquement de ses nouvelles que des romans, je reconnais ne pas avoir lu le cycle de La tour sombre même si j'en connais un peu l'univers. Ce n'est pas une bonne raison pour ne pas aller voir le film qui en est tiré, n'est-ce pas ? Si l'univers global et le style décomplexé de King sont respectés, ce n'est pas le cas de la trame, simplifiée à l'extrême pour rentrer dans un seul film, ce qui fait perdre au récit certaines subtilités, la quasi totalité des explications et nombre de détails. L'univers, très riche, aurait mérité de plus amples développements. Pourquoi avoir choisi une adaptation en 1h30 ? Surtout quand une série aurait bien mieux convenu. L'obsession et l'étrangeté, qui comptent parmi les thèmes chers à l'auteur, ne sont pas assez appuyées. Contrairement à son titre, ce film n'est sans doute pas assez sombre pour s'approcher au plus près de l'œuvre de King. Cela dit, les univers visuels présents, très différents, sont soutenus par des effets spéciaux de qualité. Idris Elba et Matthew McConaughey se font face avec talent. Tom Taylor, leur pendant de quasi normalité, s'avère attachant. Il faudrait quand même m'expliquer comment le vilain, très vilain et surtout très invincible, finit ainsi en deux temps trois mouvements. Adaptation sans doute ratée, le film remplit néanmoins son office de divertissement sans temps mort. Il semble qu'une suite ait été annoncée, pas sûr qu'elle soit maintenue même si elle pourrait se révéler intéressante.

7/10